Le pape Damase mourut le 10 ou le 11 décembre de cette année, ayant
gouverné avec sagesse pendant dix-huit ans et environ deux mois. Onze
jours après, Sirice fut élu en sa place. Ursinus renouvela en vain
ses prétentions sur le siége de Rome; il fut rejeté par le peuple, et
Valentinien soutint l'élection de Sirice par un rescrit du 23 février
de l'année suivante. Le premier soin du nouveau pape fut de sonder
les dispositions de Maxime. Les intelligences qu'on le soupçonnait
d'entretenir avec les païens d'Italie, donnaient à l'église de justes
alarmes. Sirice lui écrivit donc pour l'exhorter à demeurer fidèle à la
religion qu'il avait jusqu'alors professée. Maxime, dans sa réponse,
lui proteste d'un attachement inviolable à la doctrine catholique; il
la maintint en effet; mais en tyran et avec une cruauté qui arracha des
larmes à l'église même dont il prenait la défense.
[Note latérale: XXXIX.
Commencement du priscillianisme.
Sulp. Sev. hist. l. 2. c. 61 et 62.
Prosp. Chr.
Hier. in Isai. c. 64, t. 4. p. 761.
Isid. de viris illustr.
Baron. an. 381.
Pagi ad Baron.