La rivière est glauque et les souffles du vent sont enrobés dans un
nuage de sable.
Matinée inquiète et sombre! Les oiseaux se taisent au fond de leurs nids
secoués; mon abandon murmure: «où peut-elle être?»
Jadis, assis côte à côte, nous laissions fuir le temps. Parmi nos jeux
et nos rires la majesté de l’amour ne trouvait pas à s’exprimer.
J’étais satisfait de choses minimes, elle gaspillait les heures en de
babillardes futilités.
Aujourd’hui c’est en vain que je la voudrais ici dans la mélancolie de
cette proche tempête, dans l’âme de cette solitude!