CHAPITRE DIX-HUIT.

_Gravitation démontrée par les découvertes de Galilée & de Neuton; que

la Lune parcourt son Orbite par la force de cette gravitation._

[Loix de la chûte des corps trouvées par Galilée.]

GALILE'E le restaurateur de la Raison en Italie, découvrit cette

importante proposition, que les Corps graves qui descendent sur la

Terre (faisant abstraction de la petite résistance de l'air) ont un

mouvement accéléré dans une proportion dont je vais tâcher de donner

une idée nette.

Un Corps abandonné à lui-même du haut d'une Tour, parcourt, dans la

premiere seconde de tems, un espace qui s'est trouvé être de 15 pieds

de Paris, selon les découvertes d'Hugens inventeur en Mathématiques.

On croyoit avant Galilée que ce Corps pendant deux secondes auroit

parcouru seulement deux fois le même espace, & qu'ainsi il feroit 150

pieds en dix secondes, & neuf cens pieds en une minute: c'étoit-là

l'opinion générale, & même fort vraisemblable à qui n'examine pas de

près; cependant il est vrai qu'en une minute ce corps auroit fait un

chemin de cinquante-quatre mille pieds, & deux cens seize mille pieds

en deux minutes.

Voici comment ce progrès, qui étonne d'abord l'imagination, s'opére

nécessairement & avec simplicité. Un Corps est précipité par son

propre poids: cette force quelconque qui l'anime à descendre de quinze

pieds dans la premiere seconde, agit également à tous les instans, car

rien n'ayant changé, il faut qu'elle soit toujours la même; ainsi à

la deuxième seconde le Corps aura la force qu'il a acquise à chaque

instant de la premiere seconde, & la force qu'il éprouve chaque instant

de la deuxième. Or par la force qui l'animoit à la premiere seconde il

parcouroit quinze pieds, il a donc encore cette force quand il descend

la deuxième seconde. Il a outre cela la force de quinze autres pieds

qu'il acquéroit à mesure qu'il descendoit dans cette premiere seconde,

cela fait trente: il faut (rien n'ayant changé) que dans le tems de

cette deuxième seconde, il ait encore la force de parcourir quinze

pieds, cela fait quarante-cinq; par la même raison le Corps parcourra

soixante-quinze pieds dans la troisième seconde, & ainsi du reste.

De là il suit 1º. que le mobile acquiert en tems égaux infiniment

petits des degrés infiniment petits de vîtesse, lesquels accélérent

son mouvement vers le centre de la Terre, tant qu'il ne trouve pas de

résistance.

2º. Que les vîtesses qu'il acquiert sont comme les tems qu'il employe à

descendre.

3º. Que les espaces qu'il parcourt sont comme les quarrés de ces tems

où de ces vîtesses.

4º. Que la progression des espaces parcourus par ce mobile sont comme

les nombres impairs 1, 3, 5, 7. Cette connoissance nécessaire de ce

Phénomêne qui arrive autour de nous à tous les instans, va être rendue

sensible à ceux même qui seroient d'abord un peu embarrassés de tous

ces rapports; il ne faut qu'un peu d'attention en jettant les yeux sur

cette petite table que chaque Lecteur peut augmenter à son gré.

