Les doctrinaires étaient moins disposés que la gauche à prendre en
confiance ou même seulement en patience le jeu de M. Thiers. À leurs
ressentiments personnels se joignait l'inquiétude plus désintéressée de
voir altérer la politique de résistance. Entre leurs journaux et ceux du
tiers parti, devenus à peu près les officieux de M. Thiers, les
polémiques étaient de plus en plus aigres. Pas de jour où le
_Constitutionnel_ ne fît honneur aux nouveaux ministres d'avoir renversé
la «puissance doctrinaire». De son côté, le _Journal des Débats_ disait,
avec une mordante ironie: «Le ministère, nous en sommes convaincus, n'a
pas établi ses calculs de durée sur cette espèce de chaos de toutes les
opinions; il ne cherche pas à donner des espérances à tout le monde et à
ne mécontenter comme à ne satisfaire pleinement personne; il est franc,
il est loyal; nous le croyons, c'est malgré lui que les partis le
caressent et le ménagent. Il sentira pourtant qu'il faut sortir de cette
position équivoque, que les affaires du pays sont trop sérieuses pour
être menées comme une intrigue de théâtre, et que, si aujourd'hui tout
le monde est content, demain tout le monde craindra d'avoir été
dupe[24].» Toutefois le _Journal des Débats_ ne voulait pas laisser dire
que «les doctrinaires fussent dans l'opposition». «Des amis imprudents
du ministère, ajoutait-il, voudraient les y mettre... Ils resteront
toujours dans les rangs de l'ancienne majorité. Ils ne feront la guerre
que pour se défendre et non pour attaquer[25].» Attitude peu nette qui
fournissait prétexte aux railleries des ministériels. «Qui pourrait
dire, demandait le _Constitutionnel_, ce que pense et veut aujourd'hui
le parti doctrinaire? Il est content, et il est fâché; il fait des
compliments au ministère, et il lui dit des méchancetés; il loue la
majorité, et il la blâme; il félicite l'opposition de se prêter à la
conciliation générale, et il la raille de sa patience; il est pour la
paix et la concorde, et il désire la guerre.» Ce qui s'écrivait dans les
journaux n'était rien à côté de ce qui se disait dans le laisser-aller
des conversations. Chacun pouvait entendre, dans les couloirs du
Palais-Bourbon ou dans les salons ministériels, M. Thiers s'exprimer,
avec une vivacité et une amertume croissantes, sur le compte de M.
Guizot et de ses amis: il ne faisait exception que pour le duc de
Broglie, dont il louait la modération et le désintéressement[26]. Les
doctrinaires ne demeuraient pas en reste d'épigrammes dédaigneuses. Ces
propos, tenus des deux parts, aussitôt colportés dans le monde
politique, parfois même reproduits dans les journaux, n'étaient pas
faits pour rapprocher les esprits. Les rapports extérieurs de société ne
se trouvaient pas cependant rompus. «On se voit encore, écrivait un
témoin, mais tout juste ce qu'il faut pour ne pas être obligé
d'expliquer pourquoi l'on ne se voit plus, et cela en évitant tous les
sujets de conversation qui sont pourtant dans l'esprit de chacun[27].»
[Note 24: 13 mars 1836.]
[Note 25: 12 mai 1836.]
[Note 26: «Guizot se plaint de ce que Thiers aurait cherché à séparer
Broglie de lui.» Lettre du duc Decazes à M. de Barante, du 12 mai
1838. (_Documents inédits._)]
[Note 27: Lettre de la duchesse de Dino à M. de Barante, 28 février
1836. (_Documents inédits._)]
La bataille, ainsi plus ou moins sourdement engagée aux abords du
Parlement, ne pouvait pas ne pas y pénétrer de temps à autre. M.
