Saint-Cloud, le 13 floréal an 11 (3 mai 1803).
_Au landamman et aux membres du conseil du canton d'Underwald._
Citoyens landamman et membres du conseil du canton d'Underwald, je vous
remercie des sentimens que vous m'exprimez au nom de votre canton par
votre lettre du 3 avril. Le titre de restaurateur de la liberté des
enfans de Tell, m'est plus précieux que la plus belle victoire. Je n'ai
eu en vue dans l'acte de médiation que vos intérêts; quand j'ai disputé
avec vos députés, j'ai été, par la pensée, un de vos concitoyens.
Assurez le peuple de votre canton que, dans toutes les circonstances,
il peut compter qu'il me trouvera toujours dans les mêmes sentimens.
Oubliez toutes vos anciennes querelles, et comptez sur le désir que j'ai
de vous donner des preuves de l'intérêt que je vous porte.