Vous en sont interdits. (Voyez OUVRIR.)

FÉRU, blessé, de _férir_, archaïsme, dans le sens restreint de _rendre

amoureux_:

Peut-être en avez-vous déjà _féru_ quelqu’une?

(_Éc. des fem._ I. 6.)

FESTINER QUELQU’UN, lui offrir un festin:

C’est ainsi que vous _festinez les dames_ en mon absence!

(_B. gent._ IV. 2.)

FEU, invariable:

Je tiens de _feu ma femme_, et je me sens comme elle

Pour les désirs d’autrui beaucoup d’humanité.

(_Mélicerte._ I. 4.)

Et l’on dit qu’autrefois _feu Bélise_, sa mère...

(_Ibid._ II. 7.)

Furetière qualifie ce terme _substantif_, et il lui donne, comme à un

adjectif, un féminin: le _feu_ roi, la _feue_ reine. Il nous apprend

même que les notaires de province usent du pluriel _furent_, en

parlant de deux personnes conjointes et décédées, ce qui, ajoute-t-il,

marque que ce mot vient de _fuit_ et de _fuerunt_. C’est une raison

pour maintenir _feu_ invariable. Dans le temps que la notation _eu_

sonnait _u_, l’on prononçait _fu_ mon père, _fu_ ma mère (_fut_ mon

père, _fut_ ma mère); l’ignorance des origines a laissé s’introduire, à

la suite d’une mauvaise orthographe, une mauvaise prononciation qui a

prévalu; en sorte qu’aujourd’hui cette espèce de prétérit-adverbe est

transformé en un véritable adjectif.

Nicot dérive _feu_ de _defunctus_, et le qualifie adjectif; puis

il ajoute: «Aussi le pourrait-on extraire de cette tierce personne

_fuit_..... comme _feut_ signifiant en ce sens _a esté_ ou _fut_,

c’est-à-dire, a vescu et n’est plus.»

C’est la bonne étymologie.

Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du XVIIe siècle · 第 226 / 467 题