Liban. or. 12, t. 2, p. 393 et 394; 13, p. 406; 20, p. 516; 21, p. 526.]

Le gouverneur fait de vains efforts pour les apaiser. Ils sortent

de la salle et courent comme des forcenés sous le portique; là,

redoublant leurs cris en se dépouillant de leurs robes, ils appellent

les citoyens; ils leur exagèrent le sujet de leur alarme. On accourt de

toutes parts; bientôt un peuple innombrable les environne: la fureur

se communique plus promptement que leurs paroles; la plupart ignorent

encore la cause du tumulte et frémissent déja de colère. Tout-à-coup

sans aucun commandement il se fait un grand silence; cette immense

populace demeure calme et immobile, ainsi que la mer aux approches

d'un violent orage; et un moment après, poussant des cris furieux,

et se divisant en plusieurs troupes comme en autant de vagues, les

uns se jettent dans les thermes voisins; ils renversent, ils brisent,

ils détruisent et les vases et les ornements; d'autres courent à la

maison de l'évêque Flavien, et ne l'ayant pas trouvé, ils reviennent

à la salle du conseil, d'où le gouverneur n'avait encore osé sortir:

ils tâchent d'en enfoncer les portes, et menacent de le massacrer,

ce qui n'était pas sans exemple à Antioche. N'ayant pu réussir, ils

se dispersent en criant: _Tout est perdu: la ville est abymée; une

imposition cruelle a détruit Antioche_.

[Note latérale: XX.

On abat les statues de la famille impériale.

Chrysost. hom. 2, c. 3; hom. 3, c. 1; hom. 5, c. 3; hom. 6, c. 1; hom.

17, c. 2.

Liban. de vita, t. 2, p. 75, et or. 12, p. 395; 13, p. 407; 20, p. 516;

21, p. 527.

Zos. l. 4, c. 41.

Theod. l. 5, c. 19.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 266 / 388 题