Le 12^{me} j’aÿ fais se que j’aÿ fais les austres jours, sait a dire
boire manjé, et visité les poste, le 13^{me} de maime; M. le Duck de
Zelle aÿ venus nous visiter, vous vojé que je puis aisement faire mes
journos, je crois qu’il vous schoquerong gaire, car rien n’ay plus
innossang, et sos de Hanno: seraÿ de maime amoin que d’aller souper
avec les fammes ne vous deplust, se que je m’engage de laisser aussÿ,
vous assuran que saÿ la moindre éprove que je vous donneraÿ, puis que
je m’en passeraÿ fort aisement, san que vous l’ordones. Dieu volje que
je puisse vous monstres par ma condouite, que tous mes penses, tous
mes pas, ne se fong que pour vous, mais helas vous aves tans
d’jnjustice, que vous ne le voules pas voire, j’aÿ mon malhor, et saÿ
se qui me perdra un jour opres de vous. j’aÿ resu la 3^{me} Lestre
daté le 5^{me} d’ans, 8 jours appres selle marqué 4, je ne conprans
pas dous vien se delaÿ, mais je say bien, qui laÿ danjeros qu’elle
demore si lon temps en schemein. je ne suis pas satisfais de vous et
la meschante oppinion que vous aves de moÿ comme si je vous neglijaÿ,
me schoque beaucoup, je sonje nouit aÿ jour qu’a vous, il me vien poin
d’austre pensé dan l’ésprit, et sepandans, je vous oblie je vous
neglige, je souis un inconstang, aise que je merite ses titres sajes
en le juge vous maime. pouves vous m’accuser de ne vous plus aimer,
aitil passible que s’aÿ Leonis qui le croist et qui me reproche,
grandieux que vous aite plain d’injustice, et que vous me faite gran
tor, je vous aimes à la follie, je vous adore san égale, ma passion
surpasse tous les autres et sepandans vous douté de tous cela, vostre
coeur parle gaire en ma favor, j’aÿ raison de me plaindre de luÿ, saÿ
se coeur Barbare qui dois parlé pour, et saÿ luÿ qui m’accuse, je laÿ
veus tendre pour mois mais pos à pos tous sette tendresse ait évanouÿ,
ne revindratil poin à luÿ maime, faiste luÿ des reprosches de ma par;
Le mien vous assure unne éternelle attachement, jl vous jure qui vous
sera constang, et pourvos que vous dainje à sonjer à louis tous les 24
hores unnefois, j laÿ Contemps, meritil vostre souvenir je crois que
sÿ, mais sait à vous d’en juger. Si j’aÿ jamais le malhor de ne vous
plus aimer (qui ait un chose impossible) vostre souhaÿ me punira par,
car je vous jure, que je ne schergeraÿ plus de fidellite, et quois que
selle d’apresan mais plus schaire que ma vie, j’en vousdraÿ jamais
d’austre, souvene vous se q’un sertain Espanjol à dis, je ne vos pas
m’éncanaliser, j’apelle cela éncanaliser si je quitaÿ le plus parfait
objaÿ de l’univair pour qu’elque austre, la qu’elle ne poura jamais se
comparer en la ...
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vendredis à 8 hor du soir
dans se moment je vien de resevoir unne lestre trais grande et comme
je le demande de _Princesse électorale_ je naÿ pas eus le loisir de la
lire, crainte que la poste ne par, et san vous assurer qu’elle joÿ
elle ma faite can je laÿ resu; Le bon homme vas demain à _Engsen_, à
son retour je sauraÿ ma destinée, se que je feraÿ dabor savoir a
_Princesse électorale_; je ne fais que des vos pour ne poin marscher
afein que je puisse émbrasser selle que j’adore, et pour la quelle je
moureraÿ mille aÿ millefois Croje de mois que je vous adore de la
maniere la plus violante du monde, plust aux siel davoir les aucasion
à vous le bein monstre, je n’obliraÿ pas un moment, pour vous en bien
persuader, quelle satisfaction seraÿ la mienne si par mon obeissanse
je pouraÿ vous monstrer combien je vous aistime, et quelle plaisir je
prans à aistre vostre éternelle Esclave adieux mon incomparable Leonis
que je te Baiseraÿ petiste.