CHAPITRE XLII

--OCTOBRE-DÉCEMBRE 1661--

Lettres apocryphes attribuées à des dames de la cour.--Indignation

que cause la lecture des papiers de Fouquet.--Lettre de Chapelain à

ce sujet.--Plaintes de madame de Sévigné.--Autres causes de

l'irritation contre Fouquet: misère des provinces attestée par les

lettres de Gui-Patin, les discours du président de Lamoignon et les

correspondances des intendants des provinces.--Famine et mortalité

dans l'Orléanais et le Blésois.--Prix excessif des denrées en

Basse-Normandie.--Augmentation du nombre des mendiants et des

malades.--Lettre de l'intendant de Rouen sur l'état misérable de

cette ville et des environs.--Doléances des échevins et députés de

Marseille.--Pétition adressée au roi par les pauvres de

Paris.--Fouquet et Pellisson sont transférés d'Angers à Amboise

(1-4 décembre).--Pellisson est conduit à la Bastille (6-12

décembre).--Fouquet séjourne à Amboise jusqu'au 25 décembre.--Il

est transféré à Vincennes.--Imprécations du peuple contre lui.--Il

est enfermé au donjon de Vincennes.--D'Artagnan est chargé de la

garde de ce château et de la personne de Fouquet.

Il faut s'arrêter un instant à cette fausse cassette de Fouquet et se

mettre à la place des contemporains qui assistaient à tant de honteuses

révélations, sans pouvoir toujours distinguer la vérité de la calomnie.

Les femmes du plus haut rang n'étaient pas épargnées. Madame de

Valentinois, fille du maréchal de Gramont et femme d'un Grimaldi

héritier de la principauté de Monaco, fut des plus maltraitées. Elle

avait à la cour une réputation de légèreté et d'impétuosité aveugle

dans ses passions. On lui attribua les avances les plus hardies avec

Fouquet. Elle lui aurait écrit: «Je ne sais plus de quel prétexte me

servir pour vous voir; j'ai passé encore aujourd'hui deux fois

inutilement au-dessous de votre fenêtre. Donnez-moi un rendez-vous; je

saurai me défaire de tout le monde pour m'y rendre. J'ai parlé à Madame

de la bonne sorte, et je vous puis répondre d'elle. Je vous ai ménagé

une entrevue pour après-demain; mais je souhaite qu'elle ne soit pas

comme elle est aujourd'hui; jamais elle n'a paru si aimable; assurément

mes affaires iraient fort mal.»

Le frère de madame de Choisy, l'abbé Hurault de Betesbat, était, comme

sa sÅ“ur, fort mêlé aux intrigues de cour; mais c'était un homme

d'esprit, incapable d'écrire au surintendant un billet grossier comme

celui qu'on lui prêta: «J'ai trouvé votre fait aujourd'hui; je sais une

fille belle et jolie et de bon lieu; j'espère que vous l'aurez pour

trois cents pistoles.»

J'ai déjà cité la lettre apocryphe qu'on imputait à madame Scarron. On

faisait dire à une autre dame, dont le nom n'était pas indiqué et

restait livré à tous les commentaires des courtisans: «Jusqu'ici j'étais

si bien persuadée de mes forces que j'aurais défié toute la terre; mais

j'avoue que la dernière conversation que j'ai eue avec vous m'a charmée.

J'ai trouvé dans votre entretien mille douceurs, à quoi je ne m'étais

point attendue. Enfin, si je vous rencontre jamais seul, je ne sais pas

ce qui en arrivera.»

