Oros. l. 7, c. 35.]

Maxime n'avait pas eu le courage de se trouver en personne à l'une ni

à l'autre bataille: il s'était tenu à quelque distance de ses armées.

A la nouvelle de la double victoire de Théodose, il prit la fuite

sans tenir de route certaine: détesté des vaincus, poursuivi par les

vainqueurs, déchiré au dedans par les remords de son crime, il ne

voyait nulle retraite assurée. Conduit par la crainte, le guide le plus

infidèle, il alla se jeter dans Aquilée; c'était se renfermer lui-même

dans une prison, pour y attendre le supplice. La ville n'était pas en

état de tenir contre une armée victorieuse. Théodose marchait avec

ses troupes légères; lorsqu'il approchait d'Émona[656], qui venait

de ressentir tous les maux d'un long siége, les habitants sortirent

au-devant de lui avec les démonstrations de la joie la plus vive.

Les sénateurs vêtus d'habits blancs, les prêtres païens, couverts de

leurs plus riches ornements, étaient suivis de tout le peuple, qui

faisait retentir l'air de chants de victoire. L'entrée du prince fut

un triomphe. Les portes étaient ornées de fleurs, les rues de riches

tapis: partout brillaient des flambeaux allumés; une multitude de

tout sexe et de tout âge s'empressait autour du vainqueur; tous le

félicitaient et priaient le ciel de couronner ses succès par la mort du

tyran.

[Note 656: Pacatus donne, c. 37, à cette ville le surnom de

_Pia_, à cause de la fidélité qu'elle avait montrée envers le jeune

Valentinien.--S.-M.]

[Note latérale: LXI.

Mort de Maxime.

Pacat. c. 43, 44 et 45.

Claud. in 4º. Consul. Honor.

Oros. l. 7, c. 35.

Auson. in Aquileia.

Vict. epit. p. 232.

Zos. l. 4, c. 46 et 47.

Socr. l. 5, c. 14.

Philost. l. 10. c. 8.

Prosp. chr.

Idat. chr. et fast.

[Greg. Tur. l. 2, c. 9.]

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 306 / 388 题