Liban. or. 20, t. 2, p. 517; 21, p. 530.]

Le lendemain ils firent comparaître tous ceux qui composaient le

conseil de la ville. Ils écoutèrent et les accusations formées contre

eux, et leurs réponses. L'humanité des juges adoucissait autant qu'il

leur était permis, la sévérité de leur ministère: ils n'employaient

ni soldats ni licteurs pour imposer silence; ils permettaient aux

accusés de plaindre leur sort, de verser des pleurs; ils en versaient

eux-mêmes; mais ils ne leur laissaient espérer aucune grace; ils

paraissaient à la fois compatissants et inflexibles. Sur la fin du

jour ils firent renfermer tous ceux qui étaient convaincus, dans une

grande enceinte de murailles, sans toit et sans aucune retraite qui pût

les garantir des injures de l'air. C'étaient les personnes les plus

considérables d'Antioche par leur naissance, par leurs emplois et par

leurs richesses. Toutes les familles nobles prirent le deuil; la ville

perdait avec eux tout ce qu'elle avait d'éclat et de splendeur.

[Note latérale: XXXIV.

Courage des moines.

Chrysost. Hom. 17, c. 1 et 2, hom. 18, c. 4.

Liban. or. 21, t. 2. p. 531.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 279 / 388 题