Racontant des épisodes du voyage en Bretagne d'Alphée Aynard, 1788, et
du voyage à Paris de Th.-A., 1815.
En suivant l'ordre des dates, le second voyage dont je vais parler est
celui de mon père en Bretagne, à la fin du siècle dernier.
Si, comme celui de mon grand-père, Jordan, c'était un voyage d'affaires,
ce n'était pas le moins du monde, en même temps, un voyage d'agrément.
À la suite du siège de Lyon, tous ceux qui avaient contribué à la
défense étaient recherchés, et le plus souvent mis à mort, sans autre
forme de procès.
Joseph Aynard, fabricant de draps, chef de la section de la rue Buisson,
avait fait son devoir de bon citoyen; cela suffisait pour le désigner à
la vengeance; c'est le seul motif invoqué dans les journaux de l'époque,
pour justifier sa condamnation, que j'ai lue, formulée simplement en
ces termes:
«Joseph Aynard, chef de la section de la rue Buisson, condamné à mort et
exécuté sur la place des Terreaux, le 15 décembre 1793, 60 ans.»
Après sa mort, ses magasins et sa maison de campagne, la Bastero, à
Sainte-Foy, avaient été saccagés et pillés. C'est à cette époque que
furent volés les plats célèbres de Bernard de Palissy, qu'il avait
rapportés de Paris, où ils les avait achetés lors de la vente mobilière
du duc de Richelieu en 1788.
Ces objets, qui figurent aujourd'hui avec honneur dans nos musées, ont
été rachetés de M. de Migieu, à Dijon, il y a 80 ans, sans que l'on sût
alors quelle était leur origine (Rapport de Martin-d'Aussigny, 15
octobre 1859).
D'après les recherches de M. Amédée d'Avaize, le nom de la propriété la
Bastero vient de Bernadin Bastero, turinois, naturalisé français en
1657.
Pour échapper aux poursuites dirigées contre les survivants de l'armée
du général de Précy, deux des fils Aynard, Aubin et François, se
sauvèrent à Paris, où ils furent arrêtés et mis en prison aux
Bénédictins anglais, dans la rue Saint-Jacques (alors rue de
l'Observatoire).
Ce fait résulte non seulement des récits que j'ai entendus dans ma
jeunesse, mais il est constaté par Mme de Béarn, née Pauline de
Tourzelle, dans son livre publié en 1833, sous le titre de _Souvenirs de
40 ans_.
Elle se trouvait dans la même prison avec sa mère, dame d'honneur de
Mme la Dauphine. Elle raconte que de jeunes Lyonnais, MM. Aynard,
avaient trouvé le moyen d'apporter une distraction à la tristesse des
jeunes prisonnières en établissant une escarpolette.
Leur soeur, Mme Adélaïde Soret, avait aussi son mari dans cette
prison. Agée de 23 ans seulement, mais avec une énergie égale à sa
beauté, elle était partie courageusement toute seule pour Paris et avait
fini par les découvrir. Dans ces visites, elle s'était liée avec Mlle
de Tourzelle, et leurs relations se sont continuées fort longtemps, car
elles avaient commencé dans des circonstances qui ne s'oublient jamais.
Enfin, le 9 thermidor mit fin à leur captivité, et la maison de Joseph
Aynard, de Lyon, reprit ses opérations sous la direction de trois de ses
fils, Claude, François et Alphée.
Le quatrième, Aubin, d'un caractère ardent et aventureux, s'était
embarqué avec le capitaine Surcouf pour faire la guerre aux Anglais. De
là il est allé dans l'Amerique du Sud, où il s'est marié; il n'a plus
donné de ses nouvelles depuis 1827.
Avant la Terreur, la maison Aynard avait fait des affaires importantes
avec la Bretagne, il lui était dû des sommes assez fortes; on était à
l'époque des guerres de Vendée; la correspondance et les envois d'argent
étaient sinon impossibles, au moins très difficiles.
