Saint-Cloud, le 16 floréal an 11 (6 mai 1803).
_Au landamman et aux membres du conseil du canton de Schwitz._
Citoyens landamman et membres du conseil du canton de Schwitz, j'ai
éprouvé une vive satisfaction d'apprendre, par votre lettre du 14 avril,
que vous étiez heureux par l'acte de médiation. L'oubli de vos querelles
passées et l'union entre vous, voilà le premier de vos besoins.
Je serai toujours votre ami, et l'esprit qui m'a dicté l'acte de
médiation ne cessera jamais de m'animer.
Quelles que soient les sollicitudes et les occupations que je puis
avoir, je regarderai toujours pour moi comme un devoir et une douce
jouissance, de faire tout ce qui pourra consolider votre liberté et
votre bonheur.