+-----------+----------+---------------------+-------------------+

| Tems | Espaces | Espaces parcourus | Nombres impairs, |

| dans | qu'il | sont comme les | qui marquent |

| les | parcourt | quarrés des tems. | la progression du |

| quels le | en | | mouvement, |

| mobile | chaque | | & les espaces |

| tombe. | tems. | | parcourus. |

+-----------+----------+---------------------+-------------------+

| 1re. | Le Corps | Le quarré d'un est | Une fois |

| Seconde, | descend | un, le corps | quinze, |

| une | de 15 | parcourt | |

| vîtesse: | pieds: | 15. pieds. | |

| | | | |

+-----------+----------+---------------------+-------------------+

| | | Le quarré de deux | |

| | | secondes, ou de | |

| 2me. | Le | deux vîtesses est | Trois fois |

| Seconde, | Corps | quatre: quatre fois | quinze; |

| deux | parcourt | quinze font 60; | ainsi la |

| vîtesses: | 45. | donc le corps a | progression |

| | pieds: | parcouru 60. pieds | est |

| | | c'est-à-dire, 15. | d'un à 3. |

| | | dans la premiere | dans cette |

| | | seconde, & 45. dans | seconde. |

| | | la deuxième. | |

+-----------+----------+---------------------+-------------------+

| | | | Cinq fois |

| | | Le quarré de 3. | 15. pieds; |

| | | secondes est neuf: | ainsi la |

| 3me. | Le | or neuf fois 15. | progression |

| Seconde | Corps | font 135; donc le | est visiblement |

| trois | parcourt | corps a parcouru | selon |

| vîtesses. | 75. | dans les trois | les nombres |

| | pieds. | secondes | impairs |

| | | 135. pieds. | 1. 3. 5. &c. |

+-----------+----------+---------------------+-------------------+

Il est clair d'abord qu'à chaque instant infiniment petit, le mobile

reçoit un mouvement accéléré, puisque, par l'énoncé même de la

proposition & par l'expérience, ce mouvement augmente continuellement.

Par cette petite Table un coup d'œil démontrera, qu'au bout d'une

minute le mobile aura parcouru cinquante-quatre mille pieds, car 54000.

pieds font le quarré de soixante secondes, multiplié par quinze;

or quinze multiplié par le quarré de soixante, qui est 3600. donne

cinquante-quatre mille.

De ces Expériences il naissoit une nouvelle conjecture, à la

vérité bien fondée, mais qui requéroit pourtant une démonstration

particuliére. Car, voyant qu'un corps, par une pesanteur toujours

égale, faisoit soixante fois autant de chemin au bout de 60 minutes,

qu'il en faisoit pendant la premiére minute, on présuma que la

pesanteur elle-même devoit varier en raison quelconque des distances du

centre de la Terre.

Cela fit aussi soupçonner deslors à quelques grands Génies, qui

cherchoient une route nouvelle, & entr'autres au fameux Bacon

Chancelier d'Angleterre, qu'il y avoit une gravitation, une attraction

des Corps au centre de la Terre, & de ce centre aux Corps. Il proposoit

dans son excellent Livre _Novum Scientiarum Organum_, qu'on fît

des expériences avec des Pendules sur les plus hautes Tours & aux

profondeurs les plus grandes; car, disoit-il, si les mêmes Pendules

font de plus rapides vibrations au fond d'un Puits que sur une Tour, il

faut conclure que la pesanteur, qui est le principe de ces vibrations,

sera beaucoup plus forte au centre de la Terre, dont ce Puits est plus

proche. Il essaya aussi de faire descendre des mobiles de différentes

élévations, & d'observer s'ils descendroient de moins de quinze pieds

dans la premiére seconde; mais il ne parut jamais de variation dans ces

expériences, les hauteurs & les profondeurs où on les faisoit étant

trop petites.

On restoit donc dans l'incertitude, & l'idée de cette force agissant du

centre de la Terre demeuroit un soupçon vague.

Descartes en eut connoissance: il en parle même en traitant de la

pesanteur; mais les expériences qui devoient éclaircir cette grande

question manquoient encore. Le Systême des tourbillons entraînoit ce

Génie sublime & vaste: il vouloit en créant son Univers, donner la

direction de tout à sa Matiere subtile: il en fit la dispensatrice de

tout mouvement & de toute pesanteur; petit à petit l'Europe adopta son

Systême faute de mieux.

[Expérience faite par des Académiciens, laquelle conduit à cette

découverte.]

