NAPOLÉON.

[Footnote 82: Le prince Murat.]

Zumershausen, le 18 vendémiaire an 14 (10 octobre 1805).

_Troisième bulletin de la grande armée._

Le maréchal Soult a poursuivi la division autrichienne, qui s'est

réfugiée à Aicha, l'a chassée, et est entré le 17, à midi, dans

Augsbourg avec les divisions Vandamme, Saint-Hilaire et Legrand.

Le 17 au soir, le maréchal Davoust, qui a passé le Danube à Neubourg,

est arrivé à Aicha avec ses trois divisions.

Le général Marmont, avec les divisions Boudet, Grouchy, et la division

batave du général Dumonceau, a passé le Danube et pris position entre

Aicha et Augsbourg.

Enfin, le corps d'armée du maréchal Bernadotte, avec l'armée bavaroise

commandée par les généraux Deroi et Verden, a pris position à

Ingolstadt; la garde impériale, commandée par le maréchal Bessières,

s'est rendue à Augsbourg, ainsi que la division de cuirassiers aux

ordres du général d'Hautpout. Le prince Murat, avec les divisions de

dragons de Klein et de Beaumont, et la division de carabiniers et de

cuirassiers du général Nansouty, s'est porté en toute, diligence au

village de Zumershausen, pour intercepter la route d'Ulm à Augsbourg.

Le maréchal Lannes, avec la division de grenadiers d'Oudinot, et la

division Suchet, a pris poste le même jour au village de Zumershausen.

L'empereur a passé en revue les dragons au village de Zumershausen; il

s'est fait présenter le nommé Mareute, dragon du quatrième régiment, un

des plus braves de l'armée, qui, au passage du Lech, avait sauvé son

capitaine qui, peu de jours auparavant, l'avait cassé de son grade de

sous-officier. S. M. lui a donné l'aigle de la légion d'honneur. Ce

brave a répondu: «Je n'ai fait que mon devoir; mon capitaine m'avait

cassé pour quelques fautes de discipline, mais il sait que j'ai toujours

été bon soldat.»

L'empereur a ensuite témoigné aux dragons la satisfaction de la conduite

qu'ils ont tenue au combat de Wertingen. Il s'est fait présenter un

dragon par régiment, auquel il a également donné l'aigle de la légion

d'honneur.

S. M. a témoigné sa satisfaction aux grenadiers de la division Oudinot.

Il est impossible de voir une troupe plus belle, plus animée du désir de

se mesurer avec l'ennemi, plus remplie d'honneur et de cet enthousiasme

militaire, qui est le présage des plus grands succès.

Jusqu'à ce qu'on puisse donner une relation détaillée du combat de

Wertingen, il est convenable d'en dire quelques mots dans ce bulletin.

Le colonel Arrighi a chargé avec son régiment de dragons le régiment

de cuirassiers du duc Albert; la mêlée a été très chaude. Le colonel

Arrighi a eu son cheval tué sous lui; son régiment a redoublé d'audace

pour le sauver. Le colonel Beaumont, du dixième de hussards, animé de

cet esprit vraiment français, a saisi au milieu des rangs ennemis un

capitaine de cuirassiers, qu'il a pris lui-même, après avoir sabré un

cavalier.

Le colonel Maupetit, à la tête du neuvième de dragons, a chargé dans le

village de Wertingen. Blessé mortellement, ses derniers paroles ont été:

«Que l'empereur soit instruit que le neuvième de dragons a été digne

de sa réputation, et qu'il a chargé et vaincu aux cris de _vive

l'empereur.»_

Cette colonne de grenadiers, l'élite de l'armée ennemie, s'étant formée

en carrés de quatre bataillons, a été enfoncée et sabrée. Le deuxième

bataillon de dragons a chargé dans le bois.

La division Oudinot frémissait de l'éloignement qui l'empêchait encore

de se mesurer avec l'ennemi; mais à sa vue seule les Autrichiens

accélèrent leur retraite, une seule brigade a pu donner.

