I. [Note 3: _Le tzar défunt_, c'est Douchan le Fort (_Silni_).]

I. [Note 4: Le texte porte: _Starostavné Knigué_ livres anciennement

composés, mais d'après une leçon que propose l'éditeur (_Dictionnaire

serbe_, p. 713), je lis Tzarostavné, (lettres) impériales, ce qui offre

un sens plus convenable.]

I. [Note 5: _Za iounatchko se pitayou zdravlié_, littéralement, ils

s'enquièrent (l'un à l'autre) de leur santé de braves, expression qui

revient constamment.]

I. [Note 6: _Chetcher vyou, a rakiou piyou_ Aujourd'hui encore c'est

l'étiquette parmi les Serbes, d'offrir à tout visiteur la confiture et

l'eau-de-vie de prune (_chlivovitza_), ou le café, avec le tchibouk.]

II. [Note 7: Les Vilas sont des êtres surnaturels, à l'existence desquels

le peuple croit encore aujourd'hui, mais sans se faire d'elles une idée

bien exacte. Au physique cependant on se les représente sous la forme de

jeunes filles vêtues de robes blanches, aux longs cheveux flottant sur les

épaules, et qui habitent au bord des eaux dans les lieux les plus reculés

des forêts et des montagnes. Leur principal attribut paraît être la

connaissance des simples, et par là de l'art médical. Elles figurent

aussi bien, quoique plus rarement dans les contes (non versifiés), que

dans les chants, et paraissent certainement être un reste de la mythologie

slave païenne.]

II. [Note 8: Le nom serbe de cette masse d'armes, garnie de noeuds, est

_bouzdovan_, du turc _bouzdyghan_.]

II. [Note 9: _Zadoujbina_ (de _doucha_, âme), désigne une fondation

religieuse faite, une construction quelconque élevée, une oeuvre pie

accomplie en vue du salut éternel. Les souverains serbes, dépassant

ce qui avait lieu en Occident, ont construit dans ce but une multitude

d'églises et de monastères, dont plusieurs subsistent encore. La

fondation de _Ravanitza_ par Lazare est, entre autres, le sujet d'un chant

(t. II, n° 35) Ses restes qui y avaient été d'abord déposés en ont

été enlevés depuis et transportés au couvent de Krouchedol en Sirmie.]

IV. [Note 10: Les gens de noces, conviés, _svat_. Les noces serbes se

font avec un cérémonial tout particulier, et celui qui est décrit ici ne

s'éloigne point des coutumes actuelles. Au jour fixé, le fiancé se rend

avec les personnes des deux sexes qu'il a invitées, et qui portent le

nom de _svat_, à la maison de l'épousée; il est assisté d'un _koum_ ou

parrain, d'un _stari svat_ ou ancien des invités, qui servent de témoins,

et d'un _dévèr_, ou paranymphe (il peut être marié, c'est pourquoi

je ne dis pas garçon de noce), qui reçoit l'épousée des mains de ses

parents, et ne doit point la quitter jusqu'à l'arrivée dans la maison

conjugale. L'usage en effet interdit absolument à ses parents d'assister

au mariage, et ils ne revoient d'ordinaire leur fille que huit jours

après. Cette prohibition va plus loin: elle s'étend jusqu'aux couches,

dans lesquelles une mère ne saurait assister sa fille. Quand on demande

aux Serbes la raison d'usages aussi singuliers (pour nous, du moins),

ils n'ont d'autre réponse que celle-ci: «Ce serait une honte (d'agir

autrement).»]

IV. [Note 11: Il ne faut pas s'étonner de voir figurer ici le doge de

Venise. Cette ville (en serbe, _Mlétzi_), par suite de ses rapports

avec la Dalmatie et le Montenégro, était bien connue dans tous les pays

serbes, et le long poëme d'Ivan Tzèrnoiévitch roule sur une union entre

une ancienne famille princière du Montenégro et un doge.]

IV. [Note 12: Protégée. Je n'ai su comment rendre le mot _snaha_, qui

marque ici la relation entre la fiancée et le _dévèr_, sous la garde

duquel elle se trouve placée.]

IV. [Note 13: Aujourd'hui encore, mettre la veste _à l'envers_ est la

manière de porter le deuil parmi les paysans.]

V. [Note 14: Il y a sans doute ici confusion entre la Maratza (_Hebrus_

des anciens), sur les bords de laquelle les Serbes perdirent une première

bataille contre les Turcs en 1365, et quelque rivière qui traverse la

plaine de Koçovo. De même, lors de cette bataille, il y avait longtemps

que le roi Voukachine était mort: il avait péri en 1371, assassiné

par un valet, à la suite d'un engagement avec les Turcs. (Davidovitch,

_Istoria Serbskog naroda_, p. 77.)]

V. [Note 15: On connaît assez l'étiquette turque pour comprendre ce que

cette action avait d'outrageant.]

V. [Note 16: _Tzaré pootchimé_. _Pootchim_ signifie quelque chose comme

père d'adoption, ou de choix. C'est le nom que Marko donne ordinairement

au sultan, qui lui répond par celui de _poçinko_, de _sin_ fils. Tous ces

mots, ainsi que celui de _pomaika_ (de _maika_, mère), que l'on rencontre

aussi, et qui sont également intraduisibles, sont dérivés des noms de

parenté avec l'addition de la particule _po_. (Voir _pobratime_, aux notes

de la première partie, page 59.)]

VIII. [Note 17: Le mot _Arapin_ désigne et les Arabes, et les nègres

ou Maures. Il y a sans doute dans ces campagnes lointaines de Marko une

réminiscence historique, car on assure que Bajazet, dans la bataille où

il fut défait par Timour, en 1402, avait parmi ses troupes, vingt mille

auxiliaires serbes.]

Poésies populaires Serbes Traduites sur les originaux avec une introduction et des notes · 第 57 / 205 题