Dupin, ami et protecteur du cabinet, s'adressant au Roi, le jour de sa
fête, et portant la parole au nom de la Chambre dont il était le
président, ne se priva pas d'introduire, dans cette harangue
officielle, des allusions blessantes pour les doctrinaires. À
l'entendre, le pays avait montré sa volonté de ne pas «s'abandonner à
cet esprit de système qui brave la puissance des faits, et qui, sous
le mysticisme calculé d'obscures théories, couvre souvent de funestes
doctrines et nourrit de fatales pensées». Cette frasque présidentielle
fit un tel scandale, que MM. Jaubert et Piscatory en saisirent le
lendemain la Chambre et provoquèrent des explications fort aigres, qui
naturellement n'aboutirent pas. Les députés qui avaient ouvert ce
débat représentaient la partie la plus jeune et la plus ardente du
groupe doctrinaire, celle qui se résignait le moins volontiers à la
réserve conseillée par les sages. En dépit des consignes, ils ne
pouvaient s'empêcher de lancer parfois quelque trait, ou même
d'engager quelque escarmouche, non plus seulement contre le président
de la Chambre, mais contre le président du conseil. M. Thiers, qui, de
1833 à 1836, s'était trouvé à la tête du département des travaux
publics, avait particulièrement compté sur l'achèvement de certains
monuments de Paris, entre autres de l'Arc de l'Étoile et de la
Madeleine, pour marquer avec éclat ses débuts ministériels. Il s'y
était attaché comme à son oeuvre personnelle, avait conçu à ce sujet
un plan financier, hardi pour l'époque, en avait dirigé et pressé
l'exécution avec son activité toujours un peu impatiente des obstacles
et même des règles. Il en était résulté, ce qui se produit d'ailleurs
dans presque tous les travaux de ce genre, plusieurs modifications des
plans primitivement approuvés et quelques mécomptes sur le chiffre des
dépenses. Le ministère du 22 février se vit par suite obligé de
demander, pour terminer les constructions, un crédit de 4 millions et
demi. En majorité dans la commission saisie de ce projet, les jeunes
doctrinaires l'examinèrent avec un esprit peu bienveillant. Le
rapport, rédigé par le plus militant d'entre eux, le comte Jaubert,
s'étendit avec complaisance sur les irrégularités commises,
grossissant les torts, ne parlant pas des services rendus: c'est à
peine si l'on voulait bien ne pas mettre en cause la probité du
ministre; mais on insistait sur la nécessité de lui donner un «sévère
avertissement». M. Thiers fut atteint au vif et se défendit avec une
émotion irritée; après avoir longuement réfuté les reproches:
«J'ajouterai en finissant, dit-il, que je proteste contre tous les
avertissements qu'on voudrait nous donner... Ce n'est pas quand on est
animé des meilleures intentions, du désir d'honorer son pays et son
temps, quand on a entrepris des travaux pareils avec tout le zèle que
j'y ai mis, ce n'est pas après des peines et des tourments de toute
espèce, qu'on peut consentir à recueillir un blâme. Non, je ne l'ai
pas mérité; je ne puis le subir. Si l'on veut m'imposer un blâme,
qu'on le produise par un vote, je me soumettrai au jugement de la
Chambre. Mais un avertissement sévère infligé par une commission! Non!
je le répète, je ne l'accepte pas; je le repousse de toutes mes
forces[28].» Ni la Chambre, ni l'opinion ne donnèrent raison, en cette
circonstance, à ceux qui avaient soulevé le débat. Si le moment était
venu de s'attaquer au ministère, ce ne devait pas être par une
taquinerie de ce genre. Les doctrinaires ne retirèrent donc de cette
petite campagne ni grand honneur, ni grand profit. Le seul résultat
fut d'aigrir encore davantage leurs rapports avec le président du
conseil.
[Note 28: Séance du 16 mars 1836.]
