III

Les doctrinaires étaient moins disposés que la gauche à prendre en

confiance ou même seulement en patience le jeu de M. Thiers. À leurs

ressentiments personnels se joignait l'inquiétude plus désintéressée de

voir altérer la politique de résistance. Entre leurs journaux et ceux du

tiers parti, devenus à peu près les officieux de M. Thiers, les

polémiques étaient de plus en plus aigres. Pas de jour où le

_Constitutionnel_ ne fît honneur aux nouveaux ministres d'avoir renversé

la «puissance doctrinaire». De son côté, le _Journal des Débats_ disait,

avec une mordante ironie: «Le ministère, nous en sommes convaincus, n'a

pas établi ses calculs de durée sur cette espèce de chaos de toutes les

opinions; il ne cherche pas à donner des espérances à tout le monde et à

ne mécontenter comme à ne satisfaire pleinement personne; il est franc,

il est loyal; nous le croyons, c'est malgré lui que les partis le

caressent et le ménagent. Il sentira pourtant qu'il faut sortir de cette

position équivoque, que les affaires du pays sont trop sérieuses pour

être menées comme une intrigue de théâtre, et que, si aujourd'hui tout

le monde est content, demain tout le monde craindra d'avoir été

dupe[24].» Toutefois le _Journal des Débats_ ne voulait pas laisser dire

que «les doctrinaires fussent dans l'opposition». «Des amis imprudents

du ministère, ajoutait-il, voudraient les y mettre... Ils resteront

toujours dans les rangs de l'ancienne majorité. Ils ne feront la guerre

que pour se défendre et non pour attaquer[25].» Attitude peu nette qui

fournissait prétexte aux railleries des ministériels. «Qui pourrait

dire, demandait le _Constitutionnel_, ce que pense et veut aujourd'hui

le parti doctrinaire? Il est content, et il est fâché; il fait des

compliments au ministère, et il lui dit des méchancetés; il loue la

majorité, et il la blâme; il félicite l'opposition de se prêter à la

conciliation générale, et il la raille de sa patience; il est pour la

paix et la concorde, et il désire la guerre.» Ce qui s'écrivait dans les

journaux n'était rien à côté de ce qui se disait dans le laisser-aller

des conversations. Chacun pouvait entendre, dans les couloirs du

Palais-Bourbon ou dans les salons ministériels, M. Thiers s'exprimer,

avec une vivacité et une amertume croissantes, sur le compte de M.

Guizot et de ses amis: il ne faisait exception que pour le duc de

Broglie, dont il louait la modération et le désintéressement[26]. Les

doctrinaires ne demeuraient pas en reste d'épigrammes dédaigneuses. Ces

propos, tenus des deux parts, aussitôt colportés dans le monde

politique, parfois même reproduits dans les journaux, n'étaient pas

faits pour rapprocher les esprits. Les rapports extérieurs de société ne

se trouvaient pas cependant rompus. «On se voit encore, écrivait un

témoin, mais tout juste ce qu'il faut pour ne pas être obligé

d'expliquer pourquoi l'on ne se voit plus, et cela en évitant tous les

sujets de conversation qui sont pourtant dans l'esprit de chacun[27].»

[Note 24: 13 mars 1836.]

[Note 25: 12 mai 1836.]

[Note 26: «Guizot se plaint de ce que Thiers aurait cherché à séparer

Broglie de lui.» Lettre du duc Decazes à M. de Barante, du 12 mai

1838. (_Documents inédits._)]

[Note 27: Lettre de la duchesse de Dino à M. de Barante, 28 février

1836. (_Documents inédits._)]

La bataille, ainsi plus ou moins sourdement engagée aux abords du

Parlement, ne pouvait pas ne pas y pénétrer de temps à autre. M.

