BONAPARTE.

Au camp devant Acre, le 30 germinal an 7 (19 avril 1799).

_Au citoyen Fourier, commissaire près le divan._

J'ai reçu, citoyen, vos différentes lettres.

Je vous autorise à correspondre avec l'Institut national, pour lui

témoigner au nom de l'Institut d'Egypte le désir, qu'il a de recevoir

promptement les différentes commissions à faire, et l'empressement que

l'Institut d'Egypte mettra à y répondre.

Faites connaître au divan du Caire les succès que nous avons eus contre

nos ennemis, la protection que j'ai accordée à tous ceux qui se sont

bien comportés, et les exemples sévères que je fais des villes et des

villages qui se sont mal conduits, entre autres celui de Djerme, habité

par Gherrar, scheick de Naplouse.

Annoncez au divan que lorsqu'il recevra cette lettre, Acre sera pris,

et que je serai en route pour me rendre au Caire, où j'ai autant

d'impatience d'arriver que l'on en a de m'y voir.

Un de mes premiers soins sera de rassembler l'Institut, et de voir si

nous pouvons parvenir à avancer d'un pas les connaissances humaines.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome III. · 第 25 / 342 题