NOTES:

[167] Il en était ainsi à Amiens, Péronne, Saint-Quentin,

Beauvais, Montpellier, Arles, Marseille, Perpignan.

[168] «Ce sunt les XVI preudeshomes qui sunt esleus à assaar

la taille de X mille livres par. por la chevalerie monseigneur

Looys, roy de Navarre, ainzné fuilz nostre sire le roy de France,

l’an de grace MCCC et XIII le lundi apres feste seinte Luce.

_Por drapiers_: Symon de S. Benoast, etc. Ce sunt les XXIIII

preudommes que le commun de la ville de P. a esleu pour ouir

le conte de la taille des cent mille livres: Robert de Sernay,

Thomas Lami, _por talemeliers_, etc.» Arch. nat. KK 1337, fol. 47

vº et 51 vº.

[169] «..... comme nagaires Me Guill de Nevers, examinateur de

nostre Chastellet de P. eust esté commis... de par le prevost de

P. à la requeste de... plusieurs autres personnes demourans...

à Saint Marcel lez Paris à faire curer la rivière de Byevre...

et aussi à imposer taille sur les manans et habitans aud. Saint

Marcel jusques à certaine somme de den... pour tourner...

ou payement... de ceulz qui lad. rivière cureroient... et,

en accomplissant sad. commision, led. commissaire se feust

transporté pardevant nostre... conseiller maistre Pierre de Pacy

affin d’estre satiffié et payé de plusieurs de ses hostes qui

imposéz estoient à lad. taille _par les gens de leurs mestiers_

à la somme de XXXIII s. p. ou environ et li eust requis que

d’icelle somme il le voulsist faire payer...» _Accord homologué

par le Parlement le 19 septembre 1373._ Arch. nat. X{ic} 27.

[170] Delamare, _Traité de la police_, I, 236.

[171] C’est à cause de cela qu’il était appelé _guet dormant,

guet assis_.

[172] «..... quar leur mestier n’est pas molt efforsans à

la ville de gent, quar el mestier devant dit ne sont que VI

preudoume qui guet doivent au Roy...» _Livre des mét._ p. 78.

[173] «Conquerentibus scambitoribus, aurifabris, drapariis,

tabernariis... de preposito Paris. quod eorum vadia ceperat,

respondit idem prepositus... dicta vadia se cepisse eo quod

guettare nolebant per villam Paris., _sicut et viginti unum

ministeria ville Par._, ad suum mandatum...» _Olim_, 1, 865.

[174] _Livre des mét._ p. 230.

[175] _Ibid._ p. 51.

[176] «Li gais de toisserans est au mestre et as toisserans par

XX s. de Paris que li mestres des toisserans paie, toutes les

nuiz que leur gais siet, au Roy et X s. de Parisis à ceux qui le

reçoivent pour leur gages et pour les gages aux gaites du petit

pont et du grant pont, et pour lx homes que il livrent toutes

les nuiz gaitant que leur gais afiert. Li mestres du mestier des

toisserans doit semondre le guet, quel que il soit, et en est

sergens lou Roy de ce service faire, et le doit faire bien et

loiaument par son serement.» _Livre des mét._ p. 125. «Ce sont

les noms des personnes qui reçoivent le guet hors la main du Roy:

... Item les tixerans qui ont mestres et rendent au Roy xxxii

s. xi d. et le guet accoustumé par les quarrefours par trois

sepmaines.» _Ord. relat. aux mét._ pp. 426-27.

[177] «... Et soloient estre (quitte du guet) tuit li autre

del mestier devant dit, fors puis III anz en ça que Jehans de

Champieus, mestre des toisserranz, les a fait guetier contre

droit et contre reson, si come il semble aux preudeshomes du

mestier, car leur mestier n’apartient qu’aus yglises et aus

gentis homes et aus haus homes, come au Roy et à contes, et par

tèle raison avoient-il esté frans de si au tens devant dit que

icil Jehans de Champieus, à qui le guet des toisserranz est, les

a fait guetier contre reson, si come il est dit devant, et met

le pourfit en sa bourse, et non pas en la bourse lou Roy.» _Liv.

des mét._, p. 128. Le maître des maréchaux convoquait les gens

du métier par l’intermédiaire de six d’entre eux qu’il nommait

chaque année à cet effet, et qui, à raison de leurs fonctions,

étaient exemptés. _Ibid._ p. 45.

[178] Voy. _Append._ nº 15.

[179] _Livre des mét._ p. 113.