Il fut décidé qu'Alphée, le plus jeune des trois, ferait le voyage pour
retirer ce qu'il pourrait de ces créances.
Mon père avait une grande activité, beaucoup de courage, une bonne
santé, il accepta donc avec empressement cette périlleuse mission.
Il a dû faire ce voyage en 1798. Je n'ai jamais su l'époque bien
précise; il en parlait souvent, mais jamais il n'en fixait la date; il
devait avoir vingt ans à l'époque de son départ.
Ce voyage dura près d'un an et ne fut pas sans danger; car il se faisait
dans un pays complètement bouleversé par la guerre; la Bretagne et la
Vendée ayant résisté pendant plusieurs années à la tyrannie
révolutionnaire.
Il n'y avait aucun autre moyen de transport que la poste, il partit donc
dans un cabriolet jaune à deux roues, que l'on appelait encore une
chaise.
À cette époque, le gouvernement de la République ajoutant le vol à la
cruauté, voulait accaparer toute la monnaie; il avait ordonné sous peine
de mort, de porter dans les caisses publiques toutes les valeurs d'or et
d'argent; en échange, il donnait des assignats en papier qui furent
bientôt déprécies et causèrent un désastre presque général dans toutes
les fortunes, en donnant à des gens peu délicats le moyen de payer leurs
dettes avec des valeurs fictives.
Alphée Aynard parcourut toutes les villes grandes et petites de la
Bretagne, de la Vendée, de l'Anjou et de la Touraine et n'eut qu'à se
louer de la loyauté des habitants, des Bretons surtout, qui tous, au
péril de leur vie, avaient conservé de l'argent monnoyé pour payer leurs
dettes; il put rapporter à peu près tout ce qui était dû à sa famille.
La seule aventure que je connaisse de ce voyage, mérite d'être
racontée.
Au moment de son départ de Nantes pour revenir à Paris, on prévient mon
père qu'une dame veut lui parler; il se rend aussitôt à l'adresse
indiquée, chez Mme de Bec de Lièvre, appartenant à la première
noblesse du pays.
On s'informe s'il est bien M. Aynard de Lyon, qui doit partir
prochainement pour Paris. Sur son affirmation, Mme de Bec de Lièvre
lui demande pardon de l'avoir dérangé, en ajoutant que ce n'était pas à
un jeune homme de vingt ans qu'elle pouvait s'adresser pour le service
dont elle avait besoin.
Mon père insiste pour connaître ce mystère; enfin, il apprend qu'il
s'agit de conduire à Paris, pour une cause que j'ignore, Mlle de Bec
de Lièvre, jeune fille de dix-sept à dix-huit ans.
Il ne pouvait pas refuser une pareille mission.
Il avait une bonne voiture, beaucoup de bonne volonté et, ce qui ne gâte
jamais rien, un extérieur et des manières agréables; les occasions
étaient rares, en temps de révolution surtout, la nécessité passe avant
les convenances; de plus, mon père était Lyonnais; par conséquent,
royaliste fervent aux yeux de la noblesse de Vendée.
Bref, après beaucoup d'exclamations de la part de la mère et force
protestations rassurantes du côté de mon père, sans faire elle-même
d'objections, Mlle de Bec de Lièvre monta dans la chaise de poste
avec une femme de chambre.
Je ne connais pas les détails de ce voyage qui dura cinq ou six jours.
Mon père conduisit cette jeune fille à Paris sans aucun accident et la
remit à une de ses tantes, au faubourg Saint Germain.
Des années se passèrent, Mlle de Bec de Lièvre est devenue la femme
du maréchal de Bourmont, ministre de la guerre, sous Charles X, et chef
de l'expédition qui fit la conquête d'Alger.
Les affaires de mon père le mettaient en relations directes avec le
ministère de la guerre. Il eut l'occasion de revoir souvent Mme de
Bourmont qui avait conservé pour lui beaucoup de reconnaissance.
