Mon cœur laissera un peu de ses nuances à tous vos aspects, ô Terre,
quand je vous aurai quittée.
Quelques échos de mon âme seront ajoutés à l’harmonie de vos saisons, ma
pensée viendra, méconnaissable, rôder dans le cycle de vos lumières et
de vos ombres.
En des jours futurs, quand l’été frappera au jardin des amants, ils ne
sauront pas que les fleurs de leurs bosquets empruntent une beauté plus
vive à mes chants, ni que leur amour pour ce monde s’accroît encore du
mien.