Lib. de vita, t. 2, p. 75, et or. 12, p. 401; 21, p. 528.]

La nuit se passe dans de mortelles inquiétudes: elle ne présente à

leur esprit que des gibets, des feux, des échafauds. La plupart se

déterminent à quitter leur patrie, qui ne leur paraît plus qu'un vaste

sépulcre. Les riches cachent et enfouissent leurs richesses. Chacun

se tient heureux de sauver sa vie. Dès le point du jour, les rues sont

remplies d'hommes, de femmes, d'enfants, de vieillards qui fuient

la colère du prince comme un incendie. Les magistrats, incertains

du sort de la ville, n'osent les retenir; à peine peuvent-ils à

force de menaces, arrêter les sénateurs qui se préparaient eux-mêmes

à déserter Antioche. Les autres sortent en foule et se dispersent

sur les montagnes et dans les forêts. Plusieurs sont massacrés

par les brigands, qui profitent de cette alarme pour infester les

campagnes voisines; et l'Oronte rapporte tous les jours dans la ville

quelques-uns des cadavres de ces malheureux fugitifs.

[Note latérale: XXV.

Interrogatoires.

Chrysost. H. 3, c. 6, 7; hom. 5, c. 3; hom. 6, c. 5; hom. 8, c. 4; h.

13, c. 1, 2.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 271 / 388 题