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Samdÿ.
j lait aisé à juger avec qu’elle satisfaction j’aÿ leus vostre
tres-scharmente lestre, jl me la vallaÿ telle pour me tirer unpos de
la profonde reverie aux mes malhors, et _labsense_ ma plonjé, elle aÿt
grande tendre et comme je la souhaite, n’en écrives poin de plus
petiste, cela vous dois soulager, et je vous jure qu’a mois aussÿ,
vous ne les sauries faire assaÿ amples Vostre passion m’ais si
agreable, que j’aÿ aucun plaisir dans _labsanse_ que de la voire
peinte sur du papié, je conserve vos lestres comme la schose du monde
la plus pressiose puis qu’elle me consolle de tous mes disgraces; j
vojan que vous jure de maimér, à maistre fidaille, et a me jamais
abandonner, que poje souhaiter plus de vous, vous voje dong que je
suis tous à fais contemps de vous, je vous conjure de l’aistre aussi
de mois et de me poin inputer que vous ne reseves pas regoulierement
tous les poste de mes lestres, j’aÿ injoré un jour qui aÿ le
_dimansche_, mais comme j’an suis informé mon éxactitude vous feras
connaistre que j’aÿ pesché fauxte de le savoir mieux, et la neglijance
me vien pas des schagreins que j’aÿ, sait allors que je sonje le plus
a vous car vous me serves de consolation et le plaisir de penser à
vous surpasse tous austres plaisirs que je connaisse Jdolo mio, can
aurage la joÿ de te tenir íntre mes bras, n’aisse pas pour desesperer
un Catong, que de voir que vous pouves _venir_, si _Prince Max_ ne
l’anpeschaÿ pas, mais quois que l’anvie de vous _voir_, me fist passer
ma jalousie et que je vous priai, de venir combien de temps pourage
aistre avec vous, postaitre que dos jours et appraÿ je vous voiraÿ
parmis des jans qui nous haisse, et d’austre qui volle sinsinuer, ne
croje pas mon Ange que ma jalousie, me vien de la movaise oppinion que
j’ay de vous, se seraÿ tros criminelle mais elle me vien de la
violanse de ma passion, ainsi je me flatte que vous m’excuseraÿ
toujours can saite follie me prans; que ne vous doige poin que vous
prené tang de paine à me guerir de tous mes soupsons vos journos me
console, vostre sermang me fait auxblié tous que j’avois dans la
servelle, ha que ne _suige auxprai_ de _vous_ je me jaiteraÿ à vos
pié, vous remersier de tous le soin que vous prenes à me randre horos
et contemps, je suis persuadé de vostre bonne intasion, je ne doute
pas de vostre fidailite, et je vois tres bien que si vous gouvernie la
fortunne, tans d’inconvenian n’arriveraÿ pas comme je pouraÿ
postaistre recevoir ordre de marcher à Lunen: mande mois si je ne puis
passer a _Celle_, san donner de lombrage si _vous ni aitte pas_ la
bien seanse le demande, mais apresan je ne saÿ se que je dois faire La
reponse de la Boulle, ayt assaÿ pican et elle merite bien unne
reponse, dans la quelle jl ne faux pas éparnier la _musique_. je ne
saÿ si je me trompe mais en relisang 11^{me} lestre je ne le trouve
pas si tandre ni si sainsaire que la 10^{me} mande mois si je me
trompe, la 10^{me} aÿ scharmente elle marque unne veritable passion
que vous aves eus en l’écrivang, pour lamour de mois, saje toujous de
la sorte, et me faite poin apersevoir de la froidor, que je fais pour
le merité, dite le mois, afein que je me puisse excuser. aise
postaistre que vous trouve pas tendre que je vous prie pas de _venir_,
mais songes se qui m’émpesche de le faire si vous le voules pourtang
je vous en priraÿ mais je seraÿ postaistre 2 jour ici et puis vostre
voisein aura le schang libre jl vous à aimé, ai maime jl vous a pas
étté indifferang, je le crains toujour quois qui laÿ gaire à craindre,
mais jl soufit qui la étté sur un pié for famillié avec vous, pour
avoir juste raison de craindre son impertinanse, et maime jl seraÿ
faschos, de voir un homme aupraÿ de vous, qui pourait avoir 20
