Quant à la façon dont Rusbrock écrivait, je ne veux pas omettre ce que
nos pères nous ont appris. Voici quelles étaient ses habitudes.
Quand il sentait en lui les splendeurs de l’inspiration, il allait seul
au cœur de la forêt. Quand il avait puisé aux sources de l’Esprit, il
écrivait ce qui se présentait. Ce fut ainsi qu’il composa ses œuvres.
Plusieurs fois, l’inspiration faisant défaut, il passa plusieurs
semaines sans écrire. Quand l’inspiration revenait, il reprenait ses
habitudes, et, quoiqu’il n’eût pas le moindre souvenir des dernières
pages qu’il avait écrites, il les continuait exactement. Il écrivait la
suite de ce qu’il avait oublié, et ces choses s’adaptaient aussi
parfaitement que les différents chapitres d’un ouvrage écrit par un
homme qui eût travaillé en écrivant.
Plus tard, dans sa vieillesse, gêné par l’action d’écrire, il prit un
frère avec lui qui écrivait sous sa dictée.
Une étude approfondie, une réflexion mûre, un jugement solide, appuyés
sur de graves pensées, ont conduit quelques personnes à croire que
Rusbrock fut élevé sur la terre à la contemplation de l’essence divine.
Mais je me garderai bien de rien affirmer.