[180] «... touz les tonneliers de la ville de Paris, ne doivent

point de guet entre la Magdeleine et la Saint-Martin d’yver, pour

une journée que chascun poie au Roy.» _Ord. rel. aux mét._ p.

426.

[181] «Li escriniers _paieront le guet_ et la taille et les

autres costumes, ausi come li autres bourgeois de Paris.» _Ibid._

p. 376.

[182] _Ordonn. des rois de Fr._ III, 669 et suiv.

[183] «Determinatum est concorditer quod drapparii Parisienses

guettent et cum preposito et sine preposito Par., sicut et alii,

et alias fuerat similiter determinatum.» _Olim_, I, 584.

[184] «... Burgenses Paris. de quibus pluries determinatum est

quod cum preposito et sine eo guettare debent, quociens fuerint

requisiti.» _Ibid._ 609.

[185] _Olim_, I, 865.

[186] _Livre des mét._ p. 66.

[187] _Ibid._ p. 104.

[188] _Ibid._ pp. 157, 158.

[189] _Ibid._ p. 253.

[190] _Ibid._ p. 260.

[191] _Ibid._ p. 74.

[192] _Ibid._ p. 128.

[193] _Ibid._ p. 144.

[194] «Li mortelliers sont quite du guiet, et tout tailleur de

pierre, très le tans Charles Martel, si come li preudome l’en oï

dire de père en fils.» _Ibid._ p. 111.

[195] _Ordonn. des rois de Fr._ IV, 609.

[196] «Ce sont les mestiers frans de la ville de Paris qui ne

doivent point de guet au Roy, _si come il dient_. _Tamen non

constat curie quare debeant esse quitti._» _Ord. relat. aux mét._

p. 425.

[197] Nom d’une étoffe, qui est devenu ensuite celui de la

coiffure qui en était faite.

[198] _Ord. relat. aux mét._ p. 425.

[199] _Ibid._ p. 426. _Ordonn. des rois de Fr._ III, 670, et

_Livre des mét. pass._

[200] «Et dient li preudome du mestier qu’il sont grevé de ce

que, puis X ans en çà, ceus qui gardent le gueit de par lou Roy

ne voelent pas recevoir l’essoigne des choses desus dites, pour

ceus du mestier, par leur voisins ou par leur sergens; ançois

voelent et font venir leur fames en propre parsone, soient bèles,

soient lèdes, soient vielles ou jeunes, ou foibles ou grosses,

pour leur seigneur essoignier. Laquèle chose est moult laide et

moult vilaine, que une fame soit et siée en Chasteleit dessi à

queuvre-feu tant que li gueiz est livréz. Et dont s’en veit à

tel eure parmi tel ville comme Paris est, toute seule entre li

et son garçon ou sa garce, ou sanz l’un ou sanz l’autre, parmi

rues foraines, dessi à son ostel. Et en on esté aucun mal, aucun

péchié, aucune vilonie faite par la reison del tel essoignement.

Pour laquel chose li preudome du mestier devant dit voudroient

deprier et requerre la déboneireté du Roy, se il li pleust, que

li essoigne feust essoigné par leur vallès, par leur chamberière

ou par leur voisin.» _Livre des mét._ p. 203.

[201] «In festo Pentecostes eodem anno Philippus primogenitus

filius Ludovici regis Francorum, fit miles Parisius, cum tanto

urbis et civium apparatu, ut retroactis temporibus vix [tam]

solemne festum Parisius factum vel alibi reperiatur. Unde et

tota civitas sericis pannis et cortinis extitit ornata, et omnia

civitatis ministeria novis vestimentis induta de pannis brodatis,

sericis, cendalis, aut vestibus aliis, secundum præceptum et

dispositionem præpositi Parisius.» _Chron. Normanniæ, sub anno

1254_, ap. Duchesne, _Hist: Norm. script. antiqui_, p. 1011.

«Le jeudi ensuivant d’icelle sepmaine de la Penthecouste, tous

les bourgois et mestiers de la ville de Paris firent très-belle

feste: et vindrent les uns en paremens riches et de noble euvre

fais, les autres en robes neuves, à pié et à cheval, chacun

mestier par soy ordené, au-dessus dit isle Nostre-Dame, à

trompes, tabours, buisines, timbres et nacaires, à grant joie et

grant noise demenant et de très biaux jeux jouant, etc.» _Chron.

de S. Denis_, éd. P. Paris, V, 198-99. «Et quant le roy [Jean]

entra à Paris, au retour de son joyeux avenement, la ville de

Paris et grant pont estoient encourtinés de divers draps; et

toutes manieres de gens de mestier estoient vestus, chascun

mestier d’unes robes pareilles, et les bourgois de la dicte ville

d’unes autres robes pareilles...» _Ibid._ VI, 2.