petistrous par aux jl vous pouraÿ voir, austre que vous ne saurie dire
un most qu’il ne puisse entendre, mais tous ses raisons ne son pas
soufisang, et si j’avois l’ésperanse à demorer je vous conjureraÿ
toujour de _venir_ dans l’ésperanse que vous trouveraÿ le mojein de
vous en defaire, car san cela je ne pouraÿ vous voire, puisqu’il seraÿ
toujour en gaÿt à Espioner. Puis que je ne puis vous abandonner saÿ
pourquois je refuse tous les avantage qui se presante, je pretans vous
faire voir par la mon attachement et saÿ la mon unique but pour quois
je vous fais voire les lestres que lon m’écrivois de tous costé, crojé
pourtan caucunne avantage aÿ capable à me faire quiter ici tandis que
vous auraÿ de la bonté pour mois; je connaÿ le pouvoir d’unne _maire_
que lon aime, et can selle vous donne loccasion jl fauxtaistre aussi
saje pour pouvoir resister, mon san se remus, can je pense que la
vostre seraÿ capable, pour se vanjer de _Prince électoral_ que vous le
_fisie coqus_ et cant jl me vien dans la taiste, si jamais vous faisié
ses caraisses, à qu’elcaustre qu’a moÿ tous mon sang se tourne dans
mes vaines et je ne puis demorer sur la plasse, tans que saite pensé
me donne de linquiettude, ah bondieux si je vous vojaÿs émbrasser
qu’elqun avec autang de passion _que vous_ me _lavez_ faite, et
_monter_ à _scheval_ avec la maime énvie, je ne vos jamais voir dieux
si je n’en devein pas fous, tenes en l’écrivang ma main me tramble aÿ
j’aÿ de la painne à poursuivre. schangon de matiere, les amis don je
vous aÿ parlé song Busch et hammerstain, l’aurié vous bien crus, se
sont os qui on mis _Prince électoral_ tous les histoire de mon jos en
taiste, mais ’aÿ écrit aux premié unne lestre, qui luÿ feras bien
connaistre sa foseté je me flatte de reschef puis que _Duchesse de
Celle_ et _Duc de Celle_ se songt accomodé, faite dong de vostre
mieuxÿ La _gaire_ ne durera pas si longtemps que cela _rouinerai_ le
_paix_, saÿ pourquois saite excuse ne pos longtemps passer pour unne
defaite, vojes si vous tiendraÿ vostre parole, puis que vous me
promaité que vous moureraÿ plusto, que de n’aistre pas _unis avec
mois_, continue dans ses santiments, et vous me rande la vie, vous
souije assaÿ schaire, que vous serié capable a tenir se que vous maves
promis, si cela aÿ, je vous jure éncor unnefois par les astres, que
rien aux monde m’éloinjeras de vous, par le lestre _ici jointe vous_
verreraÿ comme de nouvos, lon schersche à me persuader d’Épouser la
Filje de M. Bielke, mais ma réponse à étté, que je moureraÿ plusto de
fein que de le faire et que je le priaÿ for, de me plus parlé de
mariage, car cela nous pouraÿ bruljer ensemble je me flatte que vous
seraÿ contente de ma resolution; puisque nous vojang si pos
d’apparanse à nous _voir_, il faux sonjer à des expedian, _vous le
trouveraÿ sur se biljaÿt_, je crois que cela se pouras, pour vos que
je ne parte pas, et que je vous feraÿ savoir entre ici et se temps la;
si vous voules attendre jusques à ce que _Prince Max_ sannuis, je ne
vous _voirai_ de longtemps, car cant j laÿt avec _l’Électrice_ et sa
maigre divinité, j laÿ comptemps comme un Roÿ, je n’auraÿ pas crus que
se margos m’auraÿ donné tang de schagrein, comme jl faÿ, je vousdraÿ
qui fust aux _fong_ de la _hongrie_, jl me donneraÿ plus des mos de
coeur comme jl faÿ presantement. Lon ne sauraÿ plus obligament, parlé
comme vous le faiste sur le schapistre de mourir de fein, mais croje
vous que quois qu’il meseraÿ dunne grande consolation de vous voir
toujour a mon costé, que je vousdraÿ vous antrenner dans la misaire,
non non ne le croje pas, vous deves vivre horos et comptemps
enattandans que je scherge qu’elque mors gloriose, pour abrejer mes
jours malhoros, et mourir _lament_ de _Princesse électorale_.
