Elle a vers moi tourné légèrement la tête et m’a lancé un furtif regard
d’adieu.
Ce fut son ultime don. Où pourrai-je dorénavant le préserver des heures
écrasantes?
Le soir doit-il vraiment effacer cette tendre lueur d’angoisse comme il
efface la dernière flamme du soleil couchant? Faut-il que l’orage
l’entraîne dans ses urnes, comme il entraîne le pollen dispersé des
fleurs?
Laissez à la mort la gloire des princes et la puissance des riches. A
moi les larmes et le souvenir d’un regard passionné!
Mon chant dit: «Je n’envie ni la gloire des princes ni la puissance des
riches, mais telles choses précieuses et secrètes m’appartiennent.»