[202] «Omnes artifices processionaliter incedebant, et illi de

singulis artificiis habebant distincta ornamenta ab aliis. Quidam

cum hoc infernum effingebant, alii paradisum, alii processionem

vulpis, in qua singula animalia effigiata singula officia

exercebant.» _Hist. de Fr._ XXI, 656, J.

[203] _Chron. rimée attrib. à Geffroi de Paris_, vers 4975-5005

_ap. Hist. de Fr._ XXII.

[204] _Journal parisien_ à l’année 1431 et Sauval, II, 468.

[205] N. de Wailly, _Mém. sur les variations de la livre tourn.

Mém. de l’Acad._ t. XXI, _2e partie_, p. 209-211.

[206] _Hist. de Fr._ XXI, 27, J.

[207] _Chron. de S. Denis_, éd. P. Paris, V, 171-174.

[208] _Ibid._ p. 174 en note.

[209] _Hist. de Fr._ XXI, 139, H.

[210] _Rech. sur la grande confrérie Notre-Dame. Mém. des Antiq.

de Fr._ XVII, 232.

[211] «... ne aliqui, cujuscumque sint conditionis vel ministerii

aut status, in villa nostra predicta ultra quinque insimul per

diem vel noctem, palam vel occulte congregationes aliquas sub

quibuscumque forma, modo vel simulatione, post preconisationem

predictam de cetero facere presumant.» _Ordonn. des rois de Fr._

I, 428.

[212] La pièce est citée par M. Le Roux de Lincy, p. 233.

[213] _Ordonn. des rois de Fr._ III, 583.

[214] _Append._ nº 3 et 4.

[215] _Chron. de S. Denis_, éd. P. Paris, VI, 86-88.

[216] «... de faire par manière de monopole une grant compaignie

appellée la confrérie Nostre-Dame, à laquelle il avoient fait

plusieurs sermens, convenances et alliance sans l’autorité et

licence de nous...» _Ordonn. des rois de Fr._ IV, 346.

[217] Voyez les recherches déjà citées de M. Le Roux de Lincy.

[218] «... et en oultre aient par plusieurs fois mesprins des le

temps de nostre dit seigneur et père...» _Ordonn. des rois de

Fr._ VI, 686.

[219] Celui-ci ne put suffire à l’exercice de sa double charge,

et le conseil royal confia l’administration municipale à un

_garde de la prévôté des marchands_ qui était, comme l’indique

son titre, nommé par le roi. Cette charge, créée en 1388, fut

donnée à Jean Juvénal des Ursins, père de l’historien. Juv. des

Ursins, _Hist. de Charles VI_, éd. Denis Godefroy, 1653, pp.

69-70.

[220] Cette suppression résulte implicitement du rapprochement de

l’art. 3, qui déclare le prévôt seul compétent pour connaître des

délits et contraventions professionnels, avec l’art. 6, d’après

lequel l’ordonnance ne porte pas atteinte à la juridiction des

grands officiers de la couronne ni des seigneurs justiciers de

la capitale. Si l’art. 3 ne s’applique pas à ces derniers, il ne

peut avoir d’autre portée que celle que nous lui attribuons.

[221] L’ordonnance est du 27 janvier 1383 (n. s.). _Ordonn. des

rois de Fr._ VI, 685. Le religieux de Saint-Denis commet donc une

erreur en plaçant au mois de février l’abolition de l’échevinage

et la suspension des confréries, _velut cetuum iniquorum

prestantes occasionem_ (I, 242).

[222] _Ordonn. des rois de Fr._ VII, 179. Les bouchers ayant

prétendu que cette restitution comprenait la rue percée

par Hugues Aubriot, prévôt de Paris, sur l’emplacement

d’une partie de la Grande-Boucherie, et qui allait de

Saint-Jacques-de-la-Boucherie au Grand-Pont, Charles VI déclara,

le 3 mars 1394 (n. s.), qu’elle ne s’appliquait qu’à la boucherie

telle qu’elle existait en 1388, et ne s’étendait pas à la partie

supprimée par Aubriot. _Ibid._ XII, 183, et Sauval, I, 634.

Études sur l'industrie et la classe industrielle à Paris au XIIIe et au XIVe siècle · 第 19 / 199 题