Dupin, ami et protecteur du cabinet, s'adressant au Roi, le jour de sa

fête, et portant la parole au nom de la Chambre dont il était le

président, ne se priva pas d'introduire, dans cette harangue

officielle, des allusions blessantes pour les doctrinaires. À

l'entendre, le pays avait montré sa volonté de ne pas «s'abandonner à

cet esprit de système qui brave la puissance des faits, et qui, sous

le mysticisme calculé d'obscures théories, couvre souvent de funestes

doctrines et nourrit de fatales pensées». Cette frasque présidentielle

fit un tel scandale, que MM. Jaubert et Piscatory en saisirent le

lendemain la Chambre et provoquèrent des explications fort aigres, qui

naturellement n'aboutirent pas. Les députés qui avaient ouvert ce

débat représentaient la partie la plus jeune et la plus ardente du

groupe doctrinaire, celle qui se résignait le moins volontiers à la

réserve conseillée par les sages. En dépit des consignes, ils ne

pouvaient s'empêcher de lancer parfois quelque trait, ou même

d'engager quelque escarmouche, non plus seulement contre le président

de la Chambre, mais contre le président du conseil. M. Thiers, qui, de

1833 à 1836, s'était trouvé à la tête du département des travaux

publics, avait particulièrement compté sur l'achèvement de certains

monuments de Paris, entre autres de l'Arc de l'Étoile et de la

Madeleine, pour marquer avec éclat ses débuts ministériels. Il s'y

était attaché comme à son oeuvre personnelle, avait conçu à ce sujet

un plan financier, hardi pour l'époque, en avait dirigé et pressé

l'exécution avec son activité toujours un peu impatiente des obstacles

et même des règles. Il en était résulté, ce qui se produit d'ailleurs

dans presque tous les travaux de ce genre, plusieurs modifications des

plans primitivement approuvés et quelques mécomptes sur le chiffre des

dépenses. Le ministère du 22 février se vit par suite obligé de

demander, pour terminer les constructions, un crédit de 4 millions et

demi. En majorité dans la commission saisie de ce projet, les jeunes

doctrinaires l'examinèrent avec un esprit peu bienveillant. Le

rapport, rédigé par le plus militant d'entre eux, le comte Jaubert,

s'étendit avec complaisance sur les irrégularités commises,

grossissant les torts, ne parlant pas des services rendus: c'est à

peine si l'on voulait bien ne pas mettre en cause la probité du

ministre; mais on insistait sur la nécessité de lui donner un «sévère

avertissement». M. Thiers fut atteint au vif et se défendit avec une

émotion irritée; après avoir longuement réfuté les reproches:

«J'ajouterai en finissant, dit-il, que je proteste contre tous les

avertissements qu'on voudrait nous donner... Ce n'est pas quand on est

animé des meilleures intentions, du désir d'honorer son pays et son

temps, quand on a entrepris des travaux pareils avec tout le zèle que

j'y ai mis, ce n'est pas après des peines et des tourments de toute

espèce, qu'on peut consentir à recueillir un blâme. Non, je ne l'ai

pas mérité; je ne puis le subir. Si l'on veut m'imposer un blâme,

qu'on le produise par un vote, je me soumettrai au jugement de la

Chambre. Mais un avertissement sévère infligé par une commission! Non!

je le répète, je ne l'accepte pas; je le repousse de toutes mes

forces[28].» Ni la Chambre, ni l'opinion ne donnèrent raison, en cette

circonstance, à ceux qui avaient soulevé le débat. Si le moment était

venu de s'attaquer au ministère, ce ne devait pas être par une

taquinerie de ce genre. Les doctrinaires ne retirèrent donc de cette

petite campagne ni grand honneur, ni grand profit. Le seul résultat

fut d'aigrir encore davantage leurs rapports avec le président du

conseil.

[Note 28: Séance du 16 mars 1836.]

