IX

L'aube blanchit, les coqs chantent,

laisse, mon âme, laisse-moi partir.--

Ce n'est point l'aube, mais c'est la lune,

repose encore, mon agneau, près de moi.--

Les vaches meuglent autour de la maison,

laisse, mon âme, laisse-moi partir.--

Ce n'est point les vaches (qu'on entend), mais l'appel à la prière,

repose encore, mon agneau, près de moi.--

Les Turcs appellent à la mosquée,

laisse, mon âme, laisse-moi partir.--

Ce ne sont point les Turcs, mais les loups,

repose encore, mon agneau, près de moi.--

Les enfants crient devant la maison,

laisse, mon âme, laisse-moi partir.--

Il n'y a point d'enfants devant la maison,

repose encore, mon agneau, près de moi.

Ma mère m'appelle sur la porte,

laisse, mon âme, laisse-moi partir.--

Ta mère n'est point sur la porte,

repose encore, mon agneau, près de moi.

X

J'ai planté des roses dans Noviçad.

O petite rose, ô (cause de) mon chagrin,

je ne te cueille point, je ne te donne point à mon amant,

car mon amant s'est fâché contre moi,

il passe à côté de ma maison,

comme un esclave auprès d'un _tombeau turc_[1].

[Note 1: C'est-à-dire d'un air de mépris.]

Poésies populaires Serbes Traduites sur les originaux avec une introduction et des notes · 第 118 / 205 题