NOTES:

[885] La saison la plus favorable pour la tonte durait de la

mi-août à la Toussaint; certains statuts défendaient l’emploi de

la laine tondue à une autre période de l’année. _Ordonn. des rois

de Fr._ IV, 702. Arch. nat. KK 1336, fº XLV.

[886] «Se piaus de mouton ou de brebiz de boucherie sont

achastées pour peler ou pour draper...» _Liv. des mét._ 2e part.

p. 325 «Que nulz [mégissier] n’achate... en boucherie ne ailleurs

peaulx vives ne mortes se il ne les voient avant... que nulz

dud. mestier ne soit si hardiz qu’il voit chiex tisserant ou

fillerresses pour peller peaulx...» KK. 1336, fº VI{xx}III.

[887] _Cartul. d’Arras_ publ. par M. Guesnon, p. 75.

[888] «Lane, aignelini, brodones...» _Ord. des rois de Fr._ XI,

490.

[889] «Boldroni cioè pelle di montoni e di pecore con tutta

la lana, che non e tonduta...» Balducci Pegolotti, _Pratica

della mercatura_ à la suite du traité _Della decima_ de Pagnini,

tome III, p. 379.

[890] _Cartul. d’Arras_, loc. cit. et _Ord. des rois de Fr._ loc.

cit. «leur laines, leurs aignelins ou leurs piaus.» _Liv. des

mét._ 2e part. p. 336.

[891] _Ibid._ tit. XXVII.

[892] _Liv. des mét._ tit. XXIX.

[893] _Ibid._ tit. XXVII. A Châlons, vers le milieu du même

siècle, la pierre pesait 13 livres. _Bibl. de l’Ecole des

Chartes_, XVIII, 56.

[894] «Nus ne puet... vendre laine nostrée por laine

d’Angleterre.» _Bibl. de l’Ecole des Chart._ XVIII, 56.

«Angleterre est fort garnie de bestail... et par especial de

bestes à laine comme de brebiz qui portent la plus fine et la

plus singuliere laynne que on puisset savoir nulle part de

quoy l’on fait les fins draps et les fines escarlates et les

marchans dud. royaume le portant vendre en divers royaumes et

pays et si y en croit si largement qu’ilz en tiennent l’estaplez

communes à Calays à tous ceulx qui en voulant achapter...» Bibl.

nat. Ms. fr. 5838, fº 21 vº. Voy. à la suite de l’Essai de

l’abbé Dehaisnes sur les relations commerciales de Douai avec

l’Angleterre la liste des abbayes anglaises qui élevaient des

bêtes à laine (_Mémoires lus à la Sorbonne_ en 1866), et cf. sur

la provenance des laines anglaises les renseignements donnés par

Pegolotti, p. 263-273.

[895] Bourquelot, _Etudes sur les foires de Champ._ 1re partie,

206, 207.

[896] Ms. fr. 5838 _loc. cit._

[897] Froissart, éd. Luce, 1, 370, 388-389.

[898] Bans et cuers de Saint-Omer communiqués par mon collègue et

ami M. Giry, art. 98, 348.

[899] Bourquelot, _Etudes sur les foires de Champ._ 1re part.

p. 210. «Comme de tous temps en nostre ville de Bourges... se

fait et exerce... le mestier... de draperie... pour lequel...

maintenir... ont tousjours esté tenues et faictes grandes

nourritures de bestes à laine en nostre pays de Berry...» _Ord.

des rois de Fr._ XIII, 378 «... pelis de Berry» _Tonlieu des

marchandises vendues à Paris_, publié par M. Douët d’Arcq. _Revue

archéol._ IXe année, p. 221. Des tentatives furent faites pour

acclimater en Normandie les races anglaises et espagnoles de

bêtes à laine. Delisle, _Etudes sur la classe agricole_, p. 239.

La France fournissait à l’Italie des laines de seconde qualité.

Pegolotti, p. 93.

[900] Ordonn. de Hugues Aubriot du 12 juillet 1369. KK 1336, fº

VI{xx}II vº.