Enfin en 1672. Mr. Richer dans un Voyage à la Cayenne près de la Ligne,

entrepris par ordre de Louïs XIV. sous les auspices de Colbert le Pere

de tous les Arts: Richer, dis-je, parmi beaucoup d'observations, trouva

que le Pendule de son Horloge ne faisoit plus ses oscillations, ses

vibrations aussi fréquentes que dans la Latitude de Paris, & qu'il

falloit absolument racourcir le Pendule d'une ligne & de plus d'un

quart.

La Physique & la Géométrie n'étoient pas alors, à beaucoup près, si

cultivées qu'elles le sont aujourd'hui. Quel homme eût pu croire que

de cette remarque si petite en apparence, & que d'une ligne de plus ou

de moins, pussent sortir les plus grandes vérités Physiques? On trouva

d'abord, qu'il falloit nécessairement que la pesanteur fût moindre sous

l'Equateur, que dans notre Latitude, puisque la seule pesanteur fait

l'oscillation d'un pendule.

[La Terre plus haute à proportion à l'Equateur qu'au Pole.]

On vit par conséquent que, puisque la pesanteur des Corps étoit

d'autant moins forte, que ces Corps sont plus éloignés du centre de la

Terre, il falloit absolument que la Région de l'Equateur fût beaucoup

plus élevée que la nôtre, plus éloignée du centre, & qu'ainsi la

Terre ne pouvoit être une Sphére. Beaucoup de Philosophes firent à

propos de ces découvertes ce que font tous les hommes, à qui il faut

changer d'opinion; ils combattirent la Vérité nouvelle. Une partie des

Docteurs jusqu'au XV. Siècle avoit cru la Terre plate, plus longue

d'Orient en Occident que du Midi au Septentrion, & couverte du Ciel

comme d'une Tente en demi-voute. Leur opinion leur paroissoit d'autant

plus sûre qu'ils la croyoient fondée sur la Bible. Peu de tems avant

la découverte de l'Amérique, un Evêque d'Avila traitoit l'opinion de

la rondeur de la Terre, d'impieté, & d'absurdité. Enfin la Raison

& le Voyage de Christophe Colomb rendirent à la Terre son ancienne

forme sphérique, que les Chaldéens & les Egyptiens lui avoient donnée.

Alors on passa d'une extrémité à l'autre; on crut la Terre une Sphére

parfaite, comme on croyoit que les Etoiles faisoient leur révolution

dans un vrai cercle.

Cependant du moment que l'on commença à bien savoir que notre Globe

tourne sur lui-même en vingt-quatre heures, on auroit du juger de cela

seul, qu'une forme entiérement ronde ne peut lui appartenir. On n'avoit

qu'à considerer que le mouvement de rotation en vingt-quatre heures

doit élever les Eaux de la Mer: que ces Eaux élevées plus que le reste

du Globe devroient à tout moment retomber sur _les Terres_ de la Région

de l'Equateur & les inonder: or elles n'y retombent pas; donc la Terre

solide y doit être élevée comme les Eaux. Ce raisonnement si simple,

si naturel, étoit échapé aux plus grands Génies; preuve certaine

du préjugé qui n'avoit pas même permis ce leger examen. On contesta

encore l'expérience même de Richer: on prétendit que nos Pendules ne

faisoient leurs vibrations si promptes vers l'Equateur, que parce que

la chaleur allongeoit ce métal: on vit que la chaleur du plus brûlant

Eté l'allonge d'une ligne sur trente pieds de longueur; & il s'agissoit

ici d'une ligne & un quart, d'une ligne & demie, ou même de deux lignes

sur une verge de fer longue de 3 pieds 8 lignes.

Quelques années après, Mrs. Deshayes, Varin, Feuillée, Couplet,

repétérent vers l'Equateur la même expérience du Pendule; il le

fallut toujours racourcir, quoique la chaleur fût très-souvent moins

grande sous la Ligne même, qu'à quinze ou vingt degrès de la Ligne

Equinoxiale. Cette expérience vient d'être confirmée de nouveau par les

Académiciens qui sont à présent au Pérou; & on apprend dans le moment

que vers Quito, dans un tems où il geloit, il a fallu racourcir le

Pendule à secondes d'environ deux lignes.