j’aispaire que vous auraÿ resu les dos lestres dong je vous ay parlée,
si non mande le mois, vous me feraÿ plus l’injustice de croire que
qu’elque consideration dans le monde me post detascher de vous, l’avos
ici desus vous feras voir que je moureraÿs avec mon Amour, comment
pouraitong vous quiter, car tans plus que lon vous connais tan plus
que lon vous adore, lon decouvre tous les jours des nouvelles merites,
et vostre passion aÿ sol capable à me faire plustos tranjer la taiste
que de vous abandonner, pour jamais; j’aÿ de la honte de mon pos
d’exactitude, je vous en demande pardong, saite unne foste que je vous
prie de ne point attribuer à la neglijance mes aux pos de memoir que
j’ay, mais ma divinne Leonis, avoué à vostre tour que mes lestres son
bien plus grande, et que san vous en avoir avertis, vous les aurié pas
fais si émple, schaqun à son paquaÿ, ainsi je consantiraÿ jamais que
vostre passion aÿ plus grande que la mienne, aÿ je seraÿ inconsolable
si je ne vous en avais pas donner plus des marques essansielle, car
vous pourié croire que la _vanité_, puis que vous _aite preincess_,
ferait que je m’attasche, non je vous jure si vous aitié _filie_ du
_bouro_, et que vous eusié les merites que vous possedes à presang, je
vous aimeraÿ, avec autang d’ardor, vous me trouveraÿ gaire delicas,
mais je me flatte que vous trouveraÿ mes santimens tendres; onon des
dieux continues, dans les santiments aux je vous vois, si ma disgrasse
me voulaÿ pouser si loin, que vous eusie de l’aversion pour mois, je
me donneraÿ assurement un cous de pistolaÿ ...
11
Quo que j’avois pris la resolution de vous ecrir demain, et de vous
repondre émplement sur vois lettre que j’aÿ reçu à la fois, du 13^{me}
14^{me} et 15^{me} je me vois privé de se plaisir, par la resolution
que le Roy à pris, d’ataquer demain l’armée de Franse, la quelle aÿt à
2 hors de nous, le lieux se nomme Engein; Dans tout austre temps sette
nouvelle m’auraÿ donné de la joÿ, mais je vous avoue qu’a lors qui laÿ
elle me chagrinne, je suis aimée de vous l’unique objaÿ que j’aÿ
trouvé dinje d’aimer, je me suis poin trompé dans mon opinion de
croire que vous possedié, toute les Belle calité, que lon puisse
trouver aux monde, mais ma chaire je dois hasarder la vie, et
postaitre vous revoire jamais, à paine aije sus que vous aitié
innossante, et que je vous aÿ soupsonné en fos, que je vous dois
postaitre jamais plus revoir, j’aÿ hasardé ma vie sant fois, par
sottise aux par geté de coeur, et je me connaÿ assaÿ, que je saÿ que
lamors ma jamais éffrajé, mais ma divinité se que me rans poultrong aÿ
la crainte de ne vous plus revoire, adieux dong émable
jllÿdojllÿrojllÿadieuxjllÿ, que je suis a plaindre, et je suis
pourtang horos, mais je ne pos profiter de mong bonheur. ne croje
pourtang poin que vous aves un galang poltrong, non ma chaire, puis
qu’il faut aller aux combat, je mÿ comporteraÿ comme j faux, et si je
pos, j’aispaire de mi sinjaler; mais mon coeur permaitemoÿ, de vous
faire unne priaire la quelle aÿ, que si mon destein me vost assaÿ de
mal, d’aistre éstroppié, d’un bras, aux d’unne jambe, ne m’oblie poin,
et ajé unpos de bonté pour un miserable qui, à fais son unique plaisir