Tous les canons, tous les drapeaux, presque tous les officiers du corps

ennemi qui a combattu à Wertingen, ont été pris; un grand nombre a été

tué; deux lieutenans-colonels, six majors, soixante officiers, quatre

mille soldats sont restés en notre pouvoir; le reste a été éparpillé,

et ce qui a pu échapper, a dû son salut à un marais qui a arrêté une

colonne qui tournait l'ennemi.

Le chef d'escadron Excelmans, aide-de-camp de S. A. S. le prince Murat,

a eu deux chevaux tués.

C'est lui qui a porté les drapeaux à l'empereur qui lui a dit: «Je sais

qu'on ne peut pas être plus brave que vous; je vous fais officier de la

légion d'honneur.»

Le maréchal Ney de son côté, avec la division Malher, Dupont et Loison,

la division de dragons à pied du général Baraguey-d'Hilliers, et la

division Gazan, ont remonté le Danube et attaqué l'ennemi sur la

position de Grümberg. Il est cinq heures, le canon se fait entendre.

Il pleut beaucoup, mais cela ne ralentit pas les marches forcées de la

grande armée. L'empereur donne l'exemple: à cheval jour et nuit, il

est toujours au milieu des troupes, et partout où sa présence est

nécessaire. Il a fait hier quatorze lieues à cheval. Il a couché dans

un petit village, sans domestiques et sans aucune espèce de bagage.

Cependant l'évêque d'Augsbourg avait fait illuminer son palais, et

attendu S. M. une partie de la nuit.

Augsbourg, le 19 vendémiaire an 14 (11 octobre 1805).

_Quatrième bulletin de la grande armée._

Le combat de Wertingen a été suivi, à vingt-quatre heures de distance,

du combat de Günzbourg. Le maréchal Ney a fait marcher son corps

d'armée, la division Loison sur Langeneau, et la division Malher sur

Günzbourg. L'ennemi, qui a voulu s'opposer à cette marche, a été

repoussé partout. C'est en vain que le prince Ferdinand est accouru en

personne pour défendre Günzbourg. Le général Malher l'a fait attaquer

par le cinquante-neuvième régiment; le combat est devenu opiniâtre,

corps à corps. Le colonel Lacuée a été tué à la tête de son régiment,

qui, malgré la plus vigoureuse résistance, a emporté le pont de vive

force; les pièces de canon qui le défendaient ont été enlevées, et la

belle position de Günzbourg est restée en notre pouvoir. Les trois

attaques de l'ennemi sont devenues inutiles; il s'est retiré avec

précipitation; la réserve du prince Murat arrivait à Burgau et coupait

l'ennemi dans la nuit.

Les détails circonstanciés du combat qui ne peuvent être donnés que sous

quelques jours, feront connaître les officiers gui se sont distingués.

L'empereur a passé toute la nuit du 17 au 18, et une partie de la

journée du 18, entre les corps des maréchaux Ney et Lannes.

L'activité de l'armée française, l'étendue et la complication des

combinaisons qui ont entièrement échappé à l'ennemi, le déconcertent au

dernier point.

Les conscrits montrent autant de bravoure et de bonne volonté que les

vieux soldats. Quand ils ont une fois été au feu, ils perdent le nom de

conscrits; aussi tous aspirent-ils à l'honneur du titre de soldats. Le

temps continue à être très-mauvais depuis plusieurs jours. Il pleut

encore beaucoup: l'armée cependant est pleine de santé.

L'ennemi a perdu plus de deux mille cinq cents hommes au combat de

Günzbourg. Nous avons fait douze cents prisonniers et pris six pièces

de canon. Nous avons eu quatre cents tués ou blessés. Le général-major

d'Aspre est au nombre des prisonniers.