Tandis qu'on trouvoit ainsi de nouvelles vérités sous la Ligne, Mr.

Picart par les mêmes ordres avoit donné en 1669 une mesure de la Terre,

en traçant une petite partie de la Méridienne de la France. Elle ne

donnoit pas à la vérité une mesure aussi exacte de notre Globe qu'on

l'auroit eue, si l'on en avoit mesuré des degrés en France, & vers

l'Equateur & vers le Cercle Polaire; mais cette différence sera trop

petite pour être comptée dans les choses dont nous allons parler.

Ces découvertes étoient nécessaires pour fonder la Théorie de Neuton.

On se croit obligé ici de rapporter sur ces découvertes & sur cette

Théorie une Anecdote qui ne sera pas sans utilité dans l'Histoire de

l'Esprit humain, & qui servira à faire connoître combien l'exactitude

est nécessaire dans les Sciences & combien Neuton cherchoit sincérement

la Vérité.

[Anecdote sur ces découvertes.]

Il avoit jetté dès l'année 1666 les fondemens de son admirable Systême

de la gravitation; mais il falloit pour que ce Systême se trouvât

vrai dans toutes ses parties, & sur-tout pour tirer du mouvement de la

Lune les conclusions que nous allons voir; il falloit, dis-je, que les

degrés de Latitude fussent chacun environ de vingt-cinq lieues communes

de France, & de près de soixante & dix milles d'Angleterre.

Dès l'année 1636: Norwood Mathématicien Anglais avoit fait, par pure

curiosité, depuis Londres jusqu'à Yorck, vers le Nord d'Angleterre,

les mêmes opérations que les bienfaits du Ministère de France firent

entreprendre depuis par Picart en 1669, vers le Nord de Paris, dans un

moindre espace de terrain.

Les degrés de Norwood se trouvoient, à très-peu de chose près, de

70 milles d'Angleterre, & de 25 lieues communes de France; c'étoit

précisément la mesure que Neuton avoit devinée par sa Théorie, & qui

pouvoit seule la justifier.

Mais ce qui paroîtra étonnant, c'est qu'en 1666, & même plusieurs

années après, Neuton ne savoit rien des mesures de Norwood, prises

plus de 30 ans auparavant. Les malheurs qui avoient affligé l'Angleterre,

avoient été aussi funestes aux Sciences qu'à l'Etat. La découverte

de Norwood étoit ensévelie dans l'oubli; on s'en tenoit à la mesure

fautive des Pilotes, qui par leur estime vague comptoient 60 milles

seulement pour un degré de Latitude. Neuton retiré à la Campagne

pendant la peste de 1666, n'étant point à portée d'être instruit des

mesures de Norwood, s'en tenoit à cette fausse mesure des 60 milles.

Ce fut par cette fausse mesure qu'il rechercha, comme nous l'allons

dire, si le même pouvoir qui fait graviter ici les corps vers le centre

de la Terre, retient la Lune dans son Orbite. Il se trouva assez loin

des conclusions, où il seroit parvenu avec une mesure plus exacte de la

Terre, & il eut la bonne foi d'abandonner sa recherche.

Il la reprit quelques années après, sur les mesures de Picart, & il

s'y confirma encore davantage en 1683. par les mesures plus exactes

de Cassini, la Hire, Chazelles & Varin, qui encouragés par Colbert

embrassérent un plus grand terrain que Picart.

Ces Académiciens poussérent la Méridienne jusqu'en Auvergne; mais

Colbert étant mort, Louvois, qui lui succéda dans le Département de

l'Académie, & non dans son goût pour les Sciences, interrompit un peu

ce grand travail.