J'ai rencontré moi-même M. de Bourmont et ses fils à Genève, en 1834,
peu d'années après 1830, qui avait brisé leur fortune en renversant la
branche aînée des Bourbons, j'ai pu constater que le souvenir laissé par
la complaisance de mon père avait été conservé gracieusement par toute
la famille de la Maréchale.
Voilà tout ce que je sais de ce voyage de Bretagne. J'ai vu encore la
voiture élémentaire dans laquelle mon père l'avait fait, car c'est dans
cette même chaise que j'ai fait mon premier voyage de Paris (qui
justifie cette partie de mon épigraphe, _quorum pars parva fui_, puisque
j'avais alors trois ans et demi).
Les Autrichiens étaient déjà venus à Lyon en 1814; ils menaçaient de
revenir en 1815, et l'on supposait qu'ils n'y entreraient pas sans
combat.
Ma mère, qui habitait le quai du Rhône, eut peur d'être exposée
particulièrement aux dangers du siège; l'ennemi devait arriver par le
Dauphiné; elle obtint de mon père de l'accompagner à Paris où
l'appelaient ses affaires.
Nous partîmes donc tous les trois avec une femme de chambre qui me
tenait sur ses genoux, dans la même chaise de poste qui avait ramené
Mme de Bourmont de Nantes à Paris dix-sept ans auparavant.
Ce voyage est un de mes plus anciens souvenirs; nous étions au milieu de
juin 1815, cette date est très précise. Je me rappelle parfaitement le
mouvement de bascule qu'on imprimait à la voiture, lorsqu'à chaque relai
on changeait les chevaux, sans nous faire descendre.
Je me rappelle encore qu'au départ, c'était notre domestique qui nous
avait conduits en postilion, jusqu'au premier relai; il avait deux
cocardes, une blanche et une tricolore, qu'il était obligé de mettre à
son chapeau alternativement, suivant l'opinion des groupes ou des
villages que nous traversions.
Quand on criait: «À bas la cocarde tricolore!» il la fourrait dans sa
poche, et s'empressait de mettre la blanche; alors on le laissait
passer; un peu plus loin, on criait: «À bas la cocarde blanche!» il
s'empressait de faire l'échange afin de pouvoir marcher.
Ce qui prouve, qu'en politique, il y a soixante et treize ans, on
n'était pas beaucoup plus d'accord qu'aujourd'hui dans notre pauvre
France.
Depuis, en prenant des années, j'ai vu dans ma vie beaucoup de gens qui,
pour avancer, faisaient comme notre postilion de 1815. Mais pour être
juste, je dois dire aussi: de notre temps, nous avons vu beaucoup
d'honnêtes gens qui, fort disposés à crier vive le roi! ont préféré
s'arrêter, que de crier vive la ligue!
Pendant que nous étions en route, de Lyon à Paris, la guerre fut
terminée par la bataille de Waterloo, le 18 juin.
Aussi les Autrichiens entrèrent à Lyon sans coup férir. L'occupation
dura plus de deux mois, et coûta 3 millions au moins, tant à la ville
qu'aux particuliers.
Un général autrichien avait pris ses quartiers à la Croix-Rousse, alors
commune distincte de Lyon; le Maire était mon oncle Chevallier, le père
du paysagiste de ce nom; il avait épousé la plus jeune des soeurs de mon
père, Victoire Aynard.
Afin d'adoucir autant que possible ce que l'occupation étrangère
pourrait avoir de trop dur pour les habitants, M. Chevallier se rendit
auprès du général pour parlementer. Le général vit tout de suite qu'il
avait affaire à un ancien militaire; il lui demanda quelles étaient ses
campagnes et dans quelle arme il avait servi.
Le Maire de la Croix-Rousse était un ancien capitaine au 6e régiment
de cuirassiers; il cita les différentes batailles où il s'était trouvé
et les pays d'Autriche qu'il avait traversés.