L'empereur est arrivé le 18 à Augsbourg, à neuf heures du soir; la ville

est occupée depuis deux jours. La communication de l'armée ennemie est

coupée à Augsbourg et Landsberg, et va l'être à Fuessen. Le prince

Murat, avec les corps des maréchaux Ney et Lannes, se met à sa

poursuite. Dix régimens ont été retirés de l'armée autrichienne d'Italie

et viennent en poste depuis le Tyrol. Plusieurs ont déjà été pris.

Quelques corps russes, qui voyagent aussi en poste, s'avancent vers

l'Inn; mais les avantages de notre position sont tels que nous pouvons

faire face à tous.

L'empereur est logé à Augsbourg chez l'ancien électeur de Trêves, qui

a traité avec magnificence la suite de S.M. pendant le temps que ses

équipages ont mis a arriver.

Augsbourg, le 20 vendémiaire an 14 (l2 octobre 1805).

_Cinquième bulletin de la grande armée._

Le maréchal Soult s'est porté avec son corps d'armée à Landsberg, et par

là a coupé une des grandes communications de l'ennemi; il y est arrivé

le 19, à quatre heures après midi, et y a rencontré le régiment de

cuirassiers du prince Ferdinand, qui, avec six pièces de canon, se

rendait à marches forcées à Ulm. Le maréchal Soult l'a fait charger par

le vingt-sixième régiment de chasseurs; il s'est trouvé déconcerté à

un tel point, et le vingt-sixième de chasseurs était animé d'une telle

ardeur, que les cuirassiers ont pris la fuite dans la charge, et ont

laissé cent vingt soldats prisonniers, un lieutenant-colonel, deux

capitaines et deux pièces de canon. Le maréchal Soult, qui avait

pensé qu'ils continueraient leur retraite sur Memmingen, avait envoyé

plusieurs régimens pour les couper; mais ils s'étaient retirés dans les

bois, où ils se sont ralliés pour se réfugier dans le Tyrol.

Vingt pièces de canon et les équipages de pontons de l'ennemi étaient

passés dans la journée du 18 par Landsberg. Le maréchal Soult a mis a

leur poursuite le général Sébastiani avec une brigade de dragons. On

espère qu'il sera parvenu à les atteindre.

Le 20, le maréchal Soult s'est dirigé sur Memmingen, où il arrivera le

21 à la pointe du jour.

Le maréchal Bernadotte a marché toute la journée du 19, et a porté son

avant-garde jusqu'à deux lieues de Munich.

Les bagages de plusieurs généraux autrichiens sont tombés au pouvoir de

ses troupes légères. Il a fait une centaine de prisonniers de différens

régimens.

Le maréchal Davoust s'est porté à Dachau. Son avant-garde est arrivée à

Moisach. Les hussards de Blankenstein ont été mis en désordre par ses

chasseurs; dans différens engagemens il a fait une soixantaine d'hommes

à cheval prisonniers.

Le prince Murat, avec la réserve de cavalerie et les corps des maréchaux

Ney et Lannes, s'est placé vis à vis de l'armée ennemie, dont la gauche

occupe Ulm et la droite Memmingen.

Le maréchal Ney est à cheval sur le Danube, vis à vis Ulm.

Le maréchal Lannes est à Weissenhorn.

Le général Marmont se met en marche forcée pour prendre position sur

la hauteur d'Illersheim; et le maréchal Soult déborde de Memmingen la

droite de l'ennemi.

La garde impériale est-partie d'Augsbourg pour se rendre à Burgau, où

l'empereur sera probablement cette nuit.

Une affaire décisive va avoir lieu. L'armée autrichienne a presque

toutes ses communications coupées. Elle se trouve à peu près dans la

même position que l'armée de Mélas à Marengo.