Ce ne fut guère que vers ce tems-là que Neuton eut connoissance des

opérations de Norwood; il vit avec étonnement que ces mesures étoient

les mêmes que celles de Picart & de Cassini, à cela près, que le

degré mesuré par Norwood surpassoit celui de Picart de 240 toises,

& ne surpassoit celui de Cassini que de huit. Neuton attribuoit ce

petit excédant de huit toises par degré à la figure de la Terre,

qu'il croyoit être celle d'un Sphéroïde applati vers les Poles; & il

jugeoit que Norwood en tirant sa Méridienne dans des Régions plus

Septentrionales que la nôtre, avoit du trouver ses degrés plus grands

que ceux de Cassini, puisqu'il supposoit la courbe du terrain mesurée

par Norwood plus longue. Quoi qu'il en soit, voici la sublime Théorie

qu'il tira de ces mesures, & des découvertes du grand Galilée.

[Théorie tirée de ces découvertes.]

La pesanteur sur notre Globe est en raison réciproque des quarrés des

distances des corps pesants du centre de la Terre; ainsi plus ces

distances augmentent, plus la pesanteur diminue.

La force qui fait la pesanteur ne dépend point des tourbillons de

Matiere subtile, dont l'existence est démontrée fausse.

Cette force, telle qu'elle soit, agit sur tous les corps, non selon

leurs surfaces; mais selon leurs masses. Si elle agit à une distance,

elle doit agir à toutes les distances; si elle agit en raison inverse

du quarré de ces distances, elle doit toujours agir suivant cette

proportion sur les corps connus, quand ils ne sont pas au point de

contact, je veux dire, le plus près qu'il est possible d'être, sans

être unis.

Si, suivant cette proportion, cette force fait parcourir sur notre

Globe 54000 pieds en 60 secondes, un corps qui sera environ à soixante

rayons du centre de la Terre, devra en 60 secondes tomber seulement de

quinze pieds de Paris ou environ.

[La même cause qui fait tomber les corps sur la Terre, dirige la Lune

autour de la Terre.]

La Lune dans son moyen mouvement est éloignée du centre de la Terre

d'environ soixante rayons du Globe de la Terre: or par les mesures

prises en France on connoît combien de pieds contient l'Orbite que

décrit la Lune; on sait par-là que dans son moyen mouvement elle décrit

187961 pieds de Paris en une minute.

[Illustration]

La Lune dans son moyen mouvement, est tombée de A, en B, elle a donc

obéï à la force de projectile, qui la pousse dans la tangente A, C, &

à la force, qui la feroit descendre suivant la ligne A, D. égale à B,

C: ôtez la force qui la dirige de A, en C, restera une force qui pourra

être évaluée par la ligne C, B: cette ligne C, B. est égale à la ligne

A, D; mais il est démontré que la courbe A, B. valant 187961. pieds, la

ligne A, D. ou C, B. en vaudra seulement quinze; donc que la Lune soit

tombée en B, ou en D, c'est ici la même chose, elle auroit parcouru 15.

pieds en une minute de C, en B; donc elle auroit parcouru 15. pieds

aussi de A, en D. en une minute. Mais en parcourant cet espace en une

minute, elle fait précisément 3600 fois moins de chemin qu'un mobile

n'en feroit ici sur la Terre: 3600. est juste le quarré de sa distance;

donc la gravitation qui agit ici sur tous les corps, agit aussi entre

la Terre & la Lune précisément dans ce rapport de la raison inverse du

quarré des distances.

Mais si cette puissance qui anime les corps, dirige la Lune dans son

Orbite, elle doit aussi diriger la Terre dans le sien, & l'effet

qu'elle opére sur la Planete de la Lune, elle doit l'opérer sur la

Planete de la Terre. Car ce pouvoir est par-tout le même: toutes

les autres Planetes doivent lui être soumises, le Soleil doit aussi

éprouver sa loi: & s'il n'y a aucun mouvement des Planetes les unes à

l'égard des autres, qui ne soit l'effet nécessaire de cette puissance,

il faut avouer alors que toute la Nature la démontre; c'est ce que nous

allons observer plus amplement.

[Illustration]

[Illustration]

Elémens de la philosophie de Neuton: Mis à la portée de tout le monde · 第 24 / 43 题