de vous aimer, non ma chaire ne l’oblie pas, sait un homme qui à eus
un veritable attaschemens pour vous, et qui l’auras tous le reste de
sa vie, quoÿ qu’estropié, mais sieux qui out aité charmé par les
vostres, ne les vairerongs postaire plus, je ne pos penser en cela,
sans verser des larmes, ah que je profite bien pos, d’aistre aimé de
vous, et que vous me causé bien des tourmens. jl sonne 12 hors; aux
closjé de Halle; lon apporte des balles poudre, et maisches saÿ le
prologue pour la saine que nous devons jouer demain, jl faux me rendre
à mon devoir, adieux emable enfang, ah que je suis à plaindre du cang
de Halle le 23^{me}
12
mais Maistresse m’aurais émpesché de sonjer à vous, aux Dieux est il
possible, que vous croje cela, et si je vous avois poin écris de tous
(quo que celci est la 4^{me} lettrere) vous devries jamais avoir eus
telle penses, ce postil que vous croje que j’aime quel aut̂re que
vous, non je vous proteste qu’apres vous je n’aimeraÿ jamais plus, il
ne seras pas for difficile de tenir parolle, car appres con vous à
addorer, post on trouver d’aut̂re Famme jolie, vous vous faite tors,
decroire telle schose, et comment pourie vous faire une comparaison de
vous et les autres et se post il c’apres avoir aimé une Deessé, lon
pusse regarder les Mortels, non énverité je suis de tros bong gous, et
je ne suis poin de ses jang qui voilje s’encanailjser; je vous addore
scharmante brunetté, et je moureray avec ses sentiment, si vous
m’oblije pas, je vous jure que je vous aimeraÿ toute ma vie je n’atten
plus de vos lettres, parceque, je pretemps d’aistre bientos aupres de
vous, et mon unique occupation allors seras de vous montre, que je
vous aime à la follie, et que rien m’ay plus schaire que vos grace,
adieux, le 3^{me}/23.
13
Crainte de ne vous pouvoir parler je prens la liberte à vous montre
mong schagring du malheur, qui vous est arrive Dieux sait que mon
coeur me la predit, mais mon companjon na schamais voulu attendre, quo
que je luÿ en aÿ pries, mais par comble de malheur jl faux que
j’éttande que mon amÿ intime à eus le plaisir avec son faschos
conpanjoin à vous éntretenir, jl me semble que j’ay beaucoup de
raisong de me plaindre des Dieuxs, puisquil sont assay injuste de
m’oter tous les mojengs à vous rendre service et én meme temps le
Donne, en main à sos de qui j’ay le plus à craindre, depuis cet
axcidemps je me suis mis en teste, des étranje schose, et je suis
assay sos de croire que l’axcidemps arrivé, hier, cet un prognostique
de mon malheur, et que cela sois le meme homme qui me coseras tous ses
schagrings cela feras que je le feraÿ observer de plus pres, à mon
absence et si j’attang la moindre schose, crojé moy en honesthomme que
je vous reverrerai jamais, et que j’vaÿ plustos scherjé le fong de la
Laplende, que de parraistre devang ses sieux qui mon scharmée. je
deteste mon companjong, car sen cela j’auray éus le plaisir de vous
servir, aux lieux que je vois cette joÿ dans le sains d’un homme, que
j’abhorre, et qui est assay impertinang de me le venir conter luy
meme, m’apprenang dans l’étas aux vous aviéz étté, vot̂re
deshabiljemen, sans cornette les schevos pandus sur votre inconparable
sain, aux Dieux je ne pos plus écrire de raje.