M. Guizot n'avait pris personnellement aucune part à l'incartade de
ses jeunes amis[29]. Au fond, sans doute, et malgré les apparences que
de part et d'autre on tâchait de garder, entre lui et M. Thiers il y
avait eu de l'irréparable, et l'on pouvait considérer la séparation
comme étant d'ores et déjà consommée[30]; mais, à défaut de
bienveillance pour le ministère, le chef des doctrinaires était trop
soucieux de la dignité de son propre rôle pour se commettre dans une
mesquine querelle. S'attachant à garder cette attitude de surveillance
expectante, sans apparente animosité, qu'il avait prise dès le début,
il ne paraissait que rarement à la tribune, et la plus grande partie
de la session s'écoula sans qu'il se trouvât en contradiction directe
avec M. Thiers. Il était sans doute intervenu dans le débat sur les
fonds secrets, et l'on se rappelle avec quel éclat, mais il avait
affecté plutôt de protéger le cabinet que de le critiquer, et le
président du conseil avait évité de lui répondre. Ce fut seulement à
la veille de la séparation des Chambres que, sur un terrain fort
imprévu, les deux grands orateurs se rencontrèrent face à face. Il
s'agissait du budget de l'Algérie. On avait entendu successivement les
adversaires et les partisans de l'occupation, d'un côté MM. Duvergier
de Hauranne, Desjobert, le comte Jaubert, de l'autre M. Delaborde, M.
Thiers, le maréchal Clauzel, quand M. Guizot demanda la parole[31]. Il
se prononça hautement pour le maintien et même le développement de
notre conquête; seulement, inquiet des projets qu'il supposait au
maréchal Clauzel, nommé récemment gouverneur général,--et le désastre
de Constantine devait prochainement prouver que ses inquiétudes
n'étaient pas sans fondement,--il crut devoir donner des conseils de
prudence. Opposant à la politique «agitée, guerroyante, jalouse
d'aller vite et loin», qu'il craignait de voir prévaloir, «une
conduite plus lente, plus pacifique, plus modérée», il recommanda
instamment la seconde. «Il n'y a encore aucun parti fâcheux
irrévocablement pris, disait-il en finissant, aucune faute décisive;
mais nous sommes sur une route périlleuse; nous pourrions y être
entraînés. La Chambre peut beaucoup pour avertir et retenir le
gouvernement; je la conjure d'y employer toute sa sagesse.» M. Thiers,
dont l'imagination était alors fort échauffée à la pensée de faire
grand en Algérie, qui prétendait tout y diriger lui-même et qui
encourageait, avec plus d'ardeur que de réflexion, les desseins
téméraires du maréchal Clauzel[32], reçut, non sans une impatience
visible, ces conseils qu'il appela des «leçons»; sa réponse fut aigre
et roide. M. Guizot répliqua brièvement, avec une modération un peu
hautaine. La Chambre n'était pas appelée à se prononcer entre les
contradicteurs, puisque M. Guizot concluait au vote des crédits
demandés par le ministre; mais elle assistait, avec une curiosité
émue, au premier choc de ces deux anciens alliés. «L'ardeur de la
rivalité,--écrivait un témoin au sortir de la séance,--déguisée sous
des apparences un peu forcées de modération, de réserve et de
courtoisie, se trahissait comme malgré eux, dans l'étroite enceinte
de la question qu'ils avaient prise pour champ de bataille. Elle
donnait à leur geste, à leur accent, à leur parole, une animation
toute particulière; elle imprimait un caractère plus énergique à leur
éloquence si diverse. Un sentiment inexprimable d'intérêt et d'anxiété
régnait dans la Chambre et les tribunes, où l'on paraissait s'attendre
à voir le débat se transformer, d'un moment à l'autre, en une grande
discussion de politique générale[33].»
[Note 29: C'est ce qui faisait dire à M. Thiers: «Mes anciens
collègues sont mieux pour moi que leurs amis. Ceux-ci sont aigres et
tracassiers.» Lettre particulière à M. de Barante, 15 avril 1836.