M. Guizot n'avait pris personnellement aucune part à l'incartade de

ses jeunes amis[29]. Au fond, sans doute, et malgré les apparences que

de part et d'autre on tâchait de garder, entre lui et M. Thiers il y

avait eu de l'irréparable, et l'on pouvait considérer la séparation

comme étant d'ores et déjà consommée[30]; mais, à défaut de

bienveillance pour le ministère, le chef des doctrinaires était trop

soucieux de la dignité de son propre rôle pour se commettre dans une

mesquine querelle. S'attachant à garder cette attitude de surveillance

expectante, sans apparente animosité, qu'il avait prise dès le début,

il ne paraissait que rarement à la tribune, et la plus grande partie

de la session s'écoula sans qu'il se trouvât en contradiction directe

avec M. Thiers. Il était sans doute intervenu dans le débat sur les

fonds secrets, et l'on se rappelle avec quel éclat, mais il avait

affecté plutôt de protéger le cabinet que de le critiquer, et le

président du conseil avait évité de lui répondre. Ce fut seulement à

la veille de la séparation des Chambres que, sur un terrain fort

imprévu, les deux grands orateurs se rencontrèrent face à face. Il

s'agissait du budget de l'Algérie. On avait entendu successivement les

adversaires et les partisans de l'occupation, d'un côté MM. Duvergier

de Hauranne, Desjobert, le comte Jaubert, de l'autre M. Delaborde, M.

Thiers, le maréchal Clauzel, quand M. Guizot demanda la parole[31]. Il

se prononça hautement pour le maintien et même le développement de

notre conquête; seulement, inquiet des projets qu'il supposait au

maréchal Clauzel, nommé récemment gouverneur général,--et le désastre

de Constantine devait prochainement prouver que ses inquiétudes

n'étaient pas sans fondement,--il crut devoir donner des conseils de

prudence. Opposant à la politique «agitée, guerroyante, jalouse

d'aller vite et loin», qu'il craignait de voir prévaloir, «une

conduite plus lente, plus pacifique, plus modérée», il recommanda

instamment la seconde. «Il n'y a encore aucun parti fâcheux

irrévocablement pris, disait-il en finissant, aucune faute décisive;

mais nous sommes sur une route périlleuse; nous pourrions y être

entraînés. La Chambre peut beaucoup pour avertir et retenir le

gouvernement; je la conjure d'y employer toute sa sagesse.» M. Thiers,

dont l'imagination était alors fort échauffée à la pensée de faire

grand en Algérie, qui prétendait tout y diriger lui-même et qui

encourageait, avec plus d'ardeur que de réflexion, les desseins

téméraires du maréchal Clauzel[32], reçut, non sans une impatience

visible, ces conseils qu'il appela des «leçons»; sa réponse fut aigre

et roide. M. Guizot répliqua brièvement, avec une modération un peu

hautaine. La Chambre n'était pas appelée à se prononcer entre les

contradicteurs, puisque M. Guizot concluait au vote des crédits

demandés par le ministre; mais elle assistait, avec une curiosité

émue, au premier choc de ces deux anciens alliés. «L'ardeur de la

rivalité,--écrivait un témoin au sortir de la séance,--déguisée sous

des apparences un peu forcées de modération, de réserve et de

courtoisie, se trahissait comme malgré eux, dans l'étroite enceinte

de la question qu'ils avaient prise pour champ de bataille. Elle

donnait à leur geste, à leur accent, à leur parole, une animation

toute particulière; elle imprimait un caractère plus énergique à leur

éloquence si diverse. Un sentiment inexprimable d'intérêt et d'anxiété

régnait dans la Chambre et les tribunes, où l'on paraissait s'attendre

à voir le débat se transformer, d'un moment à l'autre, en une grande

discussion de politique générale[33].»

[Note 29: C'est ce qui faisait dire à M. Thiers: «Mes anciens

collègues sont mieux pour moi que leurs amis. Ceux-ci sont aigres et

tracassiers.» Lettre particulière à M. de Barante, 15 avril 1836.

