Till. Priscill. art. 18.]

La mort de cet hérétique montra dès lors quel effet devaient produire

dans toute la suite des temps ces procédés inhumains. Loin d'éteindre

l'hérésie, elle la répandit et l'accrédita. La Galice surtout en fut

pour long-temps infectée. Ceux qui avaient écouté Priscillien comme

un prophète, le révérèrent comme un martyr[618]. Son corps et ceux

de ses adhérents mis à mort avec lui furent transportés en Espagne;

on les honora de magnifiques funérailles. On jurait par le nom de

Priscillien[619]. Le fanatisme devint plus vif et la discorde plus

opiniâtre. Ses sectateurs furent condamnés l'an 400 par le concile

de Tolède. Malgré tous ces anathèmes, malgré les lois accablantes

d'Honorius et de Théodose le jeune, cette pernicieuse doctrine se

soutint jusqu'au milieu du sixième siècle.

[Note 618: _Qui eum prius ut sanctum honoraverant, postea ut

martyrem colere cœperunt._ Sulp. Sev. l. 2, c. 66.--S.-M.]

[Note 619: _Quin et jurare per Priscillianum, summa religio

putabatur._ Sulp. Sev. l. 2, c. 66.--S.-M.]

[Note latérale: L.

Consuls.

Idat. fast.

Pacat. paneg. § 29.

Aug. conf. l. 6, c. 6, t. 1, p. 123, et adv. Petil. l. 3, c. 15, t. 9,

p. 311.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 234 / 388 题