(_Documents inédits._)]
[Note 30: Pendant la crise qui avait précédé la formation du
ministère, M. Thiers avait témoigné de sa rivalité jalouse à l'égard
de M. Guizot, et celui-ci y avait été sensible. Un incident, entre
autres, l'avait particulièrement irrité. Au moment où le ministère
Dupin paraissait fait, la question de la présidence de la Chambre
s'était trouvée posée, et le nom de M. Guizot avait été prononcé. M.
Thiers sembla d'abord admettre cette candidature, disant que quant à
lui, il n'était pas fait pour ce poste. Mais, dès le lendemain, poussé
par son entourage et soucieux de ne pas laisser arriver M. Guizot
avant lui, il fit poser sa candidature par ses amis, sans même en
avertir les doctrinaires: «C'est moi, disait-il, qui dois être le chef
du ministère prochain: il faut donc que la Chambre, en m'investissant
d'avance de sa confiance, me désigne elle-même au choix du Roi. Nommer
Guizot plutôt que moi, ce serait le faire premier ministre, et je ne
dois pas le souffrir.» M. Guizot ne voulut pas lutter, mais il fut
blessé et s'en exprima avec beaucoup d'amertume. En fin de compte, M.
Dupin ayant refusé le ministère et gardé la présidence, la question se
trouva supprimée, mais le ressentiment n'en subsista pas moins.
(_Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne._)]
[Note 31: 10 juin 1836.]
[Note 32: Nous lisons, à la date du 12 mai 1836, dans le journal de M.
de Viel-Castel: «M. Thiers, dont l'esprit mobile accepte, avec une
facilité surprenante, toutes les impressions qu'on essaye de produire
sur sa vive imagination, est, en ce moment, saisi d'un véritable
enthousiasme pour Alger. Au fond, il connaît très-peu la question.
Mais on lui a monté la tête... Il trouve que jusqu'à présent, les
affaires d'Alger ont été très-mal conduites; il veut désormais se
charger de les diriger.» M. Guizot écrivait de son côté à M. de
Barante, à la date du 14 juin: «Thiers a eu un moment l'esprit
très-échauffé sur l'Afrique et quelque vague désir de faire là, en
personne peut-être, une seconde expédition d'Égypte.» (_Documents
inédits._)]
[Note 33: _Journal inédit de M. le baron de Viel-Castel._]
Dans leur évolution vers une opposition plus ou moins déclarée, les
doctrinaires n'étaient pas suivis par toute l'ancienne majorité.
Nombre de bonnes gens à vue courte et à coeur timide se laissaient
prendre aux équivoques de M. Thiers. D'ailleurs, pour avoir combattu
quelque temps sous les ordres de M. Guizot, ces conservateurs
n'avaient presque rien de commun avec lui, plus effarouchés que
curieux des doctrines, plus jaloux qu'admirateurs des supériorités
intellectuelles, amenés à la résistance, au lendemain de 1830, moins
par conviction que par intérêt, moins par courage que par peur, moins
par volonté propre et réfléchie que par docilité un peu subalterne à
l'impérieuse impulsion de Périer et de ses successeurs. Les
doctrinaires, importants par le talent, mais peu nombreux, n'avaient
guère fait d'adeptes parmi ceux dont ils semblaient avoir été les
chefs: ils leur étaient plutôt superposés que mêlés. On eût dit une
sorte d'état-major commandant à une armée d'une autre nationalité[34].
Situation toute particulière qui aide à comprendre la facilité
relative avec laquelle M. Thiers parvint à détacher de M. Guizot une
partie de ceux qui le suivaient la veille. Le même phénomène devait se
produire plus tard, sous M. Molé.
