Greg. Naz. ep. 123, t. 1, p. 857.]

En effet, les deux commissaires n'étaient pas de ces courtisans vils

et mercenaires qui, livrés sans réserve à la passion de leur maître,

vont aussi vite que son caprice, et lui préparent d'inutiles repentirs.

C'étaient des hommes prudents et vertueux. Hellébichus était même uni

d'amitié avec saint Grégoire de Nazianze; et c'est une louange pour

Théodose d'avoir choisi dans sa colère, deux ministres propres, non

pas à la servir aveuglément, mais à la diriger et à la retenir dans

les bornes d'une exacte justice. Ils apprirent en arrivant que les

magistrats les avaient prévenus, et que la sédition était déja punie

par des exemples assez rigoureux. Cependant, par les ordres du prince,

ils se voyaient réduits à la triste nécessité de rouvrir les plaies

récentes de cette malheureuse ville, et d'en faire encore couler du

sang. Ils signifièrent d'abord la révocation de tous les priviléges

d'Antioche.

[Note latérale: XXXIII.

Informations nouvelles.

Chrysost. Hom. 17, c. 1 et 2; hom. 18, c. 1 et 4.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 278 / 388 题