VII

Nous allions entrer dans une sorte de dispute sur la doctrine du

_réalisme_ dans l'art, lorsqu'un article de la _Presse_, signé Alexandre

Bonneau, donna ce soir-là un autre cours à nos pensées. Il ne

s'agissait plus seulement d'une question de goût, mais d'une question de

civilisation sociale, et l'intérêt de celle-ci nous domina au point de

nous faire oublier et ajourner la première.

C'est Julie qui nous avait interrompus en nous demandant de loi

expliquer ce que c'était que le _columbarium_ des anciens.

--Je vais te le dire, sans être savante, répondit Louise. Quand on a été

à Rome, on s'habitue tellement à l'idée de ce genre de sépulture, que

l'on ne peut plus admettre sans répugnance la méthode d'ensevelissement

adoptée dans le monde moderne: méthode barbare, hideuse, funeste, contre

laquelle le genre humain devrait protester avec l'auteur de l'article

excellent que tu viens de lire.

Mais, d'abord, je te recommande la lecture d'un autre article sur les

_columbarium_, par M. Laurent-Pichat. Tu y trouveras la description

extérieure de ces chambres-cimetières, ou plutôt de ces chapelles

païennes qui n'ont rien d'incompatible dans la forme et même dans

l'usage primitif chrétien avec le culte orthodoxe de nos jours. La

promenade de M. Laurent-Pichat à la vigne de Pietro est une relation

charmante et très-exacte.

JULIE.--Qu'est-ce que la vigne de Pietro?

LOUISE.--Pietro est un facétieux vigneron de la banlieue de Rome, qui

trouva dans son enclos, il y a quelques années, un columbarium

très-intéressant, et qui sacrifia gaiement ses ceps de vigne à l'espoir

de trouver d'autres antiquités. Cet espoir s'est réalisé. J'ai vu cet

intéressant enclos, depuis la visite qu'y a faite M. Pichat, et Pietro

n'avait pas fini d'exhumer ses richesses. Il pensait avoir cinq ou six

de ces chapelles dans sa vigne, et ne regrettait pas son raisin,

remplacé par un musée de bijoux antiques beaucoup plus fructueux. Mais,

pour ne te parler que d'un de ces curieux monuments, je te décrirai

celui dans lequel j'ai passé une heure, et qui est récemment déblayé et

remis en ordre. Je me disais, en l'examinant, que c'est quelque chose de

bien étrange de retrouver, après tant de siècles d'ensevelissement et

d'oubli, une collection d'objets en apparence aussi fragiles que des

urnes de terre et des cendres humaines; et, en y réfléchissant, j'ai

reconnu que cette poussière qui fut des hommes, et ces vases qui furent

de la poussière, sont, grâce à l'action du feu, les deux choses qui

survivent à tous les orages et à tous les cataclysmes du monde social.

Les plus antiques témoignages de l'existence des sociétés perdues dans

la nuit des temps sont des débris de terre cuite, qui ont servi de

tombeaux à des générations dont le nom s'est effacé de la mémoire des

hommes.

Le _columbarium_ dont je te parle est une chapelle en carré long assez

profonde, et retrouvée intacte depuis le fond jusqu'à fleur de terre, où

commençait son toit, lequel a été remplacé par un toit nouveau assez

rustique. Il ne paraît pas que ce monument ait été jamais autre chose

qu'une cave; on ne trouve, au fond, aucune ouverture indiquant que l'on

soit de niveau avec l'ancien sol. Peut-être qu'un édifice plus solennel

s'élevait au-dessus de celui-ci; c'est même très-vraisemblable. On

devait apporter les cendres dans une sorte de temple ou reposoir, et

descendre ensuite, avec cérémonie, dans le caveau funéraire.

