Dans un conte portugais du Brésil (Roméro, p. 163), un singe a
eu le bout de la queue coupé par la roue d'un chariot. Un chat
s'empare de ce bout de queue. Pour le rendre au singe, il lui
demande du lait; le singe s'adresse à la vache, qui veut de
l'herbe; puis à la vieille, qui veut des souliers; au cordonnier,
qui veut des soies; au cochon, qui veut de la pluie (_sic_). La fin
de la série est absurde.
Ce conte brésilien est à citer en ce qu'il ressemble à la fois,
pour la première partie de la série de personnages mis en action, à
notre conte de Montiers et à la variante de Seine-et-Marne que nous
avons donnée. Ainsi, nous y trouvons le chat demandant du lait et
la vache de l'herbe, comme dans la variante; la femme demandant des
souliers, comme dans le conte de Montiers; le cordonnier demandant
des soies, comme dans l'un et l'autre.
Le début du conte brésilien a beaucoup de rapport avec celui d'un
conte anglais, mentionné dans nos remarques (Halliwell, nº 81), où
le chat ne veut rendre à la souris sa queue, que si elle va lui
chercher du lait.