[901] _Liv. des mét._ 2e part. p. 283.

[902] _Ibid._ p. 277.

[903] Nous indiquons la totalité du droit, dont moitié payable

par le vendeur, moitié par l’acheteur.

[904] _Liv. des mét._ 2e part. tit. XXVII.

[905] _Ibid._ p. 325.

[906] _Ibid._ tit. XXIX.

[907] _Ibid._ tit. XXVII, XXIX.

[908] «La halle à la laine de nouvel ordenée.» Ord. précitée du

12 juillet 1369, _ubi supra_.

[909] «La balle de cotton filé III. s. La balle de cotton en

laine II. s.» Tarif de l’aide levée à Paris en 1349. Félibien,

_Hist. de Paris, preuves_ III, 435.

[910] Ville située un peu au-dessus d’Emesse et appelée par

Pegolotti Amano, par Joinville Hamant. Voy. la carte dressée

par notre collègue et ami Aug. Longnon pour l’intelligence de

la première croisade de saint Louis. Joinville, éd. Wailly, gr.

in-8º. Paris, 1874.

[911] _Sciame di Soria_, dit Pegolotti. Au moyen âge les

Occidentaux appelaient cette ville _La Chamelle_. Aujourd’hui son

nom arabe est _Homs_.

[912] Pegolotti, p. 367.

[913] Depping, _Histoire du commerce entre le Levant et l’Europe_

I, 140. Mas Latrie, _Traités de paix et de commerce entre les

Chrétiens et les Arabes, Introd. hist._ p. 221.

[914] «A Jehan Poit, espicier... pour six livres de coton... au

pris de III s. p. la livre.» KK 41, fº 21. «Par Simon d’Esparnon,

espicier le Roy pour six livres de coton 9 s.» _Comptes de

l’argent_, p. 19.

[915] Marin Sanuto cité par Depping, _Op. laud._ 1, 60, nº 1.

[916] _Liv. des mét._ p. 146.

[917] _Ibid._ tit. LVII, p. 145, il faut lire _son lin_ et

non _soulment_. _Botelettes de Béthisy_, c’est-à-dire grosses

comme celles de Béthisy, ville de Picardie dont le lin était

probablement renommé.

[918] Ms. fr. 24069, fº 169 vº. _Liv. des mét._ p. 145-146.

[919] _Liv. des mét._ tit. LVIII.

[920] _Ibid._ 2e part. p. 282.

[921] _Ibid._ p. 291.

[922] _Liv. des mét._ 2e part. tit. XXXI.

[923] _Liv. des mét._ p. 146 et 2e part. tit. XXXII.

[924] D’après Bourquelot, qui ne cite pas son autorité, la

Provence aurait eu des magnaneries à la fin du XIIIe siècle. _Op.

laud._ 1re part. p. 259.

[925] Pegolotti, p. 231.

[926] La soie amenée de Bruges à Paris payait 4 s. par. par

charge (_carica_) au péage de Bapaume. _Ibid._ p. 250.

[927] _Ibid._ p. 144, 240: «Que aucuns marchans oultremontains,

estrangiers ou autres ne pourront doresenavant vendre soyes

noires de Lucques, de Venise ou de quelque autre ville..... se

elles ne sont, etc.....» _Ordon. des rois de Fr._ IX, p. 303,

art. 14.

[928] Pardessus, _Collection des lois marit._ II, introd. p.

XXII, LII et suiv. LVII. Depping, _Op. laud._ p. 310-311. Mas

Latrie, _Hist. de l’île de Chypre_, I, 84.

[929] 2e part. p. 323.

[930] On ensimait aussi les draps pour rendre le tondage plus

facile. Savary ne parle même que de cet ensimage. _Dictionnaire

du commerce_ à ce mot.

[931] _Encyclopédie méthod. Manuf. et arts: cardage des laines_,

§ 11.

[932] «... et doivent estre les laines ensainnées de sain clerc

ou de beurre sans y mettre autres gresses.....» _Ordonn. des rois

de Fr._ VI, 364. On voit par ce passage que les mots modernes

_ensimer_, _ensimage_, viennent de _sain_ par corruption.

