Moi, j’ai blessé quelqu’un? _fis-je_ tout étonnée...
Hé! mon Dieu, ma surprise est, _fis-je_, sans seconde...
Oui, _fit-elle_, vos yeux pour donner le trépas...
(_Éc. des fem._ II. 6.)
Cet archaïsme remonte à l’origine de la langue.
Le livre des _Rois_, traduit au XIe siècle, en fait constamment usage,
non-seulement pour _inquit_, mais aussi pour _dixit_:
«Vien t’en, _fist_ Jonathas.... _fist_ Jonathas: à els irrum...»
(p. 46.)
«_Fist_ li poples à Saul: Comment! si murrad Jonathas?»
(p. 51.)
«_Fist_ li prestres: Pernez de Deu conseil.»
(p. 50.)
Voltaire l’a souvent employé pour donner à son style une teinte de
naïveté ironique.
Mais comment le verbe _faire_ s’est-il, dès l’origine de la langue,
substitué au verbe _dire_? Cette substitution n’est pas réelle: elle
n’est qu’apparente.
Par suite des habitudes de syncope et des lois de la transmutation
des voyelles, il est arrivé que des formes rapprochées en latin ont
produit, en français, des formes identiques.
_Dicere_ a donné _dire_, _di(ce)re_.
_Desi(de)rare_, _de(si)rare_, _dire_ aussi.
(Voyez DIRE, TROUVER QUELQU’UN A DIRE.)
Pareillement, de _făcere_, _fere_, et de _fāri_, _faire_.
L’oreille les confondait, la plume ne tarda pas à les confondre; et les
deux formes sont encore mêlées dans l’orthographe moderne: _Je fAis_,
_je fErai_, _fEsant_ ou _fAisant_.
--FAIRE, remplaçant dans ses temps, nombres et personnes, un verbe
précédemment exprimé, et qu’il faudrait répéter:
Ah! que j’ai de dépit, que la loi n’autorise
A changer de mari comme _on fait_ de chemise!
(_Sgan._ 5.)
Je risque plus du mien que tu ne _fais_ du tien.
(_Ibid._ 22.)
Puisque me voilà éveillé, il faut que j’éveille les autres, et
que je les tourmente comme on m’a _fait_.
(_Prol. de la Pr. d’Él._ sc. 2.)
Comme on m’a tourmenté.
On vous aime autant en un quart d’heure qu’on _feroit_ une
autre en six mois.
(_D. Juan._ II. 2.)
Il l’appelle son frère, et l’aime, dans son âme,
Cent fois plus qu’il ne _fait_ mère, fils, fille et femme.
(_Tart._ I. 2.)
Le nom du grand Condé est un nom trop glorieux pour le traiter
comme on _fait_ tous les autres noms.
(_Ép. dédic. d’Amphitryon._)
Il y a un certain air doucereux qui les attire, ainsi que le
miel _fait_ les mouches.
(_G. D._ II. 4)
Les Anglais emploient absolument au même usage leur verbe _do_, faire,
qui n’est autre que le saxon _thun_. Par exemple, dans cette phrase:
«He _loves_ not plays as thou _dost_, Antony.» (SHAKSP. _Jul. Cæs._)
«Il n’_aime_ pas la comédie comme _tu fais_, Antoine.» _Dost_ remplace
_lovest_, par une tournure toute française. J’ai montré ailleurs[55]
que _how do you do_, est aussi une formule française traduite avec des
mots saxons.
[55] _Des Variat. du lang. fr._, p. 375.
--FAIRE, représentant l’idée exprimée par une phrase ou une demi-phrase:
VALÈRE. Je vous proteste de ne prétendre rien à tous vos biens,
pourvu que vous me laissiez celui que j’ai.
HARPAGON. _Non ferai_, de par tous les diables!
(_L’Av._ V. 3.)
C’est-à-dire: je ne te laisserai pas celui que tu as, à la charge par
toi de ne prétendre rien aux autres.