Mademoiselle de Menneville fut la plus compromise. On écrivait de

Fontainebleau[1174]: «Vous savez sans doute que le surintendant a eu des

conversations avec mademoiselle de Menneville pour cinquante mille écus;

mais vous ne savez peut-être pas ce qui l'a convaincue: c'est une lettre

que l'on a trouvée dans les papiers dudit surintendant, contenant les

termes ci-dessous: «Je compatis à la douleur que vous me témoignez

d'être allé au voyage de Bretagne sans que nous ayons pu nous voir en

particulier; mais je m'en console aisément, lorsque je pense qu'une

semblable visite eût pu nuire à votre santé. Je crains même que, pour

vous être trop emporté la dernière fois que je vous vis à la

Mivoie[1175], cela n'ait contribué à votre maladie[1176].»

On a cité plus haut la lettre relative à mademoiselle de la Vallière, et

que l'on prétendait écrite par madame du Plessis-Bellière[1177]. On lui

en prêtait une autre d'une grossièreté révoltante[1178]. Vraies ou

fausses, ces pièces furent colportées par les curieux et lues

avidement; il en résulta un scandale effroyable. Mademoiselle de

Menneville fut obligée de quitter la cour et de s'enfermer dans un

couvent, où elle mourut quelques années plus tard. Les honnêtes gens

poursuivirent de leur indignation le surintendant, qui, ne se contentant

pas de voler l'argent de l'État, avait compromis tant de femmes qui

appartenaient à de nobles familles. Nulle part ce sentiment n'est

exprimé avec plus de force que dans une lettre de Chapelain. Il écrivait

à madame de Sévigné, qui se plaignait que Fouquet eût mis ses lettres

dans sa cassette aux poulets[1179]: «Qu'est-ce donc que cela, ma

très-chère? N'était-ce pas assez de ruiner l'État et de rendre le roi

odieux à ses peuples par les charges énormes dont ils étaient accablés,

et de tourner toutes ses finances en dépenses impudentes et en

acquisitions insolentes qui ne regardaient ni son honneur ni son

service, et au contraire qui allaient à se fortifier contre lui et à lui

débaucher ses sujets et ses domestiques? Fallait-il encore, pour

surcroît de dérèglements et de crimes, s'ériger un trophée des faveurs,

ou véritables ou apparentes, de la pudeur de tant de femmes de qualité,

et tenir un registre honteux de la communication qu'il avait avec elles,

afin que le naufrage de sa fortune emportât avec lui leur réputation?

Est-ce, je ne dis pas être honnête homme, comme ses flatteurs, les

Scarron, les Pellisson, les Sapho, et toute la canaille intéressée l'ont

tant prôné, mais homme seulement de ceux qui ont la moindre lumière et

qui ne font pas profession de brutalité? Je ne me remets point de cette

lâcheté si scandaleuse, et je n'en serais guère moins irrité contre ce

misérable, quand vous ne vous trouveriez pas dans ses papiers.»

Tous les bruits que l'on répandait, toutes les révélations que l'on

prétendait tirées des papiers du surintendant, étaient propres à

augmenter les sentiments d'indignation et d'irritation qui se

manifestaient alors contre lui. Des lettres de cette époque, transcrites

par Vallant[1180], faisaient connaître les mesures prises par Fouquet

pour accroître sa puissance, et quelques-unes des pensions qu'il

distribuait aux courtisans: «On a trouvé parmi ses papiers, écrivait-on

de Fontainebleau, trois déclarations: l'une du marquis de Créqui, qui

tient la charge de général des galères pour un des enfants de M. le

surintendant, quand il sera en âge; la seconde, de M. de Breteuil, par

laquelle il paraît que la charge de contrôleur général des finances est

pour un autre de ses enfants; la troisième, du commandeur de Neuchèse,

par laquelle il reconnaît que la vice-amirauté est pour un des enfants

dudit surintendant.

«Outre cela, on a trouvé une liste des pensionnaires: M. de Beaufort a

quarante mille livres; Gramont, Clérembault et un autre maréchal de

France, chacun dix mille écus; deux ducs et pairs, la Rochefoucauld et

un autre, dix mille écus.