Le général lui dit alors qu'il avait peut-être habité son château, dont
il lui rappela le nom. Mon oncle, en effet, put lui parler de sa famille
et des bons souvenirs qu'il en avait conservés.
Après lui avoir demandé son nom, et pris quelques renseignements, il le
fit revenir et lui dit: «Capitaine Chevallier, vous vous êtes très bien
conduit chez moi quand vous étiez vainqueur, nous nous conduirons très
bien chez vous aujourd'hui que les rôles sont changés. Je vous en donne
ma parole de soldat.
«Ayez soin que mes hommes ne manquent pas du nécessaire et les habitants
n'auront pas à s'en plaindre.»
La promesse fut tenue, et les Croix-Roussiens profitèrent ainsi, sans le
savoir, de la bonne conduite de leur Maire dans un temps où la fortune
nous était meilleure.
Cette histoire est authentique; on trouvera peut-être que c'est une
digression hors de propos; pour excuse, je peux dire que l'ayant
rencontrée sur ma route, je m'y suis arrêté, profitant de ce que nous
voyageons autrement qu'en chemin de fer; et pensant qu'il est toujours
bon de conserver le souvenir de ce qui est bien.
Au moment où ces choses allaient se passer à la Croix-Rousse, nous
arrivions à Paris après un voyage de cinq ou six jours; car bien que
nous marchions aussi vite que les chevaux pouvaient nous emporter sur
une mauvaise route, nous nous arrêtions toutes les nuits pour coucher
dans les auberges, car notre chaise à deux roues ne ressemblait pas le
moins du monde à un sleeping-car.
Paris ne ressemblait pas non plus à ce qu'il est aujourd'hui; la ligne
du boulevard de la Magdeleine à la Bastille existait déjà depuis
longtemps, mais elle n'avait pas du tout le même aspect; les premières
constructions avaient été faites sur l'emplacement des anciens remparts
ou boulevards fortifiés de l'enceinte de Louis XIV, c'est de là que
vient leur nom. Les terres-pleins des bastions n'avaient pas été
nivelés, et beaucoup de vieux arbres existaient encore; il en résultait
une grande variété dans les perspectives.
Un grand nombre de maisons avaient des jardins avec grilles sur la voie
publique; d'autres jardins étaient en terrasses à la hauteur du premier
étage. À leur rencontre avec le boulevard, beaucoup de rues se
terminaient par des pavillons arrondis d'une belle architecture; enfin
chaque maison avait son cachet particulier, et pour se reconnaître on
n'était pas obligé de se rappeler un numéro.
Même dans l'intérieur de Paris on trouvait de nombreux jardins ailleurs
qu'au faubourg Saint-Germain, qui seul encore en conserve quelques-uns.
Nous n'étions pas logés à l'hôtel, mon oncle François avait pu nous
recevoir chez lui.
Depuis sa sortie de prison, sa position avait bien changé; la maison
Aynard qu'il représentait à Paris avait fait de belles affaires. Tandis
que le commerce lyonnais souffrait beaucoup du blocus continental, la
fabrication des fusils à Saint-Etienne et celle des draps de troupes à
Lyon et ailleurs étaient sous le premier empire les seules industries
prospères. L'empereur avait exigé la construction des deux grandes
fabriques de Montluel et d'Ambérieux qui occupaient chacune plusieurs
centaines d'ouvriers.
Bien que situé au premier étage l'appartement de mon oncle avait la
jouissance d'un beau jardin en terrasse sur la rue Louis-le-Grand, près
du boulevard et de la rue de la Paix.
Je me souviens que je couchais dans une chambre de plain-pied avec le
jardin, et que les murs de cette chambre étaient entièrement couverts de
grands tableaux à cadres dorés; il y en avait de même dans tout
l'appartement; alors je ne pouvais pas trop juger s'ils étaient beaux;
mais depuis j'ai toujours entendu dire qu'il y en avait pour plus d'un
million et demi.
