Soz. l. 7, c. 23.]

Tout ce qu'il y avait d'étrangers, de misérables, d'esclaves, grossit

la foule des séditieux. Ce mélange confus ne connaît plus ni prince, ni

magistrats, ni patrie. A la vue des portraits de l'empereur, qui était

peint en plusieurs endroits de la ville, la rage s'allume; on l'insulte

de paroles et à coups de pierres; et comme s'il respirait encore plus

sensiblement dans les ouvrages de bronze, on va attaquer ses statues:

on n'épargne pas celles de Flaccilla, d'Arcadius, d'Honorius, ni la

statue équestre de Théodose le père. On attache des cordes à leur col;

chacun s'empresse de prêter son bras à ce ministère de fureur: on

les arrache de leur base; on les brise en morceaux en les chargeant

d'opprobres et d'imprécations; on en abandonne les débris aux enfants

qui les traînent par les rues de la ville.

[Note latérale: XXI.

Fin de la sédition.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 267 / 388 题