On disait, _si ferai_, aussi bien que _non ferai_.
--FAIRE (un substantif), être la cause, l’objet, le but de....:
Non, non, vous pouvez bien,
Puisque _vous le faisiez_, rompre notre entretien.
(_Dép. am._ II. 2.)
Oui, je veux bien qu’on sache, et j’en dois être crue,
Que le sort offre ici deux objets à ma vue
Qui, m’inspirant pour eux différents sentiments,
De mon cœur agité _font tous les mouvements_.
(_Éc. des mar._ II. 14.)
Elle _fait tous mes soins, tous mes désirs, toute ma joie_.
(_B. gent._ III. 9.)
--FAIRE, suivi d’un adverbe, produire un effet:
Ces deux adverbes joints _font admirablement_.
(_Fem. sav._ III. 2.)
--FAIRE, représenter, dépeindre:
Mais, las! il _le fait_, lui, si rempli de plaisirs[56],
Que de se marier il donne des désirs.
(_Éc. des fem._ V. 4.)
[56] Le mariage.
--FAIRE, simuler, feindre:
_Je ferai_ le vengeur des intérêts du ciel.
(_D. Juan._ V. 2.)
Est-ce par les appas de sa vaste rhingrave
Qu’il a gagné votre âme en _faisant votre esclave_?
(_Mis._ II. 1.)
M’engager à _faire l’amant_ de la maîtresse du logis, c’est....
etc.
(_Comtesse d’Esc._ 1.)
C’est ainsi qu’on l’emploie en parlant des rôles de théâtre: Molière
_faisait_ Sganarelle; il _faisait_ aussi les rois et les personnages
nobles; il _faisait_ don Garcie, et il y fut sifflé à double titre,
comme auteur et comme acteur.
--FAIRE A QUELQUE CHOSE, y contribuer:
Même, si cela _fait à votre allégement_,
J’avouerai qu’à lui seul en est toute la faute.
(_Dép. am._ III. 4.)
--FAIRE BESOIN, être nécessaire:
Quand nous _faisons besoin_, nous autres misérables,
Nous sommes les chéris et les incomparables.
(_L’Ét._ I. 2.)
S’il vous _faisoit besoin_, mon bras est tout à vous.
(_Dép. am._ V. 3.)
--FAIRE CONTRE QUELQU’UN, agir contre ses intérêts:
Il faut avec vigueur ranger les jeunes gens,
Et _nous faisons contre eux_ à leur être indulgents.
(_Éc. des fem._ V. 7.)
(Voyez FAIRE POUR QUELQU’UN.)
--FAIRE DE (un substantif), traiter, en agir avec:
Et tout homme bien sage
Doit _faire des habits_ ainsi que _du langage_.
(_Éc. des mar._ I. 1.)
Je voudrois bien qu’_on fît de la coquetterie_
Comme _de la guipure et de la broderie_.
(_Ibid._ II. 9.)
--FAIRE DU...., prendre le rôle de...., FAIRE DE SON DRÔLE:
J’ai bravé ses armes assez longtemps (de l’amour), et _fait de
mon drôle_ comme un autre.
(_Pr. d’Él._ II. 2.)
J’ai ouï dire, moi, que vous aviez été autrefois un bon
compagnon parmi les femmes; que vous _faisiez de votre drôle_
avec les plus galantes de ce temps-là....
(_Scapin._ I. 6.)
«_Faire du roy, faire du capitaine, pro rege se gerere,
imperatorias partes sumere. Faire du liperquam_, se montrer le
grand gouverneur.»
(NICOT.)
_Faire_, dans ces locutions, se rapporte au sens de _feindre_,
_simuler_. (Voyez p. 174.) Le _de_, marque du génitif, suppose une
ellipse: faire (le rôle) du roi; faire (le rôle) du liperquam.
