Nous sommes venus ici tous les deux, amie, et voilà qu’à ce carrefour je
m’arrête pour te dire adieu.
La route s’ouvre large et droite devant toi; mon but, à moi, ne peut
être atteint que par d’inconnus chemins de traverse.
Je suivrai le vent et les nuées; je suivrai les étoiles jusqu’au faîte
de la colline où l’on voit poindre l’aube; je suivrai les amants qui
tressent avec leurs paroles nombreuses une même guirlande.