Theod. l. 5, c. 15.]

Au sortir du conseil, Théodose tira Valentinien à l'écart, et l'ayant

tendrement embrassé: «Mon fils, lui dit-il, ce n'est pas la multitude

des soldats, c'est la protection divine qui donne les succès dans la

guerre. Lisez nos histoires depuis Constantin: vous y verrez souvent

le nombre et la force du côté des infidèles, et la victoire du côté

des princes religieux. C'est ainsi que ce pieux empereur a terrassé

Licinius, et que votre père s'est rendu invincible. Valens votre oncle

attaquait Dieu; il avait proscrit les évêques orthodoxes; il avait

versé le sang des saints. Dieu a rassemblé contre lui une nuée de

barbares; il a choisi les Goths pour exécuteurs de ses vengeances;

Valens a péri dans les flammes. Votre ennemi a sur vous l'avantage de

suivre la vraie doctrine: c'est votre infidélité qui le rend heureux.

Si nous abandonnons le fils de Dieu, quel chef, malheureux déserteurs,

quel défenseur aurons-nous dans les batailles?» Dieu parlait au cœur

de Valentinien en même temps que la voix de Théodose frappait ses

oreilles. Fondant en larmes, le jeune prince abjura son erreur, et

protesta qu'il serait toute sa vie inviolablement attaché à la foi de

son père et de son bienfaiteur. Théodose le consola; il lui promit le

secours du ciel et celui de ses armes. Valentinien fut fidèle à sa

parole; il rompit, dès ce moment, tous les engagements qu'il avait

contractés avec les Ariens; il embrassa sincèrement la foi de l'Église;

et sa mère Justine, qui mourut l'année suivante, toujours obstinée dans

son erreur, n'osa même entreprendre d'effacer les heureuses impressions

des paroles de Théodose.

[Note latérale: L.

Succès de Maxime.

Ambr. ep. 40, t. 2, p. 946.

Pacat. c. 37. 38.

Symm. l. 2, ep. 31.

Socr. l. 5, c. 12.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 294 / 388 题