«Au marquis de Gesvres et à un autre capitaine des gardes, vingt-cinq

mille livres; à plusieurs capitaines aux gardes, présidents et

conseillers du parlement, [des sommes] que quelques-uns font monter à

quatre-vingts [mille livres], et presque à toutes les personnes

considérables de chaque ordre et condition, à plusieurs dames et filles

de la reine, même jusqu'à plusieurs valets de chambre.

«La duché de Penthièvre, de vingt mille écus de rente, que le sieur

Boislève avait achetée, a paru appartenir au surintendant.

«Le mémoire de la dépense de Vaux a été trouvé monter déjà jusqu'à huit

millions. On a trouvé dans cette maison cinq cents douzaines

d'assiettes, trente-six douzaines et un service d'or massif, et le roi

n'en a point.»

Ce fut probablement dans ce moment d'irritation générale contre Fouquet

que l'on composa une assez mauvaise pièce de vers intitulée: _Le

Confiteor de Fouquet_, où le surintendant fait lui-même l'aveu de toutes

ses fautes[1181].

Ce n'était pas seulement la cour qui s'indignait des dilapidations de

Fouquet; il s'élevait de toutes les provinces, en proie à une effroyable

misère, des plaintes qui étaient la plus terrible accusation contre une

administration fastueuse et prodigue. Les critiques de Gui-Patin

pourraient être regardées comme des boutades d'un frondeur désappointé,

mais elles sont confirmées par les documents les plus authentiques. Il

écrivait, le 5 septembre 1661: «Il semble que les gens de bien n'ont que

faire d'attendre du soulagement pour le pauvre peuple; on minute de

nouveaux impôts:

.....Omnia fatis

In pejus ruere, et retro sublapsa referri[1182].

«Enfin les pauvres gens meurent par toute la France, de maladie, de

misère, d'oppressions, de pauvreté et de désespoir: _Eheu_! _nos

miseros! o miseram Gallium_!

«Je pense que les Topinamboux sont plus heureux en leur barbarie que ne

sont les paysans de France aujourd'hui: la moisson n'a pas été bonne; le

blé sera encore fort cher toute l'année.»

Le premier président Guillaume de Lamoignon s'exprimait avec non moins

d'énergie sur le triste état de la France en 1661: «Les peuples

gémissaient, disait-il, dans toutes les provinces, sous la main de

l'exacteur, et il semblait que toute leur substance et leur propre sang

même ne pouvaient suffire à la soif ardente des partisans. La misère de

ces pauvres gens est presque dans la dernière extrémité, tant par la

continuation des maux qu'ils ont soufferts depuis si longtemps que par

la cherté et la disette presque inouïes des deux dernières

années[1183].»