Ce caveau est sombre et n'a jamais reçu la lumière que d'en haut. Il

est, de la base au faîte, creusé de niches à plein cintre d'un à deux

pieds d'élévation. C'est là que l'on déposait les petites urnes; c'est

là qu'elles sont encore, en grande partie, avec les mêmes cendres

blanchâtres et les infimes petits débris d'ossements calcinés qu'elles

contenaient. L'élégance et la diversité de ces récipients, les uns en

marbre, les autres en poterie, quelques-uns en matière plus précieuse,

forment une charmante galerie, avec les lampes, les statuettes, les

petits bustes, les monnaies, et ces fioles lacrymatoires, dont le verre

est devenu, par reflet du temps, d'une si belle irisation, qu'il

n'existe pas de pierres précieuses plus brillantes. Les épitaphes,

parfaitement conservées, sont au bas de chaque niche, quelquefois

accompagnées d'un petit bas-relief d'un travail exquis. Un buste de

jeune fille, de grandeur naturelle, est l'objet d'art colossal de cette

galerie: c'est un véritable chef-d'oeuvre. Par le type et par

l'arrangement des cheveux, cette tête ravissante rappelle la jeunesse de

madame Récamier.

--Ainsi, dit Julie, _columbarium_ veut dire tout bonnement colombier; et

l'on appelait ainsi ces chapelles funéraires, parce que les niches

rappellent celles que l'on fait pour les pigeons?

--Il y a encore dans ce même caveau que j'ai examiné, reprit Louise, une

tombe collective que l'on pourrait appeler une ruche. C'est un banc de

marbre blanc dans lequel on a creusé des capsules pour y déposer les

cendres. Chacune est protégée par un petit couvercle. C'est le mausolée

des membres d'une école de chant. Les clients, les affranchis et les

esclaves avaient leur place dans les columbaires des familles

patriciennes. Les voûtes étaient ornées de peintures à fresque

représentant des fleurs, des oiseaux et des papillons. Cette riante

décoration se retrouve aussi dans les catacombes chrétiennes. Elles sont

très-complètes dans celles de Sainte-Calyxte, mais plus jolies et d'un

ton plus frais dans un des columbaires de Pietro, qui n'est encore qu'à

demi-déblayé.

JULIE.--Il me semble que, dans ces conditions-là, la sépulture manque de

la solennité des cimetières.

LOUISE.--Elle manque d'horreur, voilà tout; mais elle m'a semblé revêtir

le véritable caractère sacré, celui qui s'attache aux souvenirs

inaltérables. La création des cimetières est le résultat d'un âge de

barbarie succédant aux civilisations épuisées. Ce n'est pas une

institution qui tienne à l'établissement du christianisme. Si les

premiers chrétiens ne brûlèrent pas leurs morts, ils les embaumèrent,

et, quand ils ne purent le faire, ils ne les rendirent pas à la terre

pour cela. L'idée de les conserver à l'état de cendres leur fit chercher

dans le tuf friable des catacombes un système de columbarium plus vaste,

mais où le cadavre était isolé de l'air respiré par les vivants; car on

creusait des lits dans ce tuf, et on y murait hermétiquement les

cadavres. Ces lits mortuaires sont superposés, le long des galeries

souterraines, comme ceux des passagers dans un navire, ou comme les

rayons d'une armoire. Un sous-sol favorable à ce genre de sépulture le

rendait plus expéditif que tout autre dans un moment de persécution;

mais le tuf volcanique de Rome est une condition toute particulière, que

nos terrains humides ne peuvent offrir. L'effet de la terre et des

cercueils de bois sera toujours la pourriture et les miasmes

pestilentiels qu'elle répand.

--La législation chrétienne, dit Théodore, ne peut jamais avoir eu en

vue de produire la mort par la mort, et je ne pense pas qu'aujourd'hui

elle s'opposât à l'incinération des cadavres, soit par le feu, soit par

des moyens chimiques que M. Alexandre Bonneau eût pu nous indiquer.

JULIE.--Moi je trouve que cette opération de brûler ceux qui respiraient

tout à l'heure a quelque chose d'effrayant pour la pensée.

