Liban. or. 13, t. 2, p. 407, 20. p. 517, 21, p. 529.]

Hellébichus et Césarius étant partis avec ces ordres rigoureux,

rencontrèrent Flavien et redoublèrent sa douleur. Il continua sa

route avec plus d'empressement pour obtenir quelque grace. Les deux

commissaires se hâtèrent d'arriver en Syrie. La renommée qui les

devança, renouvela la terreur dans Antioche. On publiait qu'ils

venaient à la tête d'une troupe de soldats qui ne respiraient que le

sang et le pillage. Les habitants prononçaient eux-mêmes leur propre

sentence: _On égorgera le sénat; on détruira la ville de fond en

comble; on la réduira en cendres avec son peuple; on y fera passer

la charrue; et, pour éteindre notre race, on poursuivra le fer et le

feu à la main, jusque dans les montagnes et les déserts, ceux qui

y chercheront une retraite._ On attendait en tremblant le moment

de leur arrivée. On se disposait de nouveau à prendre la fuite.

Le gouverneur, qui était païen, vint à l'église, où une multitude

innombrable s'était assemblée, comme dans un asile; il y parla au

peuple, et s'efforça de le rassurer. Lorsqu'il se fut retiré, saint

Jean Chrysostôme fit reproche aux chrétiens d'avoir eu besoin d'une

voix étrangère pour affermir des cœurs que la confiance en Dieu devait

rendre inébranlables. Enfin, ceux qui connaissaient le caractère des

deux officiers, vinrent à bout de calmer ces alarmes. On commença de

se persuader que le prince ne voulait pas ruiner Antioche, puisqu'il

confiait sa vengeance à deux ministres si équitables et si modérés.

A leur approche, une foule de peuple sortit au-devant d'eux, et les

conduisit à leur demeure avec des acclamations mêlées de prières et de

larmes. C'était le soir du 29 de mars.

[Note latérale: XXXII.

Conduite qu'ils y tiennent.

Chrysost. Hom. 17, c. 2, hom 18, c. 1 et 4.

Liban. or. 12, t. 2, p. 398, 20, p. 517, 21, 529 et seq.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 277 / 388 题