CONSULAT.

Paris, le 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799).

_Bonaparte, général en chef, aux citoyens composant la garde nationale

sédentaire de Paris._

Citoyens, le Conseil des Anciens, dépositaire de la sagesse nationale,

vient de rendre le décret ci-joint[2]; il est autorisé par les articles

102 et 103 de l'acte constitutionnel.

Il me charge de prendre les mesures nécessaires pour la sûreté de la

représentation nationale. Sa translation est nécessaire et momentanée.

Le corps législatif se trouvera à même de tirer la représentation

du danger imminent où la désorganisation de toutes les parties de

l'administration nous conduit.

Il a besoin, dans cette circonstance essentielle, de l'union et de la

confiance des patriotes. Ralliez-vous autour de lui: c'est le seul moyen

d'asseoir la république sur les bases de la liberté civile, du bonheur

intérieur, de la victoire et de la paix.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 199 / 342 题