[933] «Et se aucuns enseymoit trop de laine ou empourroit

[mettait de la poussière] ou mettait ordure pour faire plus peser

son drap.....» _Monuments inéd. du Tiers-Etat_, Abbeville.

[934] Bourquelot, _Op. laud._ 1re part. p. 218-220.

[935] «Pectrices juxta focum sedent, prope cloacam et prope

memperium, in pelliciis veteribus et in velaminibus fœdatis, dum

carpunt lanam villosam, quam pectinibus cum dentibus ferreis

depilant alternatim.» Jean de Garlande, éd. Scheler, art. 68.

[936] «Il sera defendu à tous les eschardeurs..... que, se il

leur survient autre laine à escharder, qu’ilz n’y employent les

eschardes dont ilz auront encommencié lad. premiere laine jusques

à ce que elle soit toute achevée et que lesd. eschardes soient

bien nectoyées.» _Ordonn. des rois de Fr._ IX, 170.

[937] «Sed frustra quis telam ordietur nisi prius pectines

ferrei, lanam pro capillis gerentes, virtute ignis molliendum,

longo et reciproco certamine sese depilaverint, ut magis sincera

et habilior pars lane educta ad opus straminis reservetur, laneis

floccis ad modum stiparum superstitibus.» Scheler, _Lexicographie

latine_... p. 99.

[938] Voy. p. 218, note 935.

[939] _Encyclopédie méth. Manuf. et arts_, vº _peignage_, section

II et planche 2. «Draps quelconques pigniéz à saain.....»

_Ordonn. des rois de Fr._ IX, 170, art. 9.

[940] Du Cange, vº _arçonnarius_. Savary, vº _arçon_, _arçonner_.

[941] «... dictaque ministeria laneriorum et arçonneriorum erant

tanti laboris quod per diem integram lanerii et arçonnerii

operaciones suas sine gravamine suorum corporum continuare non

possent...» Reg. du Parl. X{1a} 36, fº 179.

[942] Les arçonneurs qui figurent dans notre tableau des

industries exercées à Paris en 1293 et en 1300 appartenaient

probablement à la corporation des tisserands. C’est seulement à

la fin du XVe siècle que les arçonneurs, réunis aux cardeurs et

aux peigneurs, formèrent un corps de métier. Voy. plus bas.

[943] La draperie faisait vivre presque tous les habitants de

Beauvais, on y comptait à la fin du XIVe siècle 400 ateliers de

tissage, qui fabriquaient 100 pièces de drap par semaine. X{1a}

46, fº 308.

[944] Reg. du Parl. X{1a} 36, fº 179, 46; fº 308.

[945] C’est la brebis qui parle au lin:

Quis queat in quantas rapieris dicere pœnas,

Femineis manibus vulsa solo penitus?

Prorsus ut intereas, undisque soluta putrescas,

Nigros trunca prius perpetiere lacus;

Post longum tempus ab aqua transibis ad æstus,

Ut possis minui sicca labore levi.

Ruricolas varios, fortes contusa lacertos,

Prorsus lassabis tritaque malleolis.

Cum jam perdideris quod habebas ante vigoris,

Ibis femineo dedita ludibrio;

In ligno tensum, quod talem servit in usum,

De ligno factis te ferient gladiis.

O quoties structam jaculis ex mille coronam

Transibis! Quoties prætereundo gemes,

Per tam terribiles rapiens tua viscera dentes;

Te violenta manus mille trahet vicibus.

Cum nil restabit in te quod prendere possit,

Istud supplicium tunc patiere novum.

Astringet solidas panno pix illita setas,

Compositas æquis exterius stimulis.

Hæ scrutando tuas penitus penitusque medullas

Consument totum si quid erit reliquum.

Herba modo viridis frustra tumefacta superbis;

Tunc tot trita modis, nil nisi floccus eris,

Ventis ludibrium, leve pondus in aera raptum.

(_Poésies popul. latines_ ant. au XIIe siècle, publ. par E. du

Méril, p. 381-382.)

