Théod. l. 5, c. 19.]

Mais ce calme n'avait rien que de sombre et de lugubre. Après cet accès

de frénésie, les habitants abattus, consternés, ne se reconnaissaient

qu'avec horreur. La honte, les remords, la crainte tenaient tous

les cœurs accablés. La vue des courriers qui partent pour informer

l'empereur, leur annonce déja leur condamnation. Les innocents et les

coupables attendent également la mort; mais personne ne veut être

coupable; ils s'accusent les uns les autres. Les païens, qui n'étaient

pas plus criminels que les chrétiens, tremblent qu'on ne leur impute

tout le désordre. Tous renfermés avec leurs familles qui fondent en

larmes, déplorent le sort de leurs femmes et de leurs enfants; ils

se pleurent eux-mêmes. Partout règne une affreuse solitude. On voit

seulement errer çà et là dans les places et dans les rues des troupes

d'archers, traînant aux prisons des malheureux qu'ils ont arrachés de

leurs maisons.

[Note latérale: XXIV.

Ils prennent la fuite.

Chrysost. Hom. 2, c. 1, 2, et 5. H. 3, c. 1, 5, 6. H. 5, c. 5, 6. H.

13, c. 1.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 270 / 388 题