C’est que vous avez, mon frère, _une dent de lait contre lui_.
(_Mal. im._ III. 3.)
Une rancune qui date d’aussi loin que possible, du temps où l’on était
en nourrice.
--EN DÉPIT DE NOS DENTS:
N’avons-nous pas assez des autres accidents
Qui nous viennent frapper, _en dépit de nos dents_?
(_Sgan._ 17.)
(Voyez DÉPIT.)
--MALGRÉ MES DENTS:
Ils m’ont fait médecin _malgré mes dents_.
(_Méd. m. lui._ III. 1.)
Quoi que je fisse pour m’en défendre.
Et, pour la mieux braver, voilà, _malgré ses dents_,
Martine que j’amène et rétablis céans.
(_Fem. sav._ V. 2.)
--AVOIR LES DENTS LONGUES, _avoir faim_; on suppose que la faim aiguise
les dents:
On a le temps _d’avoir les dents longues_, lorsqu’on attend
pour vivre le trépas de quelqu’un.
(_Méd. m. lui._ II. 2.)
--ÊTRE SUR LES DENTS:
La pauvre Françoise _est presque sur les dents_, à frotter les
planchers que.... etc.
(_B. Gent._ III. 3.)
DÉPARTIR; SE DÉPARTIR DE (un infinitif):
Tu ne _t’es pas départi d’y prétendre_?
(_L’Av._ IV. 5.)
La préposition, ici, figure deux fois: à l’état libre et à l’état
composé, comme en latin _de_cedere _de_; _de_ducere _de_; _de_trahere
_de_; _de_cidere _de_, _etc._, _etc._
(Voyez AMUSER (S’) A.)