[946] Aussi les premiers statuts des chapeliers de coton leur

défendaient l’emploi du rouet (_Liv. des mét._ p. 252), qui ne

fut autorisé que par les statuts de 1367 (n. s.). _Ordonn. des

rois de Fr._ IV, 703. «Nul ne pourra filler... estain à rouet.»

_Ibid._ IX, 170, art. 21. «Que nulle femme ne file estain à

rouet.» _Ibid._ XIII, 68. «En l’an de grace MCC quatre vins

et wit... il fut accordé par eskevins..... que nus ne nule ne

filent d’ore en avant à rouet...» _Monum. inéd. du Tiers-Etat_,

Abbeville.

[947] Ms. fr. 24069, fº IX{xx}XVII vº.

[948] _Ordonn. des rois de Fr._ XII, 567.

[949] _Liv. des mét._ tit. XXXV, XXXVI.

[950] «La femme qui file au touret--Quand pour vendre desvide--Du

meilleur filé dessus met.» _Dit des peintres_ cité par Littré, vº

_dévider_.

[951] _Ordonn. des rois de Fr._ XII, 567.

[952] _Liv. des mét._ p. 80.

[953] «Il est ordené que nule mestresse ne ouvriere du mestier ne

peuent acheter soie de juys, de fileresses ne de nul autre, fors

de marcheanz tant seulement.» _Ibid._ p. 100.

[954] _Ibid._ p. 82.

[955] _Ord. relat. aux mét._ p. 377, 378.

[956] «Que aucun ou aucune ne soit si hardis d’aller acheter soye

et de changer soye pour soye en maison de personne ne à personne

qui fille soye.....» _Ord. des rois de Fr._ IX, p. 303, art. 27.

[957] «Que nulle fillerresse de soye ne soit si hardie que elle

face en soye nul mauvaiz malice, c’est assavoir estrichemens qui

se fait par mauvaises liqueurs dont la soye est plus pesant sus

poinne de XII s. d’amende et la value du dechié de la soye la

quelle value sera bailliée à celui qui la soye sera...» 7 mars

1324 (n. s.). Ms. fr. 24069, f{os} XII XIX.

[958] «Devacuatrices, quæ devacuant fila serica, et mulieres

aurisecæ devastant tota corpora sua frequenti coitu, dum

devacuant et secant aliquando marsupia scolarium parisiensium.»

Éd. Scheler, § 69.

[959] «... Li mesme mestre doivent mettre en euvre le fil come

l’en leur baillera à tistre les blans desus diz.» _Ordonn. relat.

aux mét._ p. 394.

[960] «Nus tisserrans ne puet metre nul gart en œvre, c’est à

savoir filé gardeus et laine jardeuse...» _Liv. des mét._ p. 124.

On appelle jarre les poils longs et durs de la toison.

[961] «Nus ne puet metre aignelins avec laine pour draper...»

_Ibid._ p. 121.

[962] «... Borrellinos id est quod in mundando panno de eo cum

forficibus elevatur.....» _Ordonn. des rois de Fr._ XI, 449, art.

5.

[963] «Reboillium, id est lana que de pellibus adaptatis ad

pergamenum vel ad aliud corium faciendum extrahitur.» _Ibid._

C’est probablement cette laine, que l’on trouve aussi appelée

_gratins_ (_Ibid._ IV, 703), _graturse_ (_Ibid._ VI, 283). En

effet, les mégissiers, lorsqu’ils n’employaient pas la chaux,

grattaient les peaux pour en détacher la laine.

[964] «Rapporté par Jehan de Cent-Coings et Perriot Jaquelin,

juréz du mestier de tixerrans que samedi derrenierement passé

ot huit jours ilz furent... en l’ostel de Jehannin Goguery,

tixerrant en draps, demourant à S. Germain et là trouverent une

piece de drap gris contenant XIII aulnes... lequel drap fu par

eulx veu et diligemment visité, appelés avecques eulx Jehan

Pestueil et Colart le Nain, tixerrans et ouvriers dud. mestier et

dient que en chascune branche dud. drap avoit un fil de tresme

qui est contre les ordonnances dud. mestier et ne le peut nul

faire à peine de XX s. d’amende, et avecques ce dient que par les

ordonnances dud. mestier il convent (?) que la lisiere dud. drap

soit ostée...» 14 octobre 1408. Arch. nat. Z{2} 3484.