Ce mot _liperquam_, qui est une corruption de _luy per quem_
(sous-entendu _omnia geruntur_), ou plutôt qui est la notation fidèle
de la manière dont on prononçait ces mots latins au moyen âge, paraît
renfermer l’origine du mot _péquin_. Un _péquin_, ou un _per quem_,
est un fat qui tranche de l’important, qui _se monstre le grand
gouverneur_, qui fait du _liperquan_.
(Voyez _des Variations du langage français_, p. 414.)
--FAIRE DES DISCOURS, UN DESSEIN, DES CRIS; FAIRE PLAINTE, FAIRE ÉCLAT:
Tous ces signes sont vains: _quels discours as-tu faits_?
(_L’Ét._ III. 4.)
Je quitterois le _dessein que j’ai fait_!
(_Mar. forc._ 2.)
Tu vois, Toinette, _les desseins_ violents que l’on _fait_ sur
lui (sur son cœur)!
(_Mal. im._ I. 10.)
Comment, bourreau, tu _fais des cris_?
(_Amph._ I. 2.)
J’ai peine à comprendre sur quoi
Vous fondez _les discours_ que je vous entends _faire_.
(_Ibid._ II. 2.)
Est-ce donc que par là vous voulez essayer
A réparer l’accueil dont je vous ai _fait plainte_?
(_Ibid._ II. 2.)
La plus rare vertu
Qui puisse _faire éclat_ sous un sort abattu.
(_L’Ét._ III. 4.)
--FAIRE EN..., agir en:
Il sait faire obéir les plus grands de l’État,
Et je trouve qu’_il fait en digne potentat_.
(_Fâcheux._ I. 10.)
J’avois mangé de l’ail, et _fis en homme sage_
De détourner un peu mon haleine de toi.
(_Amph._ II. 3.)
--EN FAIRE A QUELQU’UN POUR....:
J’en suis pour mon honneur; mais à toi, qui me l’ôtes,
_Je t’en ferai_ du moins _pour_ un bras ou deux côtes.
(_Sgan._ 6.)
Je t’en donnerai pour un bras ou deux côtes.--C’est-à-dire, il t’en
coûtera un bras ou deux côtes.
Cette expression est empruntée au langage technique du commerce, où
l’on dit: _Faites_-moi de cette marchandise pour telle somme.--On n’en
_fait_ pas pour ce prix.
«Le marchand _fit_ son chantre mille écus, et son grammairien
trois mille.»
(LA FONTAINE. _Vie d’Ésope._)
--FAIRE LE FIN DE QUELQUE CHOSE, c’est-à-dire relativement à quelque
chose, _de aliqua re_:
Mais, _je ne t’en fais pas le fin_,
Nous avions bu de je ne sais quel vin
Qui m’a fait oublier tout ce que j’ai pu faire.
(_Amph._ II. 3.)
--IL FAIT, impersonnel, construit avec l’adjectif _sûr_, comme avec
l’adjectif _bon_, _beau_, _clair_, etc.:
_Il ne fait pas bien sûr_, à vous le trancher net,
D’épouser une fille en dépit qu’elle en ait.
(_Fem. sav._ V. 1.)
--FAIRE FAUX BOND A L’HONNEUR:
Mais il faut qu’_à l’honneur_ elle _fasse faux bond_...
(_Éc. des fem._ III. 2.)
--FAIRE FORCE A (un substantif), forcer, contraindre:
Je veux bien néanmoins, pour te plaire une fois,
_Faire force à l’amour_ qui m’impose des lois.
(_L’Ét._ IV. 5.)
--FAIRE GALANTERIE DE (un infinitif). Voyez GALANTERIE.
--FAIRE LA COMÉDIE:
Ne voulez-vous point, un de ces jours, venir voir avec elle _le
ballet et la comédie_ que l’on _fait_ chez le roi?
(_B. gent._ III. 5.)
--FAIRE LES HONNEURS DE QUELQUE CHOSE:
_Faisons bien les honneurs_ au moins _de notre esprit_.
(_Fem. sav._ III. 4.)
--FAIRE MÉTIER ET MARCHANDISE DE:
Ces gens qui, par une âme à l’intérêt soumise,
_Font de dévotion métier et marchandise_.