Les calamités dont parle Guillaume de Lamoignon, et qu'il impute à la

rapacité des financiers, n'étaient ni inventées, ni même amplifiées par

l'exagération habituelle aux orateurs, et, comme on dit, par les besoins

de la cause. Des documents nombreux et authentiques attestent la misère

profonde de cette époque et en accusent l'énormité des impôts autant que

l'influence funeste de l'atmosphère. Les calamités du centre de la

France sont vivement retracées dans une lettre adressée par un médecin

de Blois, M. Bellay, au marquis de Sourdis[1184]: «Monseigneur, lui

écrit-il, il est vrai que, depuis trente-deux ans que je fais la

médecine en cette province et en cette ville, je n'ai rien vu qui

approche de la désolation qui y est, non-seulement à Blois, où il y a

quatre mille pauvres par le reflux des paroisses voisines et par la

propre misère du lieu, mais dans toute la campagne. La disette y est si

grande, que les paysans manquant de pain se jettent sur les charognes,

et aussitôt qu'il meurt un cheval ou quelque autre animal, ils le

mangent; et il est sûr que dans la paroisse de Cheverny, on a trouvé un

homme, sa femme et son enfant morts sans être malades, et ce ne peut

être que de faim. Les fièvres malignes commencent à s'allumer, et

lorsque le chaleur donnera sur tant d'humidité et de pourriture, ces

misérables, qui manquent déjà de force, mourront bien vite, et si Dieu

ne nous assiste extraordinairement, on doit attendre une grande

mortalité. La pauvreté est si grande, qu'il y a eu même un peu d'orge en

un bateau que l'on n'a pas acheté, manque d'argent. Nos artisans

meurent de faim, et le bourgeois est incommodé à un point, qu'encore

qu'il soit rempli de bonne volonté pour assister ces misérables, le

nombre et leur impuissance les empêchent de satisfaire à la charité

chrétienne. Je viens d'apprendre qu'on a trouvé un enfant à Cheverny qui

s'était déjà mangé une main. Ce sont là des choses horribles et qui font

dresser les cheveux.

«Ce qui nous donnait en ce pays le moyen de subsister était le vin; mais

on n'en vend point, et chacun est incommodé. On ne le vend point, et on

manque de chevaux pour l'enlever, _à cause des grandes impositions_.

Enfin, monseigneur, il n'est jour que je ne voie de nouveaux malades qui

me donnent une juste crainte de pis, et, si cela continue, je serai

contraint de quitter.

«On demande décharge de la moitié des tailles, et surséance pour l'autre

moitié jusqu'après la récolte, pour les élections[1185] de Blois,

Beaugency, pour la Sologne, Romorantin et Amboise. Le roi a promis à la

reine, sa mère, décharge pour lesdites élections.»

Une lettre datée de Caen donne des détails aussi tristes sur la

situation de la basse Normandie: «L'intempérance de l'air, le

dérèglement des saisons et la stérilité des trois dernières années vous

persuaderont facilement que la misère est extrême, puisque les blés et

les pommes, qui sont la richesse du pays, ayant manqué dans toute la

province, les moins incommodés des villages ne boivent que de l'eau et

ne mangent plus qu'un peu de pain pétri avec un peu de lie de cidre.

Les autres ne soutiennent leur vie qu'avec de la bouillie d'avoine et de

sarrasin. Le pot de cidre, qui ne coûtait que trois sous, en vaut neuf,

et le boisseau de froment, que l'on avait pour trente sous, se vend

quatre et cinq livres, et celui d'orge soixante sous. L'on peut même

appréhender avec raison que ces prix n'augmentent de beaucoup, à cause

que l'abondance des pluies a rendu les meilleures terres inutiles, aussi

bien que le défaut des neiges, qui ne les ont point engraissées, et des

façons et des semailles qu'elles n'ont pu recevoir. Les débordements des

rivières qui couvrent encore les campagnes passent ici pour des présages

infaillibles et pour les funestes avant-coureurs d'une très-fâcheuse

année; et, par une ancienne tradition, les habitants ferment leurs

greniers et leurs celliers lorsque le Bidual, petit ruisseau de mauvais

augure, enfle ses eaux et, méprisant les bornes que la nature lui a

données, fait des courses sur ses voisins et leur porte les nouvelles et

les menaces d'une très-grande stérilité. La nécessité est si pressante

et si générale, qu'elle s'étend jusqu'aux portes et pénètre bien avant

dans les villes. Il y a des paysans, à trois ou quatre lieues de Caen,

qui ne se nourrissent plus que de racines de choux et de légumes; ce qui

les fait tomber dans une certaine langueur qui ne les quitte qu'à la

mort. Et je vous peux assurer qu'il y a des personnes qui ont passé

quatre jours entiers dans cette ville sans avoir eu aucune chose à

manger.

«La grande quantité des pauvres a épuisé la charité et la puissance de

ceux qui avaient accoutumé de les soulager. La ville a été contrainte

d'ouvrir les portes du grand hôpital, n'ayant plus de quoi fournir à la

subsistance de ceux qui y étaient enfermés. Les fièvres et les flux de

sang ont laissé dans la plupart des villes de cette généralité des

marques si cruelles de leur pouvoir et de leur violence, qu'elles ont

dépeuplé des paroisses tout entières.»