L'empereur était sur le pont de Lech lorsque le corps d'armée du général

Marmont a défilé. Il a fait former en cercle chaque régiment, lui a

parte de la situation de l'ennemi, de l'imminence d'une grande bataille,

de la confiance qu'il avait en eux. Cette harangue avait lieu pendant un

temps affreux; il tombait une neige abondante et la troupe avait de la

boue jusqu'aux genoux et éprouvait un froid excessif; mais les paroles

de l'empereur étaient de flamme. En l'écoutant, le soldat oubliait ses

fatigues et ses privations, et était impatient de voir arriver l'heure

du combat.

Le maréchal Bernadotte est arrivé a Munich le 20, a six heures du

matin. Il a fait huit cents prisonniers et s'est mis à la poursuite de

l'ennemi; le prince Ferdinand se trouvait à Munich. Il paraît que ce

prince avait abandonné son armée de l'Iller.

Jamais plus d'événemens ne se décideront en moins de temps. Avant quinze

jours les destins de la campagne et des armées autrichiennes et russes

seront fixés.

Elchingen, le 23 vendémiaire an 14 (16 octobre 1805).

_Cinquième bulletin_ (Bis) _de la grande armée_.

Aux combats de Wertingen et de Günzbourg ont succédé des faits d'une

aussi haute importance, les combats d'Albeck, d'Elchingen, les prises

d'Ulm et de Memmingen.

Le général Soult arriva le 21 devant Memmingen, cerna sur-le-champ la

place; et après différens pourparlers, le commandant Capitula.

Neuf bataillons, dont deux de grenadiers, faits prisonniers, un

général-major, trois colonels, plusieurs officiers supérieurs, dix

pièces de canon, beaucoup de bagages et de munitions de toute espèce ont

été le résultat de cette affaire. Tous les prisonniers ont été au même

moment dirigés sur le quartier-général.

Au même instant le maréchal Soult s'est mis en marche pour Ochsenhausen,

pour arriver sur Biberach et être en mesure de couper la seule retraite

qui restait à l'archiduc Ferdinand.

D'un autre côté, l'ennemi fit le 19 une sortie du côté d'Ulm, et attaqua

la division Dupont, qui occupait la position d'Albeck. Le combat fut

des plus opiniâtres. Cernés par vingt-cinq mille hommes, ces six mille

braves firent face à tout et firent quinze cents prisonniers. Ces

corps ne devaient s'étonner de rien: c'étaient les neuvième léger,

trente-deuxième, soixante-neuvième et soixante-seizième de ligne.

Le 21, l'empereur se porta de sa personne au camp devant Ulm, et ordonna

l'investissement de l'armée ennemie. La première opération a été de

s'emparer du pont et de la position d'Elchingen.

Le 22, à la pointe du jour, le maréchal Ney passa ce pont, à la tête de

la division Loison. L'ennemi lui disputait la position d'Elchingen avec

seize mille hommes; il fut culbuté partout, perdit trois mille hommes

faits prisonniers, un général-major, et fut poursuivi jusque dans ses

retranchemens.

Le maréchal Lannes occupa les petites hauteurs qui dominent la place

au-dessus de Pfoël. Les tirailleurs enlevèrent la tête du pont d'Ulm;

le désordre fut extrême dans toute la place. Dans ce moment, le prince

Murat faisait manoeuvrer les divisions Klein et Beaumont, qui partout

mettaient en déroute la cavalerie ennemie.

Le 22, le général Marmont occupait les ponts de Unterkirchen,

d'Oberkirch, à l'embouchure de l'Iller dans le Danube, et toutes les

communications de l'ennemi sur l'Iller.

Le 23, à la pointe du jour, l'empereur se porta lui-même devant Ulm. Le

corps du prince Murat et ceux des maréchaux Lannes et Ney se placèrent

en bataille pour donner l'assaut, et forcer les retranchemens de

l'ennemi.

Le général Marmont, avec la division de dragons à pied du général

Baraguey-d'Hilliers, bloquait la ville sur la rive droite du Danube.

La journée est affreuse. Le soldat est dans la boue jusqu'aux genoux. Il

y a huit jours que l'empereur ne s'est débotté.