(_Tart._ I. 6.)
--SE FAIRE LES DOUCEURS D’UNE INNOCENTE VIE:
Et, de cette union de tendresse suivie,
_Se faire les douceurs d’une innocente vie_.
(_Fem. sav._ I. 1.)
--FAIRE PARAITRE (SE), se montrer:
La douceur de sa voix a voulu _se faire paroître_ dans un air
tout charmant qu’elle a daigné chanter.
(_Pr. d’Él._ III. 2.)
--FAIRE POUR QUELQU’UN, agir pour lui, le protéger:
Dieu _fera pour les siens_.
(_Dép. am._ III. 7.)
_C’est ce qui fait pour vous_; et sur ces conséquences
Votre amour doit fonder de grandes espérances.
(_Éc. des mar._ I. 6.)
(Voyez FAIRE CONTRE QUELQU’UN.)
--FAIRE SCRUPULE, causer du scrupule:
Ce nom (de gentilhomme) _ne fait aucun scrupule_ à prendre.
(_B. gent._ III. 12.)
--FAIRE SEMBLANT QUE....:
Profitons de la leçon si nous pouvons, sans _faire semblant
qu’on_ parle à nous.
(_Crit. de l’Éc. des fem._ 7.)
--FAIRE SON POUVOIR, faire son possible:
_Faites votre pouvoir_, et nous ferons le nôtre.
(_Dép. am._ I. 2.)
C’était l’expression du temps:
«J’ai fait mon pouvoir, sire, et n’ai rien obtenu.»
(CORNEILLE, _Le Cid_. I. 6.)
--FAIRE UNE BOURLE (_bourle_, de l’italien _burla_, moquerie):
.... Une certaine mascarade que je prétends faire entrer dans
une _bourle_ que je veux _faire_ à notre ridicule.
(_B. gent._ III. 14.)
(Voyez BOURLE.)
--FAIRE UNE VENGEANCE DE QUELQU’UN; en tirer vengeance:
Et je prétends _faire de lui une vengeance exemplaire_.
(_Scapin._ III. 7.)
FAIT A (un infinitif), habitué à....:
Car les femmes y sont _faites à coqueter_.
(_Éc. des fem._ I. 6.)
FAIT, substantif; C’EST UN ÉTRANGE FAIT QUE....:
_C’est un étrange fait que_, avec tant de lumières,
Vous vous effarouchiez toujours sur ces matières.
(_Ibid._ IV. 8.)
--LE FAIT DE QUELQU’UN; tout ce qui le concerne, sa conduite, sa
fortune, etc....:
Tout son _fait_, croyez-moi, n’est rien qu’hypocrisie.
(_Tart._ I. 1.)
Je crains fort pour mon _fait_ quelque chose approchant.
(_Amph._ II. 3.)
Bienheureux qui a _tout son fait_ bien placé!
(_L’Av._ I. 4.)
Dans La Fontaine:
«Le malheureux, n’osant presque répondre,
«Court au magot, et dit: C’est _tout mon fait_.»
(_Le Paysan qui a offensé son seigneur._)
--DIRE SON FAIT A QUELQU’UN:
Il me donna un soufflet, mais _je lui dis bien son fait_!
(_Pourc._ I. 6.)
FALLANT, participe présent de _falloir_:
Mais _lui fallant_ un pic, je sortis hors d’effroi.
(_Fâcheux._ II. 2.)
Comme il lui fallait un pique. Le participe abrège singulièrement, et
mériterait pour cela seul d’être en usage.
FALLOT, plaisant, grotesque; TRAIT FALLOT:
Sans ce trait _fallot_,
Un homme l’emmenoit, qui s’est trouvé fort sot.
(_L’Ét._ II. 14.)
«........ Hé quoi, plaisant _fallot_,
«Vous parlerez toujours, et je ne dirai mot?»
(TH. CORNEILLE, _Jodelet prince_.)