[Note 34: La _Revue des Deux Mondes_ prétendant faire, en 1837, le
dénombrement des doctrinaires, membres de la Chambre des députés, n'en
comptait que treize: MM. Guizot, Duchâtel, Duvergier de Hauranne,
Dumon, d'Haubersaert, Guizard, Janvier, Jaubert, Piscatory, de
Rémusat, Renouard, Vitet, Saint-Marc Girardin. Encore ce dernier ne
nous paraît-il pas pouvoir être compris dans ce groupe. Par contre, on
eût pu ajouter d'autres personnages ne faisant pas partie de la
Chambre des députés, comme le duc de Broglie.]
Vers la fin de la session de 1836, cette division dans le sein de
l'ancienne majorité était assez visible pour ne pas échapper aux
observateurs. Un des amis du duc de Broglie, étranger à la Chambre,
mais spectateur attentif et avisé de ce qui s'y passait, écrivait
alors, en parlant des doctrinaires: «Sans doute, les hommes d'élite
qui forment la tête de ce parti seront toujours puissants par leur
talent, leur union et la considération qui s'attache à leur caractère,
mais la masse de leurs adhérents s'éclaircit peu à peu par la
défection de tous ceux dont la possession du pouvoir leur avait
procuré l'appui et qui, après leur chute, ne leur sont restés fidèles
qu'autant qu'on a pu croire que leurs successeurs n'auraient pas la
majorité. Chaque jour révèle les progrès de cette défection: elle
s'étend même à certains hommes qu'on aurait dû présumer
inséparablement liés à la Doctrine. Tout cela ne se passe pas
grossièrement; on y met des façons. On parle toujours avec estime et
respect de MM. de Broglie et Guizot; mais on gémit, en secouant la
tête, des imprudences et des maladresses de leurs amis. On vante avec
exagération le talent et l'habileté de M. Thiers. On dit hautement
qu'on ne veut pas faire une opposition de personnes, comme s'il y en
avait d'autres. Puis, pour se faire illusion à soi-même, pour se
persuader qu'on reste fidèle à ses principes, on ne manque pas d'aller
dire à M. Thiers qu'on ne le soutiendra qu'autant qu'il soutiendra
lui-même les principes de l'ancienne majorité. On affecte de le
séparer de ses collègues du tiers parti et de ne s'exprimer sur ces
derniers qu'avec des termes de dédain et de mépris[35].» Les
doctrinaires voyaient cet abandon, et le courage de plusieurs en était
parfois abattu. «Les nôtres, écrivait M. Guizot le 18 juin 1836,
partent assez épars et découragés. Selon leur usage, ils le paraissent
encore plus qu'ils ne le sont, car c'est leur plaisir d'amplifier leur
disposition à force d'en parler[36].»
[Note 35: _Journal inédit de M. de Viel-Castel_, 23 juin 1836.]
[Note 36: _Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis_,
recueillies par madame DE WITT, p. 160.]
Il y avait là autre chose que le mécompte d'un groupe particulier; il
y avait la dislocation du grand parti de gouvernement et de résistance
dont la laborieuse formation, sous Casimir Périer, avait sauvé la
monarchie, la société et la France en péril, et que, pendant trois ans
et demi, le ministère du 11 octobre avait eu tant de peine à
maintenir. De toutes les conséquences que pouvait avoir la politique
équivoque du 22 février, nulle n'était plus funeste. Si M. Thiers fût
nettement passé à gauche, c'eût été un malheur; son exemple eût,
peut-être, entraîné quelques défections; mais le parti conservateur,
même s'il était devenu minorité, n'en serait pas moins demeuré uni et
compacte: il aurait pu être réduit, non décomposé. Telle n'était pas
la conduite du président du conseil; il prétendait demeurer
conservateur, tout en attirant à lui les gauches, parlait un double
langage, en disait assez pour tromper une partie de ses alliés de la
veille, trop pour ne pas inquiéter les autres. Ainsi, il faisait pis
que de combattre la majorité conservatrice; il l'égarait et la
divisait, commençant l'oeuvre dissolvante qu'il reprendra toutes les
fois que les événements le porteront au pouvoir, en 1840 et en 1871,
aussi bien qu'en 1836.