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En faisang reflextion sur la miserable condiction dans la quelle je me
trouvois lon mapporte la vot̂re pos attendu de moy, ma joy estois si
grande que j’ay oblijé d’avoir du mal, en me lensang sur la lettre
comme si rien me manques vous avez tous fais ce que je souhaites à
vous voir faire, jl reste dong à moy à vous remercier de vos bontée,
et a vous bien persuader de ma fidellite
Jo ti saro fedele,
Ne mai ti tradiro.
Se ben mi sei crudel,
sempre t’adorero;
si vous m’en croje pas, je suis prest à abandonner Mere, Parang, Amy,
Biens, et la Patrie, pour vous en mieux persuader, et il dependera que
de vous, si je dois faire le vojage que vous saves bien, mon malheros
étas me fournit une bonne excuse, je pouray faire le malade bien
longtemps, si vous aite d’acor avec moy je vous prie à me le mander
car je prendray mes messure ladesu, say la plus grande éprove que je
puis vous donner à présan, acceptele dong, et rende moy par la horos
car le bien de vous voire surpasse de beaucoup à Lembition que jay de
faire ma fortune, je n’an sauraÿ trouver de plus considerable et seluy
de vous posseder may si jaire que je ne fais plus de reflextion sur
tous les autres. Vous avez par vot̂re lettre tellement purifié mon
coeur que le moindre soupsong de jallosie ni reste pas, l’empressement
que vous me temoinje pour savoir l’état de ma senté, me persuade assaÿ
que vous maime pour contenter à vot̂re desir je vous diray que je
soufre éxtremement sepandang la douleur de ne vous voir poin surpasse
en beaucoup, selle de la schutte, je pouray me porter mieux en 4 jour,
mais si vous accepté ma proposition, je garderay éncor 10 jour la
chambre cela n’émpescheras pas qu’ossitos que je pouray marscher je
pouray vous embrasser aux lieux connue; pour avoir de vos nouvelles,
je crois que le plus sur mojen, est q’un de mes jangs (sur le quelle
je pos me fier)....
15
Un autre que moy vous metteray sur l’éprove pour voire, si votre amour
vous pouseray si loin que de venir sche moy, mais moy je vous aime
trops pour vous pouvoir voire dans set hasar, et votre offre me sufit,
cepandan pour ne poin perdre l’occasion de vous voire (puisque j’aÿ si
pos de temps à rester avec vous) je viendray se soir sche vous, si
vous j consente, et jattang de vous leur du rendevous, si vous trouve
bong que je parraisse à la cour je le feray, mais sans cela poin. La
joÿ de vous revoir me fais oublier tous les schagrins que ma maladie
ma attiré, je suis aureste assay contemps de vous, sepandang je ne pos
oublier le pos d’opposition que vous faitte aux sujet de mon vojage,
ajan une bonne éxcuse pour men dedire, je ne say se que j’an dois
juger, Dieux volje solement que cette absence ne soy funeste pour moy.
Vous m’accusé que je vous aime pas assaÿ, comment pouve vous aistre si
injuste, mais je passeray se poin sans j repondre saschan bien que
vous aitte tros persuade de ma passion, qui est la plus pure que
jamais à étté, et qui dureras tandis que je viveray, je vous l’ay
contesté souven en prosse, permaite que je le fasse pour le presang en
vers.
=So lang mein herz noch ohten spüret
Wiel ich _votre non_ lieben,
Solange sich mein blut noch rüret
Bleibt sie mir darrein geschriben,
Und sol mit meines läbens lauf
Bey mir die liebe nicht hören auf.=
a 6 hors mon homme seras devang la schambre de la bonne bonne amÿ.
16
Le 1^{mer} de septemb.
