De mon camp impérial d'Elchingen, le 26 vendémiaire an 14 (18 octobre
1805).
_Aux archevêques et évêques de l'empire._
«M. l'évéque du diocèse de... Les victoires éclatantes que viennent
d'obtenir nos armées contre la ligue injuste qu'ont fomentée la haine
et l'or de l'Angleterre, veulent que moi et mon peuple adressions
des remercimens au Dieu des armées, et l'implorions, afin qu'il soit
constamment avec nous. Nous avons déjà conquis les états de notre allié,
et l'avons rétabli dans sa capitale. Veuillez donc, au reçu de la
présente, faire chanter dans les églises de notre empire un _Te Deum_ en
actions de grâces, noire intention étant que les différentes autorités y
assistent.
«Cette lettre n'étant pas à une autre fin, nous prions Dieu qu'il vous
ait, monsieur l'évéque, en sa sainte garde.»