THÉODORE.--Il y a quelque chose de bien plus effrayant, c'est l'idée

d'enterrer des vivants, et cela arrive souvent, beaucoup plus souvent

peut-être qu'on ne se l'imagine. On ne fouille pas un cimetière sans en

trouver la preuve, et tout le monde est d'accord sur la nécessité d'une

loi nouvelle qui remédie à l'horreur des inhumations précipitées. Nous

savons bien tous que le court délai imposé à l'enterrement n'est pas

même observé dans les campagnes. Les paysans ont peur de leurs morts.

Aucun médecin n'est appelé à constater les décès; on trompe les curés

sur l'heure du dernier soupir; on porte le cadavre au cimetière au bout

de douze heures, et moins si l'on peut. Souvent l'autorité l'apprend

après coup, mais tant pis pour ceux, qui n'étaient pas bien morts. On ne

recherche pas le délit, le crime peut-être, car il est des retours à la

vie qui contrarieraient des intérêts cupides ou des passions coupables.

Quelquefois, le vivant s'éveille dans la tombe. Imaginez l'épouvante de

ce réveil, le désespoir, la rage de cette seconde agonie! Il crie, il

frappe les parois étroites de sa bière. Un passant l'entend par hasard;

mais il croit aux âmes en peine; il promet une messe et s'enfuit.

Hélas! si jamais _âme en peine_ mérita ce nom, c'est celle du pauvre

martyr enfermé dans ce hideux instrument de torture. Il s'était

peut-être endormi avec calme, croyant s'endormir pour toujours; il avait

fait ses adieux à la vie, à la famille; résigné, au seuil de l'éternité,

il avait édifié ses proches par sa foi ou par son repentir. Il avait

expié ou réparé ses fautes. Il était absous par la croyance catholique;

il était marqué par elle pour le ciel. Et le voilà qui s'éveille, qui

s'étonne, qui s'effraye, qui a froid, et faim, et peur de la mort sous

cette forme atroce. Le voilà qui rugit, qui devient fou et furieux, qui

ronge ses mains ou déchire sa gorge avec ses ongles, pour finir par le

suicide au milieu des hurlements étouffés du blasphème. Et quels

regrets, quelle douleur pour ceux qui se savent aimés! O ma mère! ô ma

femme! ô ma soeur! si vous pouviez m'entendre! si vous me saviez là

vivant!

--Vous me donnez froid, taisez-vous! s'écria Julie. Jamais la mort ne

m'a fait peur. Cette idée est, au contraire, très-douce en moi, pleine

de poésie, d'espérance religieuse et même d'enthousiasme. Vous me la

gâtez, car j'avoue ne me sentir aucune force contre la pensée d'un

réveil dans le cercueil et d'une seconde mort dans les accès d'une

insurmontable frénésie. Cela se présente à moi comme un cauchemar

effroyable. Ah! mes amis, si je meurs près de vous, faites-moi

embaumer!... Mais non! L'idée de cette dissection répugne à la pudeur

d'une femme. Celle dont nous parlions dernièrement, cette femme illustre

qui était le type des distinctions exquises de l'esprit et du sentiment,

avait défendu que l'on touchât à son corps.

--Et elle avait raison, dit Théodore. L'embaumement est accompagné de

circonstances dégoûtantes; et l'autopsie, qui n'est pas nécessaire à la

science ou à la légalité, devrait être considérée comme une profanation.

Précisément, dans les magnifiques vers que madame de Girardin a fait

dire à Cléopâtre, elle peignait rapidement le côté antihumain, et, pour

ainsi dire, _antivivant_ de la vieille Egypte absorbée par l'_art

monstrueux_ de la momification:

On dirait un pays de meurtre et de remords:

Le travail des vivants, c'est d'embaumer les morts;

Partout dans la chaudière, un corps qui se consume;

Partout l'âcre parfum du naphte et du bitume;

Partout l'orgueil humain follement excité,

Luttant, dans sa misère, avec l'éternité!

--D'ailleurs, reprit Julie, la conservation de nos restes par ces

procédés est quelque chose de si laid, que, pour rien au monde, je ne

voudrais prévoir que l'on me verra encore dans cinq cents ans.