Pardonnes si le schagrein et le desespoir m’a fais faire la foste à ne
vous point écrire depuis dos jour cant on aÿ dans l’état aux je souis
lon ne saÿ se que lon fais. je commenseraÿ par vous dire que j’aÿ
schangé dos schifres dans nostre Clée, qui ay, j, se marque 31/ i, se
marque 35, u, se marque 53, v, se marque 53, v, se marque 54/ je vous
d’opserver sesÿ; Appraÿ cela je vous diraÿ que vous aves marqué dos
lestres, 10^{me} ainsy que la 14^{me} devraes aistrÿ la 15^{me} mais
continues solement apresan, car j lia poin d’austre mal, que la
segonde, aux premiere 10^{me} auray peus se perdre san que lon eus
seus, solement, que lon en eus perdue unne. J’aÿ éncor à vous dire,
que je vous aÿ écrit dos lestres, adraissé, à 131, que j’aÿ crus à
_Celle_, jl faux savoir si vous les aves reseus; 3 lestres ont été
adraissé, aux _maistre de poste de Celle_ qui son daté le 20^{me} et
aÿ la 9^{me} lestre, le 26^{me} et aÿ la 12^{me} lestre elle aÿ de
_consequense_ le 30^{me} et ay la 14^{me} lestre; j laÿ bong aussÿ de
regarder si vous aves la 13^{me} lestre, je vous prie manques pas à me
repondre ici desu, vous pouves tous voir par la souite car je souis
bien sure que j’aÿ ette exacte saite fois ici. Vous seraÿ surpris de
me voire faire des reflextions pareilje, dans l’état aux je souis, mes
ma schere nous avons tant des malhors, qu’il ne faux pas s’en faire
sois maime; j’aÿ resu la vostre daté le 26^{me} mais vous saves quelle
accidans m’ayt arrivé, en prenan unne boutelje pour laustre, je vous
laÿ mandé dans mes presedantes je vois pourtang, dans vos daté 28^{me}
29^{me} et la 30^{me} se que vous m’aves voulus dire dans la 26^{me},
j’ay unne joÿ tres grande de vous savoir, hor _de crainte_ et je me
vos du mal d’aistre cause, de vostre inquiettude, qui a contribué
_beaucous a votre mal_; presantements que vous aites _hor de crainte_
j’aispaire que _la fievre vous quitera aussi_; Que je vous plain
d’avoir tant soufer, _sis hors l’axaÿ_ je ne comprans pas comme _vous
aves asay_ de _forse_ à _m’ecrire_ éncor, je le reconnaÿ comme je
dois, et je souis persuadé que l’amour vous, en rang; mes a quelle
poin vous souige point obligé pour se marque de vostre tendraisse,
j’amais j’obliraÿ des telles bonté. Si mes _lestres_ avois assaÿ de
_forse_ à _soulajer vos mos_; je feraÿs en sorte que vous _en eusie_,
tous _les hores_, mes je prans se compliment pour un aiffaÿ de vostre
bonté, sepandans je pos vous jurer que les vostres me consolle
beaucoup, et san les trois derniés daté 28^{me} 29^{me} et 30^{me} je
seraÿ aux tombos à lheur qui laÿ. Se seraÿ la plus grande sottise
appraÿ tous que je pouraÿ faire, car quois que cela seraÿ tendre, je
vous perdraÿ; et vous dite forbien dans unne des vostre qu’elle
desespoir de ne se poin voir pour jamais, vivons dons énsembles,
aimons nous éternellement et jurong nous de nouvos, unne constance à
ne jamais finir, et qu’aparÿ le trepas si nous avon le sang, que cela
dois durer aussÿ; Pour vivre énsemble prenes tous les soins
imaginable, à vous _conserver_, sonjes que mon repos en depans; Si
vostre _mal continue_, j laÿ seure que je deviendraÿ fous. La fievre
rainje beaucoup ici, nous avons praÿ de 200 malades, de nos troupes
mes domestique le devienne un appraÿ l’austre, j’aÿ etté obligé,
d’anvojer mon valaÿ de chambre à Zelle, les austres sont à Lunenb: si
cela continue, le tous viendra à moÿ aussÿ.
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