Le prince Ferdinand avait filé la nuit sur Biberach, en laissant douze

bataillons dans la ville et sur les hauteurs d'Ulm, lesquels ont été

tous pris, avec une assez grande quantité de canons.

Le maréchal Soult a occupé Biberach le 23 au matin.

Le prince Murat se met à la poursuite de l'armée ennemie, qui est dans

un délabrement effroyable.

D'une armée de quatre-vingt mille hommes il n'en reste que vingt-cinq

mille, et on a lieu d'espérer que ces vingt-cinq mille ne nous

échapperont pas.

Immédiatement après son entrée à Munich, le maréchal Bernadotte a

poursuivi le corps du général Kienmayer, lui a pris des équipages et

fait des prisonniers.

Le général Kienmayer a évacué le pays et repassé l'Inn. Ainsi la

promesse de l'empereur se trouve réalisée, et l'ennemi est chassé de

toute la Bavière.

Depuis le commencement de la campagne nous avons fait plus de vingt

mille prisonniers, enlevé à l'ennemi trente pièces de canons et vingt

drapeaux; nous avons, de notre côté, éprouvé peu de pertes. Si l'on

joint à cela les déserteurs et les morts, on peut calculer que l'armée

autrichienne est déjà réduite de moitié.

Tant de dévouement de la part du soldat, tant de preuves touchantes

d'amour qu'il donne à l'empereur et tant de si hauts faits mériteront

des détails plus circonstanciés. Ils seront donnés du moment que ces

premières opérations de la campagne seront terminées, et que l'on saura

définitivement comment les débris de l'armée autrichienne se tireront de

Biberach, et la position qu'ils prendront.

Au combat d'Elchingen, qui est un des plus beaux faits militaires qu'on

puisse citer, se sont distingués: les dix-huitième régiment de dragons

et son colonel Lefèvre, le colonel du dixième de chasseurs Colbert,

qui a eu un cheval tué sous lui; le colonel Lajonquières du

soixante-seizième, et un grand nombre d'autres officiers.

L'empereur a aujourd'hui son quartier-général dans l'abbaye d'Elchingen.

De mon camp impérial d'Elchingen, le 26 vendémiaire an 14 (18 octobre

1805).

_Au sénat conservateur_.

Sénateurs,

«Je vous envoie quarante drapeaux conquis par mon armée dans les combats

qui ont eu lieu depuis celui de Wertingen. C'est un hommage que moi et

mon armée faisons aux sages de l'empire; c'est un présent que des enfans

font à leurs pères.

«Sénateurs, voyez-y une preuve de ma satisfaction pour la manière dont

vous m'avez constamment secondé dans les affaires les plus importantes

de l'empire. Et vous, Français, faites marcher vos frères; faites qu'ils

accourent combattre à nos côtés, afin que, sans effusion de sang, sans

efforts, nous puissions repousser loin de nous toutes les armées que

forme l'or de l'Angleterre, et confondre les auxiliaires des oppresseurs

des mers. Sénateurs, il n'y a pas encore un mois que je vous ai dit que

votre empereur et son armée feraient leur devoir. Il me tarde de pouvoir

dire que mon peuple fait le sien. Depuis mon entrée en campagne, j'ai

dispersé une armée de cent mille hommes: j'en ai fait près de la moitié

prisonniers; le reste est tué, blessé, ou déserté, ou réduit à la plus

grande consternation. Ces succès éclatans, je les dois à l'amour de mes

soldats, à leur constance à supporter les fatigues. Je n'ai pas perdu

quinze cents tues ou blessés. Sénateurs, le premier objet de la guerre

est déjà rempli. L'électeur de Bavière est rétabli sur son trône. Les

injustes agresseurs ont été frappés comme par la foudre, et avec l'aide

de Dieu, j'espère, dans un court espace de temps, triompher de mes

autres ennemis».

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 326 / 342 题