Paris, le 30 thermidor an 11 (18 avril 1803).
_Aux citoyens membres du grand-conseil du canton de Vaud._
Citoyens membres du grand-conseil du canton de Vaud, j'ai lu avec
sensibilité le décret du 14 avril, par lequel vous m'exprimez votre
reconnaissance.
Lorsque j'ai accepté d'être votre médiateur, mon but a été de rapprocher
les esprits, et de prévenir le retour des anciennes divisions. Je vois
avec satisfaction que ce but est rempli.
Votre bonheur ne peut, dans aucun temps, m'être étranger. Des rapports
intimes de voisinage, de langue, de moeurs, vous unissent à la France;
et je prendrai toujours un vif intérêt au maintien de votre tranquillité
et des avantages que l'acte de médiation vous a rendus.