Cette collection était citée de 1820 à 1825 comme une des plus belles de
Paris. Le Téniers et _le Messager_, de Terburg, deux perles de notre
musée de Lyon, viennent de cette galerie; ont-ils été donnés, ou vendus?
je l'ignore; mais s'ils ont été vendus, il y a plus de soixante ans,
les prix d'alors, comparés à leur valeur actuelle, ne mettent pas une
bien grande différence entre une vente et une donation.
Mon père avait retrouvé à Paris, dans l'intimité de son frère, un ancien
camarade de collège, leur ami et celui des Jordan, M. Franchet
d'Espéray, qui se trouvait déjà dans une haute position.
Accusé fort injustement, quoiqu'il en fut bien capable, d'avoir fait
circuler clandestinement une bulle du pape, M. Franchet avait été mis en
prison sous l'Empire. Là, pendant trois ans, il était resté séquestré de
sa famille, mais en bonne compagnie; car il s'était lié avec le comte
Alexis de Noailles, qui avait pu l'apprécier.
En 1814, M. Alexis de Noailles nommé commissaire extraordinaire à Lyon
avait pris M. Franchet pour secrétaire intime; ils allèrent ensemble au
congrès de Vienne, ce fut l'origine de sa fortune politique sous la
Restauration, qui le conduisit jusqu'à la direction générale de la
police du royaume.
Le nom de l'avenue de Noailles aux Brotteaux rappelle cette époque.
Ce n'est pas sans raison qu'en parlant de la fortune de M. Franchet j'ai
ajouté le mot politique, car à l'inverse de qui se passe de nos jours,
il a quitté le pouvoir sans y amasser des trésors.
On cite de lui un trait qui mérite de n'être pas oublié; au moment, ou
par suite d'un changement de ministère, il quitta la direction générale
de la police pour le conseil d'Etat, il porta lui-même au Roi le reste
de la caisse des fonds secrets, qui dit-on s'élevait à plusieurs
millions.
Certainement, bien des gens que je connais, auraient fait de même; mais
beaucoup d'autres, que j'aime mieux ne pas connaître, auraient fait
autrement.
Peu de jours après notre arrivée à Paris, la ville était en fête pour le
retour de Louis XVIII. Je me rappelle très bien avoir vu le Roi recevoir
les couronnes de fleurs que le peuple lui lançait du jardin des
Tuileries sur un balcon du château entre le pavillon de Flore et le
pavillon de l'horloge. Tout le monde était dans la joie; et la paix
générale était acclamée avec un enthousiasme indescriptible.
Quinze ans plus tard en 1830, je fis mon second voyage à Paris, peu de
jours après la révolution de juillet. Le même peuple de Paris, aussi
mobile que les flots de la mer, dont il a le flux et le reflux, après
trois jours d'émeute, renvoyait sans savoir pourquoi, les Bourbons qu'il
acclamerait certainement aujourd'hui avec la même ardeur qu'en 1815,
s'ils revenaient, comme alors, nous apporter l'ordre, la justice et la
paix dont l'Europe entière a si grand besoin.
Ce deuxième voyage se fit en diligence car déjà sous la Restauration les
routes, si mauvaises sous l'Empire, s'étaient considérablement
améliorées.
De 1830 à 1852, j'ai fait plus de trente fois le trajet de Paris à Lyon,
soit en diligence soit en malle de poste. En temps ordinaire la
diligence mettait trois jours et trois nuits; dans la mauvaise saison on
mettait souvent quatre jours.
La malle de poste ne mettait que quarante-deux heures, cela se comprend;
au lieu de vingt voyageurs, il n'y en avait que quatre; les voitures
étaient beaucoup plus légères que les diligences, et le nombre des
chevaux presque le même.
Dans un chapitre spécial je donnerai la comparaison des moyens actuels
de transport avec ceux d'autrefois.