(_Documents inédits._)]

[Note 30: Pendant la crise qui avait précédé la formation du

ministère, M. Thiers avait témoigné de sa rivalité jalouse à l'égard

de M. Guizot, et celui-ci y avait été sensible. Un incident, entre

autres, l'avait particulièrement irrité. Au moment où le ministère

Dupin paraissait fait, la question de la présidence de la Chambre

s'était trouvée posée, et le nom de M. Guizot avait été prononcé. M.

Thiers sembla d'abord admettre cette candidature, disant que quant à

lui, il n'était pas fait pour ce poste. Mais, dès le lendemain, poussé

par son entourage et soucieux de ne pas laisser arriver M. Guizot

avant lui, il fit poser sa candidature par ses amis, sans même en

avertir les doctrinaires: «C'est moi, disait-il, qui dois être le chef

du ministère prochain: il faut donc que la Chambre, en m'investissant

d'avance de sa confiance, me désigne elle-même au choix du Roi. Nommer

Guizot plutôt que moi, ce serait le faire premier ministre, et je ne

dois pas le souffrir.» M. Guizot ne voulut pas lutter, mais il fut

blessé et s'en exprima avec beaucoup d'amertume. En fin de compte, M.

Dupin ayant refusé le ministère et gardé la présidence, la question se

trouva supprimée, mais le ressentiment n'en subsista pas moins.

(_Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne._)]

[Note 31: 10 juin 1836.]

[Note 32: Nous lisons, à la date du 12 mai 1836, dans le journal de M.

de Viel-Castel: «M. Thiers, dont l'esprit mobile accepte, avec une

facilité surprenante, toutes les impressions qu'on essaye de produire

sur sa vive imagination, est, en ce moment, saisi d'un véritable

enthousiasme pour Alger. Au fond, il connaît très-peu la question.

Mais on lui a monté la tête... Il trouve que jusqu'à présent, les

affaires d'Alger ont été très-mal conduites; il veut désormais se

charger de les diriger.» M. Guizot écrivait de son côté à M. de

Barante, à la date du 14 juin: «Thiers a eu un moment l'esprit

très-échauffé sur l'Afrique et quelque vague désir de faire là, en

personne peut-être, une seconde expédition d'Égypte.» (_Documents

inédits._)]

[Note 33: _Journal inédit de M. le baron de Viel-Castel._]

Dans leur évolution vers une opposition plus ou moins déclarée, les

doctrinaires n'étaient pas suivis par toute l'ancienne majorité.

Nombre de bonnes gens à vue courte et à coeur timide se laissaient

prendre aux équivoques de M. Thiers. D'ailleurs, pour avoir combattu

quelque temps sous les ordres de M. Guizot, ces conservateurs

n'avaient presque rien de commun avec lui, plus effarouchés que

curieux des doctrines, plus jaloux qu'admirateurs des supériorités

intellectuelles, amenés à la résistance, au lendemain de 1830, moins

par conviction que par intérêt, moins par courage que par peur, moins

par volonté propre et réfléchie que par docilité un peu subalterne à

l'impérieuse impulsion de Périer et de ses successeurs. Les

doctrinaires, importants par le talent, mais peu nombreux, n'avaient

guère fait d'adeptes parmi ceux dont ils semblaient avoir été les

chefs: ils leur étaient plutôt superposés que mêlés. On eût dit une

sorte d'état-major commandant à une armée d'une autre nationalité[34].

Situation toute particulière qui aide à comprendre la facilité

relative avec laquelle M. Thiers parvint à détacher de M. Guizot une

partie de ceux qui le suivaient la veille. Le même phénomène devait se

produire plus tard, sous M. Molé.

[Note 34: La _Revue des Deux Mondes_ prétendant faire, en 1837, le

dénombrement des doctrinaires, membres de la Chambre des députés, n'en

comptait que treize: MM. Guizot, Duchâtel, Duvergier de Hauranne,

Dumon, d'Haubersaert, Guizard, Janvier, Jaubert, Piscatory, de

Rémusat, Renouard, Vitet, Saint-Marc Girardin. Encore ce dernier ne

nous paraît-il pas pouvoir être compris dans ce groupe. Par contre, on

eût pu ajouter d'autres personnages ne faisant pas partie de la

Chambre des députés, comme le duc de Broglie.]

