Entre tant de jours vous avez choisi celui-ci pour visiter mon jardin,
alors que la pluie a passé sur mes roses et que sur les gazons
s’éparpillent des feuilles arrachées.
Je ne sais ce qui vous amena malgré le dépouillement des haies et les
rigoles qui sillonnent mes allées... Dissipée, la prodigue richesse du
printemps! Évanouis, les chants et les parfums d’hier!
Et pourtant demeurez un peu. Laissez-moi découvrir encore pour vous, et
bien que votre jupe n’en puisse être remplie, des fleurs oubliées. Le
temps presse, car les nuages s’amoncellent, et voilà de nouveau l’orage.