Outre les dames citées au cours de notre étude[236], nous nommerons Mme
Rollin, qui se trouvait en fonctions depuis environ deux ans lors de
l'entrée des Autrichiens, et qui est indiquée comme Parisienne, ainsi
que Mme Dehuitmuid, dans le tableau du personnel rédigé en cette
occasion; vers la fin de 1815, rappelée chez elle pour des affaires de
famille, elle donna sa démission.
Mme Joséphine De Laulnes ou Delaunes, qui figure dans le tableau du
personnel de 1815.
Mme Gabrielle Rendu, fille d'un propriétaire de Gex, qui avait
vingt-quatre ans, lorsqu'elle remplaça la précédente; toutefois, dans
le tableau du personnel de 1822, on la fait naître à Mégrin-Genève.
Mme Maire, de Besançon, qui entra au collège, le 9 avril 1827, à
trente-neuf ans, après avoir été dans l'établissement de Mme Lille (ou
Lilla) Viala, et en sortit le 30 avril 1830.
Mme Negrotti, née à Marseille, était d'une famille gênoise; Mmes
Paccoret, Laracine, Tisserand, institutrices au collège, à l'époque de
la Restauration, étaient toutes trois de Chambéry; Mme Antoinette-Jeanne
Berthollet, entrée le 19 avril 1831, était de Carouge, près Genève.
J'ignore si Mme de l'Orne et Mme Luayon étaient des Françaises de
France.
Garcin (J.-B. ou plutôt Balthazar) professeur de français au collège
depuis l'origine, prit sa retraite en 1830. Le Rapport dans lequel on
l'avait proposé pour cette place, lui attribuait la qualité de prêtre,
de professeur de français au collège de Porta Nuova à Milan et l'âge
d'environ quarante-cinq ans. Il eut pour successeur Salvatore Torretti,
de Gênes, qui avait étudié à Paris, et qui, en 1830, avait
cinquante-deux ans; Torretti employa dans son cours une grammaire de sa
composition (Voir sur toutes ces personnes, les divers cartons relatifs
au collège des jeunes filles de Milan, dans les Archives de l'État de
cette ville).