Giann. hist. Nap. l. 2, c. 8, § 1.]

Ceux qui avaient renoncé au commerce des hommes, pour servir Dieu

dans la retraite, commençaient à s'écarter de leur institut. Ils

fréquentaient les villes, ils y portaient cette âpreté de caractère

qui s'acquiert aisément dans la solitude, ils se mêlaient des affaires

civiles et ecclésiastiques, ils troublaient même quelquefois l'ordre

de la justice, en employant la violence pour sauver les accusés.

Quelques-uns échauffaient les esprits par des disputes publiques

sur les points de foi; leur zèle contre l'idolâtrie n'était pas

toujours réglé par la charité et par la prudence. L'empereur, sur les

représentations des magistrats, leur défendit l'entrée des villes, et

leur enjoignit de se tenir dans leurs retraites[780]. Mais deux ans

après, il céda sans doute à d'autres sollicitations, et leur rendit

leur première liberté[781].

[Note 780: Ce fut par une loi donnée à Milan, le 3 septembre

390.--S.-M.]

[Note 781: Cette nouvelle loi est du 17 avril 392.--S.-M.]

[Note latérale: XLIII.

Obélisque et statue de Théodose à Constantinople.

Marcel. chr.

Prosp. chron.

Grut. inscr. 185, nº 6, 7.

Anthol. l. 4, c. 16.

Busbeq ep. 1.

Spon, voyage t. 1, p. 137.

Ducange, Constantinople, l. 1, p. 71, l. 2, p. 105.

Banduri, Imp. Orient. t. 1, p. 11, t. 2, p. 612.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 361 / 388 题