Puis, je me précipitai vers son mari, et, le saisissant par les
coudes: «Monsieur Chantal, mon ami Chantal, écoutez-moi; votre femme
vous appelle, remettez-vous, remettez-vous vite, il faut descendre;
remettez-vous.»
Il bégaya: «Oui... oui... je viens... pauvre fille!... je viens...
dites-lui que j'arrive.»
Et il commença à s'essuyer consciencieusement la figure avec le linge
qui, depuis deux ou trois ans, essuyait toutes marques de l'ardoise,
puis il apparut, moitié blanc et moitié rouge, le front, le nez, les
joues et le menton barbouillés de craie, et les yeux gonflés, encore
pleins de larmes.
Je le pris par les mains et l'entraînai dans sa chambre en murmurant:
«Je vous demande pardon, je vous demande bien pardon, monsieur Chantal,
de vous avoir fait de la peine... mais... je ne savais pas... vous...
vous comprenez...»