Soz. l. 7, c. 25. Till. vie de S. Ambr. art. 28.]

L'évêque de Milan, où Gratien faisait alors sa résidence la plus

ordinaire, profitait de la bonté naturelle de l'empereur, pour le

porter à des actions de clémence. Mais plusieurs officiers du palais,

qui ne cherchaient qu'à perdre leurs ennemis ou leurs rivaux, tâchaient

d'éloigner de l'oreille du prince un prélat si opposé à leurs projets

violents ou injustes. Un magistrat s'était échappé en discours

injurieux contre l'empereur; il en fut convaincu et condamné à mort.

Comme on le conduisait au supplice, Ambroise accourut au palais pour

intercéder en sa faveur. Les ennemis que cet infortuné avait à la

cour, ayant bien prévu cette sollicitation, avaient engagé le prince à

une partie de chasse dans son parc: et lorsque Ambroise vint demander

audience, on lui répondit que l'empereur était à la chasse, et qu'il

n'était permis à personne d'aller troubler ses plaisirs. L'évêque

feignit de se retirer; mais il trouva moyen de s'introduire secrètement

par une autre porte avec les valets qui menaient les chiens. Alors

s'étant présenté à Gratien, il se fit écouter malgré les contradictions

des courtisans, et ne quitta le prince qu'après avoir obtenu la grâce

du coupable.

[Note latérale: XLIII.

Gratien travaille à la destruction de l'idolâtrie.

Ambr. ep. 17, t. 2, p. 824 et 829.

Cod. Th. l. 16, tit. 10, leg. 20.

Zos. l. 4, c. 36.

Till. Grat. art. 14.

Vie de S. Damase, art. 13.

Vie de S. Ambr. art. 33.

Histoire du Bas-Empire. Tome 04 · 第 177 / 388 题