LOUISE.--Et puis, la question n'est pas de consulter les gens qui ont le

moyen de s'occuper de la figure qu'ils veulent faire après leur vie. Si

nous étions tous riches, nous arriverions très-facilement à ne pas

rendre nos sépultures dangereuses pour les populations; mais comme les

riches sont le petit nombre, et que le grand nombre est forcé de faire

de ses dépouilles une sorte de voirie et un foyer d'infection, il serait

grand temps de réformer ce fatal système.

--C'est une réforme où il y aurait donc trois choses à détruire, dit le

méthodique Théodore. D'abord, et avant tout, le malheur ou le crime

fréquent des inhumations précipitées; deuxièmement, le manque de respect

aux morts; troisièmement, l'effet désastreux, constant et certain, pour

la santé publique, de la méthode actuelle. Donc, il y aurait à trouver:

1° La certitude de la cessation de la vie, problème que la médecine n'a

pas résolu, et qu'il serait nécessaire de suppléer par une certitude de

la mort, c'est-à-dire par l'épreuve d'un délai sérieux et par une

constatation légale réelle. Comme on n'obtiendra jamais ce dernier point

dans les campagnes, il faudrait soustraire les morts à l'aversion

superstitieuse du paysan, en les plaçant dans un local d'attente,

semblable à celui qui est en usage dans d'autres contrées. Ce délai

n'offrirait pas de dangers pour la santé publique; les fonctionnaires

particuliers, payés par les communes, veilleraient aux premiers

symptômes de la putréfaction, _seul indice certain de la mort_, les

médecins l'avouent et plusieurs le déclarent. Les cérémonies du culte

conduiraient ce corps à son lit d'attente, comme elles le conduisent au

lit définitif de la tombe. Quelle belle cérémonie à instituer que celle

de son retour parmi les vivants quand le cas se présenterait!

2° Le système le plus économique, le plus décent et le plus religieux

pour la conservation des restes humains, entassés aujourd'hui, et demain

éparpillés et profanés, soit dans les fosses communes des grandes

villes, soit dans les cimetières de campagne, où manquent l'ordre et

l'espace, et où les enfants sentent craquer sous leurs pieds les

ossements de leur grand-père, avec la plus cynique insouciance ou avec

le plus insultant dégoût. L'incinération ou la dessication, par le feu

ou par les agents chimiques qui viendraient à le remplacer sans grandes

dépenses, est le meilleur mode, car l'urne est le meilleur tombeau; le

plus portatif, si l'on autorise les parents pauvres et les amis à ne pas

se séparer des restes sacrés (liberté que je n'accorderais pourtant pas,

si j'étais législateur, dans une société aussi peu religieuse que la

nôtre); et le plus durable, parce qu'il est le moins volumineux, le plus

facile à préserver des outrages de la préoccupation, de la brutalité des

effervescences politiques, et des empiétements des sépultures les unes

sur les autres, créés par la nécessité, par le manque d'espace ou de

temps.

3° Le moyen le plus efficace de préserver les vivants de la contagion de

la mort par les exhalaisons des cadavres, par l'assimilation de l'air,

des eaux et des plantes aux principes putrides de ces dissolutions. Je

me souviens d'avoir vu, au cimetière Montmartre, la forme d'un corps

humain comme tracé en relief sur la terre humide. En me baissant, je vis

que ce relief était le résultat d'une couche épaisse de petits

champignons vénéneux. Le pauvre mort était dessiné là, tête, corps, bras

et jambes, et comme revenu à la surface du terrain, sous forme de

végétation hideuse et infecte. Et pourtant c'était un particulier aisé,

il avait, pour dernière demeure, son petit carré de terre, sa barrière

peinte, sa croix sculptée, son banc de gazon, sa plate-bande de fleurs.

