BONAPARTE.

[Footnote 2: Par ce décret rendu le 17 brumaire, le Conseil des Anciens

chargeait le général Bonaparte de prendre toutes les mesures nécessaires

à la sûreté de la représentation nationale, transférée à Saint-Cloud.]

Au quartier-général de Paris, le 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799).

_Aux soldats composant la force armée de Paris._

Soldats, le décret extraordinaire du Conseil des Anciens est conforme

aux art. 102 et 103 de l'acte constitutionnel. Il m'a remis le

commandement de la ville et de l'armée.

Je l'ai accepté pour seconder les mesures qu'il va prendre et qui sont

tout entières en faveur du peuple.

La république est mal gouvernée depuis deux ans. Vous avez espéré que

mon retour mettrait un terme à tant de maux; vous l'avez célébré avec

une union qui m'impose des obligations que je remplis; vous remplirez

les vôtres et vous seconderez votre général avec l'énergie, la fermeté

et la confiance que j'ai toujours vues en vous.

La liberté, la victoire et la paix replaceront la république française

au rang qu'elle occupait en Europe, et que l'ineptie ou la trahison a pu

seule lui faire perdre.

_Vive la république!_

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 200 / 342 题