Ruf. l. 12, c. 18.]

Théodose donna cette année deux exemples également illustres: l'un des

terribles excès auxquels la colère peut emporter les meilleurs princes,

lorsqu'ils ne prennent conseil que de leurs adulateurs; l'autre du

généreux repentir que peut exciter dans leur ame un zèle salutaire.

Thessalonique, capitale de l'Illyrie, était devenue une ville des plus

grandes et des plus peuplées de l'empire. La licence s'y était accrue

dans la même proportion que l'opulence et le nombre des habitants.

Le peuple était passionné pour les spectacles; il chérissait, il

estimait même ces vils ministres des divertissements publics, qui sont

la peste des mœurs, parce qu'ils ne peuvent se faire des partisans,

sans diminuer l'horreur des vices dont ils sont infectés. Bothéric

commandait les troupes en Illyrie. Son échanson se plaignit à lui des

poursuites criminelles d'un cocher du cirque, embrasé d'une passion

brutale. Bothéric fit mettre en prison cet infame séducteur. Comme le

jour des courses du cirque approchait, le peuple, qui croyait ce cocher

nécessaire à ses plaisirs, vint demander son élargissement. Sur le

refus du commandant, il se mutina. La sédition fut violente; plusieurs

magistrats y perdirent la vie, et Bothéric fut assommé à coups de

pierre.

[Note latérale: XXXIV.

Rufin excite Théodose à la vengeance.

Theod. l. 5, c. 17.

Soz. l. 7, c. 25.

Paulin. vit. Ambros. § 24.

Aug. de civ. l. 5, c. 26, t. 7, p. 142.

Ambr. ep. 51, 52, t. 2, p. 997 et 1001.

Claud. in Ruf. l. 1.

Philost. l. 11, c. 3.

Symm. l. 3, ep. 81 et seq.

Zos. l. 4, c. 51.

Suid. Ρουφῖνος.

Hier. ep. 60, t. 1, p. 342.

Till. vie de S. Ambr. art. 57.

Idem. Theod. art. 23 et not. 43.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 352 / 388 题