A celle du corps législatif.
[Footnote 46: Envoyées pour le féliciter sur son consulat à vie.]
L'union du peuple français, dans ces circonstances, le rend digne de
toute la grandeur et de toute la prospérité auxquelles il est appelé.
Le voeu formé plusieurs fois par le corps législatif et le tribunat,
vient d'être rempli par le sénatus-consulte, et les destins du peuple
français sont désormais à l'abri de l'influence de l'étranger qui,
jaloux de notre gloire et ne pouvant nous vaincre, aurait saisi toutes
les occasions pour nous diviser.
Le corps législatif est appelé, à sa première session, aux discussions
les plus chères à l'intérêt public; et le gouvernement attend, pour le
convoquer, le moment où tous les travaux des Codes que le conseil-d'état
et le tribunat discutent, seront plus avancés.
Dans cet intervalle, le peuple organisera les différens collèges; et
les membres du corps législatif qui se trouvent dans leur département
concourront par leurs conseils à éclairer les assemblées dont ils font
partie, sur leur choix. Le gouvernement accueille avec satisfaction les
sentimens que vous venez de lui exprimer.
Au tribunat.
La stabilité de nos institutions assure les destins de la république. La
considération des corps dépend toujours des services qu'ils rendent à la
patrie. Le tribunat appelé à discuter les projets de loi proposés par
le conseil-d'état constitue, avec lui, une des parties les plus
essentielles à l'organisation législative. Egal en nombre, divisé comme
lui en sections, il continuera de porter dans les discussions cet
esprit de sagesse, ce zèle, ces talens dont il a donné, dont il donne
aujourd'hui un si bel exemple dans l'examen du Code civil.
Le gouvernement est vivement touché des sentimens que vous venez
d'exprimer.
Il y répondra toujours par son dévouement à la patrie.
Au tribunal de cassation.
Le gouvernement a dans la conduite du tribunal de cassation le gage le
plus sûr des sentimens que vous venez de lui Exprimer.
Ce tribunal est lui-même une des plus heureuses institutions qui
assurent la stabilité de la république.
Le premier appui des états, c'est la fidèle exécution des lois. Placés
par vos lumières et par vos fonctions à la tête des tribunaux, c'est à
vous qu'il appartient d'y maintenir les principes qui vous dirigent, et
les vertus dont vous donnez l'exemple.