«Là, par quelque chanson _fallote_,
«Nous célébrerons la vertu
«Qu’on tire de ce bois tortu.»
(ST.-AMAND.)
«_Falot_ se prend aussi pour un muguet, compagnon de
village:--_Un gentil falot_.»
(NICOT.)
Au sens propre, le substantif _falot_ est très-ancien dans notre
langue, où il est venu de la basse latinité. Dans les actes de Minutius
Félix (_ap. Baron. ad ann. 303_), on trouve déjà _cereofalum_, un falot
de cire; et dans une charte de l’évêché d’Amiens, en 1240, _falæ_
signifie les torches employées aux enterrements.
_Falæ_ était traduit _failles_ en français:
«Et des murs toutes les entrailles
«Portent brandons et mettent _failles_.»
(_R. d’Athis et Prophil._)
«_Failles_ emportent et brandons;
«Tot en resplent (_resplendit_) la regions.»
(_R. de la Guerre de Troie._)
De _faille_ ou _fale_, le diminutif _falot_.
_Falot_ se trouve dans Albert Mussato, de Padoue, qui écrivait, au
commencement du XIVe siècle, la chronique des gestes d’Henri VI:
«Soudain ils voient briller, au sommet de la Gorgone, une sorte
de signal par le feu, qu’ils appellent _falot_: _quod ipsi falo
nuncupabant_.»--Sur quoi Nicolas Villani fait une note pour expliquer
ce que c’est qu’un _falot_, et il dérive ce mot du grec φαλὸς, dérivé
lui-même du verbe φάλω, _briller_.
Il est à remarquer que ceux dont il est question, et que désigne le mot
_ipsi_, ce sont les Padouans. _Falot_, ou plutôt _falo_, était donc,
vers 1300, un terme italien. On le retrouve en effet dans la chronique
de Modène: «Et ex hoc facti fuerunt magni _falo_ mutinæ.»
(Ap. MURATORI, t. 15.)
_Fallodia_, _fallogia_, dans les chroniques italiennes du moyen âge,
sont des illuminations.
J’ai insisté sur l’origine de ce mot, parce qu’il a causé beaucoup de
tortures aux érudits; on peut voir dans Trévoux les peines qu’ils se
sont données pour tirer falot du saxon _bal_, ou du chaldéen _lappid_,
changé en _peled_, qui se serait à son tour transformé en _falot_.
Le passage du sens propre au sens métaphorique ne peut arrêter
personne. Il est tout naturel de comparer un homme gai, facétieux,
folâtre, à une flamme qui joue sous le vent. Les Latins disaient, par
une figure pareille, _igniculi ingenii_ (_Quintilien_).
(Voyez Du Cange aux mots _Falo_, _Phalæ_, _Fallodia_.)
FAMEUX, au sens de _considérable_, _important_:
Et me donner le temps qui sera nécessaire
Pour tâcher de finir cette _fameuse affaire_.
(_L’Ét._ IV. 9.)
Oui, je suis don Alphonse; et mon sort conservé
Est un _fameux effet_ de l’amitié sincère
Qui fut entre son prince et le roi notre père.
(_D. Garcie._ V. 5.)
Et ce _fameux secret_ vient d’être dévoilé.
(_Ibid._ V. 6.)
Cet emploi de _fameux_, qui paraît avoir été du style noble du temps de
Molière, est aujourd’hui une des formes triviales du langage du peuple.
Quoi! faut-il que pour moi vous renonciez, seigneur,
A cette royale constance
Dont vous avez fait voir, dans les coups du malheur,
Une _fameuse expérience_?
(_Psyché._ II. 1.)
_Royale constance_, _fameuse expérience_, laissent trop voir la
précipitation de l’écrivain.
FANFAN, terme de tendresse et de mignardise:
Oui, ma pauvre _fanfan_, pouponne de mon âme.
(_Éc. des mar._ II. 14.)
C’est la dernière syllabe du mot _enfant_, redoublée, à l’imitation des
enfants eux-mêmes.