2 janvier 1381 (n. s.).

Sachent tuit que nous Pierre de Senz, receveur de Paris, avons reçeu

de Jehan de Nangis, Pierre Barras, Jehan Garnier, Symon le Fevre,

Nicolas Hebert et Thibaut Hune, tous orfevres, maistres, gardes et

jurés du mestier des orfevres de Paris, pour un an comançant à la saint

Andry CCCLXXIX et fenissant à icelle mesme feste ensuivant CCCIIII{xx}

derrenierement passée, pour les aventures et espaves eschues ou fait

dud. mestier durant la dicte année, la somme de vint deux livres

XIIII solz deux deniers obole par., pour les parties et causes qui

s’ensuivent: c’est assavoir pour V aigneaux d’argent, dont il y a

en un desd. aigneaulx une pierre de chappon pesant XVIII esterlins;

_item_ pour deux fermouers d’argent à livre pesant XIX esterlins;

_item_ un mordent d’argent à tout treze clos d’argent, qui sont assiz

sur le bout d’une sainture pesant deux onces six esterlins; _item_

une piece d’argent malfondue pesant XXXVII esterlins; _item_ certaine

quantité de agneléz d’argent doréz pesant onze esterlins; somme six

onces demie et un esterlin, dont il chiet pour le tissu du bout de la

dicte saincture et pour la dicte pierre de chappon qui ne vault riens

une once demie et un esterlin, demeure cinq onces d’argent, à quatre

livres quatorze solz, ou quel pris il est demouré aux dis maistres

valant chinquante sept solz neuf deniers par. _Item_ pour un hanap à

cervoise prisé vint solz par.; _item_ pour quatre esterlins de limaille

d’or prisés vint solz par.; somme quatre livres dix sept solz neuf

deniers par. dont à iceulx maistres en appartient le quint pour leur

droit, qui vault diz neuf solz six deniers obole par., reste au roi

soixante dix huit solz deux deniers obole par. _Item_ pour Pierre

Ulfersin, Hennequin Mustrerolle, Jehan Voyer, Bertran Monnoie, Girart

Husemain, Perrin Bridaut, Conrrat Vigne et Jehan Lispesque qui ont esté

receuz nouvellement au mestier d’orfaverie en la dicte année, desquelx

doivent chascun demi marc d’argent au Roy, qui font quatre marcs qui

valent au pris dessus dit dix huit livres seize sols par., lesquelles

parties dessus dictes font la dicte somme de vint deux livres quatorze

solz deux deniers obole par. de laquelle somme nous sommes contens et

bien paiéz et les en quittons. Donné soubz nostre seel le 11e jour de

janvier l’an mil CCCIIII{xx}.

Il reste un morceau du sceau en cire rouge sur queue de parchemin[1215].

(Arch. nat. T 1490{6}.)

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 142 / 199 题