[965] _Liv. des mét._ p. 121: «Que nul... ne puisse faire point

de drap qui ne soit tout d’un estain et d’une traime... L’on ne

doit point mettre de traime en quaine pour ordir par deffaute

d’estain...» _Ordonn. des rois de Fr._ XII, 456, art. 7, 14.

_Ibid._ IX, 170, art. 17. A Rouen, on pouvait fabriquer des draps

avec des laines de diverses qualités, mais seulement jusqu’à

concurrence de 10 aunes par an. _Ibid._ XIII, 68, art. 6. «On

doit ardoir les dras espauléz de 11 pars.» Drapiers de Châlons,

_Bibl. de l’Ecole des Chartes_, XVIII, 55. Append. nº 43.

[966] _Liv. des mét._ p. 121.

[967] «Laine plaine.» _Liv. des mét._ p. 118. On appelle encore

fil de plain celui qui provient du chanvre le plus fort. L’art.

suivant ne s’accorde pas, il faut bien en convenir, avec cette

interprétation: La laine en XX doit estre toute plaine, III fiz

mains...» _Bibl. de l’Ecole des Chart._ loc. cit.

[968] La tolérance n’allait pas si loin ailleurs, à Châlons, par

exemple, où on ne passait au tisserand que trois rots vides.

_Bibl. de l’Ecole des Chart., ubi supra_.

[969] C’est ainsi qu’il faut lire le mot que M. Depping a

reproduit avec son abréviation. _Liv. des mét._ p. 118-121.

[970] C’est-à-dire de 1,600 fils de chaîne.

[971] Voyez Du Cange, vº _Gachum_.

[972] C’est ainsi du moins que nous comprenons ce passage: «...

la laziero deus [_lis._ des] ros dedens les draps...» Ms. fr.

24069, XIIII{xx} IX.

[973] Ms. fr. 24069, fº XIIII{xx} IX.

[974] Peut-être irisés.

[975] _Ordonn. relat. aux mét._ p. 392.

[976] «Textor terrestris eques est, qui duarum streparum

adnitens apodiamento, equum admittit [Des gloses traduisent par:

_let cure, alaschet_] assidue, exili tamen contentum dieta.

Scansilia autem, ejus fortune conditionem representantia, mutua

gaudent vicissitudine, ut dum unum evehitur, reliquum sine nota

livoris deprimatur. Trocleam [glose anglaise: _windays_] habet

circumvolubilem, cui pannus evolvendus idonee possit maritari.

Cidulas etiam habeat trabales, columbaribus [_pertuz_] distinctas

et diversa regione sese respicientes, cavilis [_kiviles_] ad

modum pedorum [baculus pedorum, _croce_] curvatis, trabibus

tenorem tele ambientibus, licia [_files_] etiam tam teniis

[_frenges_] quam fimbriis [_urles_] apte sociantur. Virgis in

caputio debitis intersticiis insigniti, stamen deducat tam

supponendum quam superponendum. Trama autem beneficio navicule

transeuntis transmissa opus consolidet, que pano [_broche,

chevil_] ferreo vel saltem lingneo muniatur inter fenestrellas

[_festères?_]. Panus autem spola vestiatur. Spola autem ad modum

glomeris penso cooperiatur. Ex hoc penso materia trame sumatur,

dum manus altera textoris naviculam jaculetur usque in sociam

manum, idem beneficium manui priori remissuram.» Ed. Scheler, p.

98.