La généralité de Rouen n'était pas mieux traitée que celle de Caen;

témoin la lettre suivante de l'intendant de Rouen: «Il y a une si grande

quantité de pauvres dans la campagne et dans les villes, que le

parlement a donné arrêt par lequel il est ordonné aux curés, seigneurs

et principaux habitants des paroisses de s'assembler pour faire mettre

des taxes sur les acres de terre pour la nourriture des pauvres, et, à

l'égard des villes, on fera des taxes sur les bourgeois, afin que chaque

ville et paroisse nourrisse ses pauvres.»

Les doléances des échevins et députés du commerce de Marseille prouvent

que la situation du Midi n'était pas moins triste[1186]. Elles

constatent que «le commerce est surchargé de très-grandes dettes et n'a

ni les fonds ni les moyens pour les acquitter, se trouvant si ruiné, si

abattu, qu'il semble tirer à sa fin.» Paris était aussi en proie à une

misère profonde. Les pauvres adressèrent au roi une pétition[1187], où

ils lui représentaient que «les charités des paroisses ne pouvaient plus

les assister, étant surchargées de malades, d'invalides et

d'orphelins.» Les hôpitaux étaient si pleins qu'ils n'admettaient plus

de pauvres; «la campagne, qui devrait fournir du pain aux villes, crie

de toutes parts miséricorde, afin qu'on lui en porte.» Ce peuple,

mourant de faim et s'adressant au roi dans l'angoisse de la dernière

misère, mérite la sympathie de la postérité à plus juste titre que des

financiers auxquels on faisait expier leurs exactions, et on ne peut

qu'applaudir à l'acte de justice et de rigueur par lequel Louis XIV

inaugura son gouvernement personnel, en ordonnant l'arrestation et le

procès du surintendant.

Après avoir été pendant plusieurs mois emprisonné à Angers, Fouquet fut

transféré à Saumur. Ce fut le 1er décembre 1661 que, sur un ordre du

roi, d'Artagnan conduisit à Saumur Fouquet et Pellisson[1188]. Le second

avait été amené, dès le 22 novembre, de Nantes à Angers. Le 2 décembre,

d'Artagnan conduisit ses prisonniers au lieu appelé la Chapelle-Blanche.

Le 3, ils logèrent dans un faubourg de Tours, et, le 4, ils furent

enfermés au château d'Amboise.

Fouquet y resta jusqu'au 25 décembre, sous une surveillance sévère et

dans une prison dont La Fontaine donne une triste idée. Ce poëte, qui

accompagnait son oncle Jannart exilé en Limousin, s'arrêta au château

d'Amboise, peu de temps après l'époque où Fouquet y avait été détenu.

Dans une lettre adressée à sa femme il oppose la tristesse de cette

prison au riant aspect des contrées arrosées par la Loire: «De tout

cela le pauvre M. Fouquet ne put jamais, pendant son séjour, jouir un

petit moment: on avait bouché toutes les fenêtres de sa chambre, et on

n'y avait laissé qu'un trou par le haut. Je demandai de la voir: triste

plaisir, je vous le confesse, mais enfin je le demandai. Le soldat qui

nous conduisait n'avait pas la clef; au défaut, je fus longtemps à

considérer la porte et me fis conter la manière dont le prisonnier était

gardé. Je vous en ferais volontiers la description, mais ce souvenir est

trop affligeant.

Qu'est-il besoin que je retrace

Une garde au soin non pareil,

Chambre murée, étroite place,

Quelque peu d'air pour toute grâce;

Jours sans soleil,

Nuits sans sommeil;

Trois portes en six pieds d'espace?

Vous peindre un tel appartement,

Ce serait attirer vos larmes;

Je l'ai fait insensiblement:

Cette plainte a pour moi des charmes.

Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, surintendant des finance et sur son frère l'abbé Fouquet · 第 162 / 211 题