XIII

Votre pensée m’accompagne sans cesse, Bien Aimée; puissiez-vous en

retour ne pas penser à moi seulement quand vous en avez le loisir. Ma

vie se passe à vous attendre; puissiez-vous ne pas venir à moi seulement

quand vous vous souvenez!

Sur ma couche solitaire je demeure des nuits entières à vous espérer. La

lueur de ma lampe pâlit enfin dans l’aube naissante, et mes yeux sont

las d’avoir longtemps veillé.

Couronnée de grâces vous marchez en chantant au milieu des heures

heureuses. Se peut-il qu’à ces heures heureuses j’aille mêler mes pas si

le hasard me les fait rencontrer?

La fugitive · 第 76 / 98 题