Théodose ne poursuivait que les erreurs capables de troubler l'ordre
public. Il épargnait ces sectes pacifiques qui rampaient dans
l'obscurité et le silence. C'est pour cette raison qu'il faisait grâce
aux Novatiens. Les Lucifériens surprirent même sa bonté naturelle.
Se plaignant d'être persécutés, parce qu'ils n'avaient pas assez de
force pour être persécuteurs, deux de leurs prêtres, Marcellinus et
Faustinus, lui présentèrent une requête. Ils imputaient faussement
aux catholiques les violences les plus outrées. Le ton de piété, que
l'hypocrisie emprunte aisément, trompa Théodose. Il les reçut comme
des orthodoxes injustement outragés: il se déclara leur protecteur
par un rescrit dans lequel il traite d'hérétiques leurs adversaires,
reconnaissant néanmoins que c'est aux évêques qu'il appartient de
décider les questions qui concernent la foi.
[Note latérale: XVII.
Ambassade des Perses.
Pacat. paneg. § 22.
Liban. or. 14, t. 3, p. 403, or. 15, p. 419.
Themist. or. 16, p. 222.
Claud. de nupt. Honor. v. 240 et seq.
Vict. epit. p. 232.
Idat. Fast. et Chron.
Marcel. chr.
Oros. l. 7, c. 34.
Socr. l. 5, c. 12.
Agath. l. 4, p. 136.
Pet. Patric. in exc. leg.
Cod. Th. l. 12, tit. 13, leg. 6. et ibi God.
Chron. Alex. p. 304.
Hard. not. ad Themist. p. 484.
Cellar. geog. ant. l. 3. c. 15, art. 2.