[977] «Que nul dud. mestier [de doreloterie] ne face coutuere

de flourin de Montpellier pour ce qu’il n’est ne bon ne

souffisant... mais quiconques vouldra faire franges de flourin de

Montpellier faire le puet...--Quiconques vouldra ouvrer de soie

oud. mestier qu’il œuvre tout de pure soie sanz chief, faire le

peut et qui vouldra ouvrer de chiefs tous purs faire le puet.» KK

1336, fº XXXII vº. «Que nuls... ne pourra... ouvrer oud. mestier

de quele œuvre que ce soit de soye canete...» _Liv. des mét._

p. 96. «Que nulz ne nulle ne soit si hardiz de ourdir... fil ne

florin avecques fine soye...» Ms. fr. 24069, fº XII XIX.

[978] _Liv. des mét._ tit. XXXIV. Ms. fr. 24069, fº XII XIX.

[979] _Liv. des mét._ p. 85.

[980] «Textrices quæ texunt serica texta projiciunt fila aurata

officio cavillarum et percutiunt subtegmina cum lignea spata. De

textis vero fiunt cingula et crinalia divitum mulierum et stolæ

sacerdotum.» Jean de Garlande, § 67 et les notes explicatives.

[981] «Nules mestresses... ne pueent... fere œvre enlevée...»

_Liv. des mét._ p. 88.

[982] _Ibid._ p. 91.

[983] _Ibid._ tit. XLIV.

[984] _Ordonn. relat. aux mét._ p. 382.

[985] «Que les tissuz qui d’or seront faiz soient faiz de tel or

qu’il soient souffisans c’est assavoir or que l’en appelle de

Chippre et or de Paris et que nulz... ne soit si hardiz de mesler

autre or avecques yceux ne de mettre y or de Luques...» Ms. fr.

24069, fº XII XIX. «Que aucun ne pourra dores en avant mesler or

ou argent de Luques à rubans parmi or ou argent de Chippre...»

Livre rouge du Chât. Y 2, fº 210. Voy. aussi _Liv. des mét._ p.

193. L’or de Chypre se faisait à Gênes. Nous savons par Pegolotti

(p. 144) que Venise importait à Paris du filé d’or et d’argent;

mais, comme les règlements ne font aucune mention de l’or de

Venise, il est probable qu’on y travaillait seulement, comme à

Gênes, l’or improprement appelé or de Chypre.

[986] _Liv. des mét._ p. 75.

[987] «Se aucuns ou aucune engagoit autrui file en pelote ou en

chaine...» _Ordonn. relat. aux mét._ p. 390. Cf. _Ordonn. des

rois de Fr._ XIX, 590 art. 4.

[988] «Recevront lesd. ouvriers [teliers] les filéz par poys et

renderont lesd. ouvrages par poys seignéz et sera rabatu de le

toile fate pour les foussiaux et pour le frait qui y puet queir

de vint quatre livres de file de lin une livre et de trente

livres de gros file une livre et au fuer l’emplage.» Accord

entre l’évêque et l’échevinage de Noyon homologué au parl. le 16

décembre 1392.

[989] _Ordonn. relat. aux mét._ p. 389. Cf. _Ordonn. des rois de

Fr._ XIX, 590, art. 3.

[990] _Ordonn. relat. aux mét._ p. 388-389.

[991] On sait que le temple est un instrument avec lequel on tend

le tissu pour lui donner sa largeur réglementaire.

[992] _Ordonn. relat. aux mét._ nº XIX. En 1396 (n. s.), les

gardes-jurés des tisserands de toile saisissent chez un confrère

une pièce de toile «qui estoit de trop petit lé.» Reg. d’aud. du

Chât. Y 5220.

[993] «Pour ce que par le rapport Perrot Jaquelin, juré tixerrant

autreffois fait, nous est apparu que Jehan de l’Abbaie a fait en

son ouvrouer une toille à sept ros de widenge et il n’en peut

faire que de VI de widenge...» août 1408. Arch. nat. Z{2} 3484.

[994] _Ordonn. relat. aux mét._ loc. cit.

[995] «... et se il avenoit que aucun ouvrier de plain vousist

aprendre l’uevre ouvrée...» _Ibid._ p. 389.

[996] _Liv. des mét._ tit. XXXIX.

[997] _Ibid._ tit. LIX.

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 48 / 199 题