Vers la fin de la session de 1836, cette division dans le sein de

l'ancienne majorité était assez visible pour ne pas échapper aux

observateurs. Un des amis du duc de Broglie, étranger à la Chambre,

mais spectateur attentif et avisé de ce qui s'y passait, écrivait

alors, en parlant des doctrinaires: «Sans doute, les hommes d'élite

qui forment la tête de ce parti seront toujours puissants par leur

talent, leur union et la considération qui s'attache à leur caractère,

mais la masse de leurs adhérents s'éclaircit peu à peu par la

défection de tous ceux dont la possession du pouvoir leur avait

procuré l'appui et qui, après leur chute, ne leur sont restés fidèles

qu'autant qu'on a pu croire que leurs successeurs n'auraient pas la

majorité. Chaque jour révèle les progrès de cette défection: elle

s'étend même à certains hommes qu'on aurait dû présumer

inséparablement liés à la Doctrine. Tout cela ne se passe pas

grossièrement; on y met des façons. On parle toujours avec estime et

respect de MM. de Broglie et Guizot; mais on gémit, en secouant la

tête, des imprudences et des maladresses de leurs amis. On vante avec

exagération le talent et l'habileté de M. Thiers. On dit hautement

qu'on ne veut pas faire une opposition de personnes, comme s'il y en

avait d'autres. Puis, pour se faire illusion à soi-même, pour se

persuader qu'on reste fidèle à ses principes, on ne manque pas d'aller

dire à M. Thiers qu'on ne le soutiendra qu'autant qu'il soutiendra

lui-même les principes de l'ancienne majorité. On affecte de le

séparer de ses collègues du tiers parti et de ne s'exprimer sur ces

derniers qu'avec des termes de dédain et de mépris[35].» Les

doctrinaires voyaient cet abandon, et le courage de plusieurs en était

parfois abattu. «Les nôtres, écrivait M. Guizot le 18 juin 1836,

partent assez épars et découragés. Selon leur usage, ils le paraissent

encore plus qu'ils ne le sont, car c'est leur plaisir d'amplifier leur

disposition à force d'en parler[36].»

[Note 35: _Journal inédit de M. de Viel-Castel_, 23 juin 1836.]

[Note 36: _Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis_,

recueillies par madame DE WITT, p. 160.]

Il y avait là autre chose que le mécompte d'un groupe particulier; il

y avait la dislocation du grand parti de gouvernement et de résistance

dont la laborieuse formation, sous Casimir Périer, avait sauvé la

monarchie, la société et la France en péril, et que, pendant trois ans

et demi, le ministère du 11 octobre avait eu tant de peine à

maintenir. De toutes les conséquences que pouvait avoir la politique

équivoque du 22 février, nulle n'était plus funeste. Si M. Thiers fût

nettement passé à gauche, c'eût été un malheur; son exemple eût,

peut-être, entraîné quelques défections; mais le parti conservateur,

même s'il était devenu minorité, n'en serait pas moins demeuré uni et

compacte: il aurait pu être réduit, non décomposé. Telle n'était pas

la conduite du président du conseil; il prétendait demeurer

conservateur, tout en attirant à lui les gauches, parlait un double

langage, en disait assez pour tromper une partie de ses alliés de la

veille, trop pour ne pas inquiéter les autres. Ainsi, il faisait pis

que de combattre la majorité conservatrice; il l'égarait et la

divisait, commençant l'oeuvre dissolvante qu'il reprendra toutes les

fois que les événements le porteront au pouvoir, en 1840 et en 1871,

aussi bien qu'en 1836.

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 3 / 7) · 第 13 / 95 题