Il avait été probablement enterré honorablement, à la profondeur voulue,

dans un caveau cimenté et dans un cercueil convenable. La putréfaction

avait percé le bois, la pierre et l'épaisseur du sol. Elle avait fait

surgir, en dépit des soins donnés à cette sépulture, l'immonde

végétation qu'on eût pu appeler le poison vital de la mort, et qui, en

se desséchant, devait se répandre en poussière impalpable dans l'air

respiré par les vivants.

JULIE.--Vous avez, ce soir, d'abominables historiettes. Dites-nous vite

votre remède, et parlons d'autre chose.

--Julie! dit Théodore d'un ton rude et triste, vous n'avez encore perdu

aucun de ceux que vous aimez. Quand ce malheur vous arrivera, vous

sentirez se joindre à vos regrets je ne sais quel effroi, quelle

angoisse physique, et vos genoux trembleront en s'appuyant sur cette

terre ou sur ce marbre, au sein desquels s'accomplira la terrible et

repoussante transformation de l'être aimé. Alors, vous comprendrez que

les restes humains ne devraient pas subir, comme ceux des animaux

inutiles, cette opération lente de la destruction par le ver de la

tombe. Vous frémirez à l'idée de ce que vous éprouveriez s'il vous

fallait revoir ces traits chéris ou vénérés devenus des objets

d'épouvante ou de répulsion. Vous aurez besoin de fuir ces sépulcres

barbares qui matérialisent l'idée de la mort, qui dégradent et

défigurent l'image restée dans nos souvenirs. Alors, vous regretterez

de ne pouvoir pleurer sur une cendre purifiée par le feu, sur un cadavre

dont l'annihilation subite laisserait intacte, en vous, la beauté des

formes de votre enfant, ou la majesté des traits de votre mère.

--Vous avec raison! dit Julie. L'homme doit disparaître, il ne doit pas

pourrir; il ne doit devenir ni une momie ridiculement parée, objet

d'horreur grotesque, ni une couche d'immondes champignons, poison

répandu dans l'atmosphère. Il doit devenir cendre. S'il pouvait ne rien

devenir du tout et se consumer entièrement, ce serait encore mieux, car

le rôle de son corps est fini au moment ou celui de son âme recommence;

et, pour se pénétrer de l'instinct de l'immortalité, ceux qui lui

survivent devraient ne pas même savoir ce que la putréfaction peut faire

de la beauté de cette forme. Il faudrait l'anéantir comme un vêtement

que l'on a vu porter à un ami, et que l'on brûle, plutôt que de le voir

traîner dans la boue. J'adopte donc l'idée de l'incinération, et je la

trouve religieuse, morale et civilisatrice.

--Oui, oui, dit Julie, demandons qu'on érige le _columbarium_, qui

mettra nos morts plus près de nous, et qu'on ferme le cimetière qui nous

en sépare à jamais. Dans le _columbarium_, point de corruption, point

d'animaux carnassiers attirés par l'odeur de la chair. Une poussière

inodore, inaltérable. Pas de terreur laissée après soi, pas de dégoût

autour de la dernière demeure. Des flammes purifiantes pour linceul, une

petite urne pour sépulcre, relique sacrée qui peut recevoir les baisers

et les larmes maternelles tant que la mère existe. Et, dans les

fantasmagories de la nuit, que le moyen âge a rêvées si atroces et que

l'imagination populaire voit encore sous des couleurs si noires et si

grossières, au lieu d'une danse macabre de squelettes grimaçants, des

ombres douces et poétiques qui gardent l'apparence et la beauté de la

vie, de suaves ou d'imposantes apparitions qui ne viennent pas menacer

des tourments éternels le pauvre hors d'état de payer la messe, mais

qui, prévoyants et généreux amis au delà de la mort, viennent consoler

des maux du présent et préserver des fatalités de l'avenir.

--Sur ce, dit Julie, prions pour que le plaidoyer de M. Alexandre

Bonneau ait le retentissement qu'il mérite, et pour que la civilisation

l'emporte de nos jours sur la barbarie.

Montfeuilly, 20 octobre 1836.

Autour de la table · 第 14 / 66 题