Till. Priscill. art. 10, 11, 12 et 13.]

Cette lettre ne fit pas sur le pape l'impression que Maxime avait

espérée. Sirice blâma la rigueur employée contre les Priscillianistes,

et les plus saints prélats de l'Occident furent du même avis. Jamais

hérétiques n'avaient été plus dignes de punition; ils renouvelaient

toutes les abominations de ces sectes hypocrites et voluptueuses qui

avaient enveloppé sous de ténébreux mystères la débauche la plus

effrénée; mais l'église, en poursuivant l'hérésie, avait toujours

épargné la personne des hérétiques; elle ne connaissait d'autres

armes que ses anathèmes, et cette mère tendre, priant sans cesse pour

ses enfants égarés, demandait à Dieu, non pas leur mort, mais leur

conversion. L'acharnement de ces évêques les déshonora aux yeux de

toute l'église. Quoiqu'ils eussent été déclarés innocents dans un

synode tenu à Trèves par leurs partisans, le concile de Milan en 390,

et celui de Turin en 401, les condamnèrent. Idatius, qui était le moins

coupable, se démit volontairement de l'épiscopat, et perdit ensuite

le mérite de cette action par les efforts qu'il fit pour y rentrer.

Ithacius fut excommunié, et mourut en exil.

[Note latérale: XLVIII.

S. Martin se sépare de communion d'avec les Ithaciens.

Sulp. Sev. dial. 3, art. 15.

S. Ambr. ep. 24, t. 2, p. 891.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 232 / 388 题